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Une reprise sur fond de brouille entre Front et enseignants

Brouille entre le Front des syndicats de l’éducation et sa base au sujet de la suspension des grèves.

Le journal Fraternité nous annonce une reprise générale des cours suite à la suspension, mardi dernier, des mouvements par le Front. La Priorité précise que 38 syndicats sur les 54 signataires de la motion ont opté pour la réouverture des classes. Alléluia !, s’exclament plusieurs autres journaux qui  croient savoir que l’année scolaire 2017 – 2018 est enfin sauvée. Et ce grâce au concours des partenaires sociaux, ajoute Educ’Action qui revient sur l’émission télévisée des trois ministres de l’éducation, le weekend dernier, dans le cadre de l’an II du Gouvernement.

En revanche, la Nouvelle Tribune et le Béninois libéré constatent une confusion entre le Front et les enseignants. Le premier, en se basant sur les informations qui lui sont parvenues, déduit qu’au lieu d’une porte de sortie, c’est une porte qui se referme sur l’école béninoise.

Quant aux enseignants, ils sont déterminés à poursuivre la grève malgré la décision de suspension par le Front qui vient de poser une nouvelle condition avant tout réaménagement du calendrier scolaire, se désole Point.Média. Et à Educ’Action, journal spécialisé, de nous renseigner sur cette condition : "Le calendrier scolaire sera réaménagé si les défalcations sur salaires sont rétrocédées... ", a déclaré Jean Adadja, porte-parole du Front. Ils menacent de continuer la grève sans le Front, précise la Nouvelle Tribune.

Avec cette détermination, les enseignants risquent de faire augmenter le taux de déscolarisés. Déjà que la ville de Cotonou, à elle seule, héberge 22,2% d’enfants hors école. La désolante nouvelle nous est parvenue grâce à une  enquête de Educ’Action publiée dans sa parution du mardi 24 avril 2018. L’hebdomadaire spécialisé en éducation nous conduit également dans   l’univers ludique  et clame qu’avec «  les jeux, l’enfant développe le côté compétitif ». L’information est sortie au cours d’une interview que la psychopédagogue Agnès Kougbéagbédé a accordé à mon confrère Maurice Sagbohan. Vous pouvez la lire à la page 8 de sa 236ème parution.

Quant à moi, je vous retrouve mercredi prochain pour un nouveau numéro.

Eskil AGBO