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Revue de Presse : L’école béninoise sur la braise !

Le bras de fer entre le gouvernement  béninois et les syndicats de l’éducation n’a pas fini d’égrener ses épisodes. La semaine du lundi 05 mars s’ouvre sur des foyers de tension dans les écoles, lycées, collèges et universités publiques.

 

Grèves et mouvements de protestation dans le secteur de l’éducation : Plusieurs localités du pays en ébullition, écrit Educ’Action en sa manchette du mardi 06 mars 2018.  Apprenants et enseignants prennent d’assaut les rues.

Le gouvernement opte pour l’intimidation et la menace de radiation, les enseignants plus que jamais déterminés, croit savoir  La Nouvelle Tribune.  Ils ont hautement manifesté contre les lettres d’avertissement des ministres Mahugnon Kakpo du Secondaire et Karimou Salimane des enseignements maternel et primaire, informe Educ’Action.  

Avec  certitude, mon confrère  Romuald Logbo de l’Hebdomadaire  béninois spécialisé en éducation  indique que  le virus des manifestations de protestation s’est emparé du département de l’Atlantique le lundi dernier.  « Calavi, Ouidah, Toffo, Kpomassè, Zè, Tori et Sô Ava sont les communes les plus touchées » par la révolte  des  syndicats, rapporte le  journal thématique qui ajoute : « sans satisfaction totale des revendications », les enseignants disent niet à  la réouverture  des classes.

 A Djougou dans le département de la Donga, ce  même lundi 05 mars, poursuit Educ’Action, les cours ont laissé place aux séances d’information et de sensibilisation dans plusieurs  établissements. Même son de cloche dans les autres départements, signale  le journal qui précise  que dans le Mono, précisément à Lokossa, les apprenants ont assiégé la mairie pendant des heures pour réclamer le retour de leurs professeurs dans les classes. L’école béninoise était donc sur des braises ce lundi malgré les ordres des Ministres de tutelle.

Matin Libre, au regard de cette actualité, conclut que les enseignants ridiculisent Mahugnon Kakpo. Le quotidien propose dans sa parution du mardi 06 mars 2018 une analyse de l’Unstb avec des suggestions pertinentes pour une sortie de crise.

Loin de faire des propositions pour mettre fin au débrayage, le Ministre Salimane Karimou attise davantage le feu, remarque Le Béninois Libéré. Le quotidien d’Aboubacar Takou écrit : Interdiction de cumul des responsabilités administrative et syndicale en cette période de grève : Karimou, la morve qui enrhume le processus. Sur le même sujet, Fraternité constate simplement l’interdiction de cumul de postes aux syndicats.

Dans l’un ou l’autre cas, c’est une évidence que le système éducatif du Bénin est fortement paralysé. Des craintes d’une année blanche se dessinent de plus en plus au sein des populations.  Elèves et parents d’élèves  sont inquiets.  Il y a donc  une panique générale qui a pris en otage les secteurs d’enseignement.  Cependant,  «  il n’y a pas encore péril en la demeure », rassure Alexandre Adjinan, Secrétaire Général de l’Intersyndicale des enseignants contractuels du Secondaire au micro de Educ’Action.  L’année peut  être toujours sauvée.  Mais il y a un rubicond à ne pas franchir.  Vous pouvez le découvrir dans le journal Educ’Action du mardi 06 mars 2018 à la page 4.

Quittons le Bénin pour nous rendre au pays de la Tour Eiffel.  Le gouvernement français  s’apprête à fixer l’âge du consentement sexuel à 15 ans, nous apprend Le Monde.  Selon le Parisien, la décision est déjà retenue.  Cette option répond au souhait  de la Secrétaire d’Etat en charge de l’égalité entre  les Hommes et les Femmes, Marlène Schiappa qui  l’avait exprimée dans le projet de loi  contre les violences sexuelles et sexistes.

Celle – ci «  s'est "réjouie" de cette décision réclamée de longue date par les associations de lutte contre les violences faites aux enfants », témoigne France 24.

Fin de cette revue de presse, je vous retrouve mercredi prochain.

Esckil AGBO