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Revue de Presse : Des écoles africaines retrouvent le calme

Enfin, le calme  dans  le système éducatif !  Plusieurs écoles africaines retrouvent le calme après des mois de grève.

 

Afrique Midi écrit qu’au Sénégal, le gouvernement et les syndicalistes parlent enfin le même langage. Le Président Macky Sall reçoit les syndicats d’enseignants et règle le problème de l’éducation, crie Dakar Actu. Il a satisfait presque toutes les revendications des syndicalistes, croit savoir le site web Senegal Actu. Afrique Midi est également témoin de la rencontre et précise que le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement de procéder à l’inscription progressive des ressources budgétaires nécessaires à la résorption des sommes dues aux enseignants depuis plus d’une décennie, lesquelles sont relatives aux évolutions de leur carrière.

Il a aussi décidé, complète Dakar Actu, d’une revalorisation significative de l’indemnité de logement allouée aux enseignants, soit 15.000 Francs CFA à compter d’octobre 2018, 10.000 Francs CFA à compter de janvier 2019, et 15.000 Francs CFA à compter de janvier 2020. Ces mesures exceptionnelles en faveur des enseignants, portent l’indemnité de logement de 60.000 Francs CFA actuellement, à 100.000 Francs CFA par mois et par enseignant.

Au-delà de ces mesures, le Président Macky Sall, témoigne Senegal Actu, a annoncé une nouvelle réunion entre le gouvernement et les partenaires sociaux pour signer un protocole dont le suivi à bonne date sera assuré par son Premier Ministre qui lui rendrait périodiquement compte.

Ce sont des mesures qui garantissent la réconciliation entre le gouvernement sénégalais et les syndicats des enseignants, analyse Afrique Midi. L’école s’ouvre à nouveau aux apprenants du Sénégal, publie Educ’Action. Pour ce média, le seul spécialisé en éducation au Bénin, et couvrant le secteur en Afrique et dans le monde, après le fiel éducatif, maintenant le miel éducatif et pour cause, les différents acteurs de l’école, précédemment en opposition au Sénégal, ont sonné le glas du débrayage, favorisant ainsi la reprise des activités académiques dans le système éducatif du pays et ceci après quatre mois de grève par les professeurs.

L’école, elle a  également rouvert  ses portes au Bénin. Fin de la tempête dans le secteur de l’éducation, lance La Nouvelle Tribune.Le spectre d’année blanche qui planait depuis plusieurs mois sur l’année scolaire 2017-2018 est définitivement écarté, se réjouit le journal. L’année scolaire 2017-2018 sera  bel et bien validée, applaudissent les quotidiens Point.Média, La Priorité et  Les Pharaons. Le calendrier scolaire est réaménagé et  les nouvelles dates des examens  sont désormais   fixées, ajoute Educ’Action. Apprenants et enseignants ont effectivement repris le chemin de l’école, confirme le journal spécialisé en éducation.

C’est une reprise sans satisfaction des revendications des enseignants, se désole La Nouvelle Tribune. Contrairement à leurs collègues sénégalais, les enseignants béninois en grève depuis trois mois, n’ont pas été satisfaits avant de  déposer les armes.

La suspension «  vient de la volonté des enseignants d’œuvrer pour le bien de l’école publique », justifient  certains responsables syndicaux au micro de mes confrères de  La Nouvelle Tribune.

Dans tous les cas, l’année est sauvée et rallongée. Les apprenants des établissements privés, n’ayant pas observé la grève, sont partagés entre fatigue et envie de réussir. Quant à leurs parents, ils font face aux surcoûts créés par cette rallonge, nous rapporte Educ’Action dans un spécial dossier qu’il a fait sur le réaménagement du calendrier scolaire.

Selon les auteurs de l’article, Serge David ZOUEME et Rolande MEYA, ce sacrifice n’épargne pas les promoteurs desdits établissements.  Ils devront consentir un sur-effort jusqu’au 31 juillet, date du démarrage des grandes vacances au Bénin.

Fin de cette revue de presse, je vous retrouve le mercredi prochain.

Esckil AGBO