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Revue de Presse/ Bénin : Le débrayage se poursuit mais les cours reprennent dans les journaux

La CSA-Bénin, la CGTB et la CSUB lèvent leur motion de grève pour sauver l’année scolaire.  La nouvelle  est tombée le  lundi  09 avril  dernier.  Et les parutions en ont parlé abondamment.

L’Autre Vision  fait savoir que les trois centrales syndicales se retirent de la fronde et invitent les  enseignants à reprendre le chemin de l’école. Même son de cloche chez mes confrères de Fraternité qui titrent : « Dégel de la fronde : Plusieurs centrales syndicales suspendent la grève et montrent le chemin de la paix sociale ». Les cours ont donc repris, croient savoir Les Pharaons,  Le Matin,  Libération et Info Plus.  Pour ces journaux,  enseignants et apprenants ont renoué avec les activités de l’école. Vive la reprise des cours, s’exclame La Priorité.   

Le Matin, Libération, Nouvelle expression   et Info Plus  vont plus loin  dans leur extase et estiment  que la CSA- Bénin, la CGTB et la CSUB ont déjoué le plan de l’opposition.  Ces trois parutions ont sans doute une même source d’inspiration, en ce qui concerne l’actualité relative au débrayage.

Tel n’est pas le cas de Educ’Action. Le journal  spécialisé en éducation  en Afrique n’est pas resté dans les quatre murs de son bureau pour constater une quelconque reprise des cours. Il est allé sur le terrain et sa remarque est toute autre. Les établissements scolaires sont toujours fermés. Et pour cause, lance le journal de Ulrich Vital Ahotondji,  trois autres centrales syndicales poursuivent la grève. Il s’agit de la CSTB, de la COSI- Bénin et de l’UNSTB,  renseigne Point.Média.

 Le Front aussi ne démord pas, vient compléter Educ’Action avant de déduire qu’il y a une confusion autour de la levée ou non de la grève. Ce n’est  pas une confusion mais plutôt le classico des syndicats, nuance  Matin Libre qui a constaté le mot d’ordre du Front  largement suivi.  La Nouvelle Tribune pense que le gouvernement a opté pour la division des syndicats.  Les syndicalistes se mangent le nez, crie La Gazette.

Dans ce cas, c’est la joie des élèves qui  se heurte à la colère des enseignants,  observe La Nation. Quant à leurs parents, ils récusent l’idée d’une année blanche. Ces derniers ont été interrogés par Educ’Action.

De  la grève à l’abandon des classes, il n’y a qu’un seul pas.  Educ’Action s’intéresse cette semaine à la véritable source de la déscolarisation des  apprenants.

De son enquête, on retient que  49,1% des enfants quittent l’école entre le CE1 et le CM1.  Les taux sont répartis comme suit : CE1 : 17,6% ; CE2 : 16,5% et CM1 :15,0%.  En secondaire, poursuit l’auteur de l’article, les abandons interviennent  avant la classe de troisième,  avec un pourcentage évalué à13, 5%.

Si les enfants tournent dos à l’école déjà en CE1, il est évident que le cantines scolaires  ne les  maintiennent pas vraiment à l’école, analyse Educ’Action.  Les vraies sources doivent être cherchées ailleurs. Et ce après de profondes études, avertit le journal.

Fin de cette revue de presse je vous retrouve mercredi prochain pour un nouveau numéro.

Esckil AGBO