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Revue de Presse / Mali : 3000 faux enseignants et plus de 5000 élèves fictifs détectés

Des élèves fictifs décelés au Mali. C’est avec cette scabreuse information que nous ouvrons notre revue de presse de ce mercredi 16 mai 2018. L’Agence Ivoirienne de Presse (AIP) nous rapporte qu’ils sont au total 5000 apprenants imaginaires  constatés. Le portail Mali Actu, plus proche des faits, signale qu’ils sont plus de 5000 apprenants à avoir des noms qui n’existent nulle part.

 

Des promoteurs d’écoles, en complicité avec des cadres du Ministère de l’éducation, gonflent l’effectif de leurs écoliers dans l’espoir de s’offrir de grosses subventions liées aux cantines scolaires, regrette Africain Info. Mali Actu l’appuie et souligne que la forfaiture est décelée grâce aux enquêteurs diligentés par le Ministre Housseini Amion Guindo. Selon les propos de ce dernier, rapportés par mes confrères de Mali Actu, l’Etat investit plus de trois (03) milliards de francs CFA dans les cantines scolaires. Mais pas un seul n’est fonctionnel. Il fallait donc chercher la source de ce dysfonctionnement.  

Les recherches du Ministre sont allées au-delà du scandale des cantines scolaires. Il est également constaté, à en croire l’Agence Ivoirienne de Presse, près de 3000 enseignants détenteurs de faux diplômes. Des faux enseignants sans aucun doute, croit savoir Africain Info qui précise que la majorité, au nombre de ces derniers, est entrée dans la fonction publique en 2016.

Du Mali, rendons-nous au Bénin où le monde scolaire est en train d’égrener la deuxième semaine des cours après le dégel total de la crise qui aura secoué le secteur de l’éducation pendant environ trois mois. Après le réaménagement du calendrier,   place aux stratégies à mettre en œuvre pour terminer les programmes dans les différentes classes.

A ce sujet, les Inspecteurs et Conseillers Pédagogiques, après avoir organisé la semaine écoulée dans tout le Bénin des animations pédagogiques exceptionnelles, ont  rendu publics des plans schématiques devant faciliter la tenue des classes aux professeurs pour le reste du temps scolaire. Lesdits plans sont élaborés par discipline et permettront aux enseignants d’achever professionnellement les programmes, notamment dans les classes d’examen.

Le maître mot désormais dans les établissements, révèle Educ’Action est : « donner l’essentiel et rapidement ». Les professeurs se démerdent sans doute pour donner le meilleur d’eux en peu de temps. Cependant, les apprenants sont craintifs, remarque Educ’Action. Selon le journal spécialisé en éducation en Afrique, les apprenants évoquent plusieurs problèmes dont  une injustice pédagogique.

Au micro de Educ’Action, l’un d’eux se prononce en ces termes : « durant la période des grèves, les enseignants militants et syndicalistes nous invitaient à rester à la maison. Pendant ce temps, d’autres élèves venaient suivre les cours des enseignants vacataires qui leur faisaient des interrogations. Ainsi, les absents écopent de la note zéro qui est prise en compte par certains enseignants pour le calcul des moyennes du second devoir du premier semestre. Il y a aussi d’autres professeurs qui ont donné des notes de participation, d’autres encore ont corrigé les cahiers de cours pendant que certains élèves sont absents à cause des grèves ; ce qui ne nous avantage pas ».

Dans l’un ou l’autre cas, les examens de fin d’année auront lieu. Mais le journal de Ulrich Vital Ahotondji soulève de probables difficultés. En ces temps de pluie, fait savoir Educ’Action, des risques d’inondation pèsent sur plusieurs établissements retenus comme centres de composition des examens. Vous pouvez lire l’article qui porte la signature de Serge David Zouèmè, à la page 4 de la parution du mardi 15 mai 2018.

Fin de cette revue de presse, je vous retrouve mercredi prochain.

Esckil AGBO