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Revue de Presse : Georges Weah compte sur l’éducation pour relancer le Libéria

« L’éducation est la clé, elle est cruciale ».

Ces mots sont du Chef de l’Etat du Libéria, Georges Weah, en visite en France le 20 février 2018. L’ex Star du football élu Président de la République du Libéria en décembre 2017 envisage partir de l’éducation pour relancer le développement de son pays. La télévision parisienne Europe1 applaudit cette vision et l’affiche à sa Une de cette semaine. Afrique Midi partage également les ambitions du footballeur – Chef d’Etat pour l’école de son pays et le cite en ces termes : 

« Nous devons nous assurer que les jeunes vont à l’école (…) encourager les enfants à ne plus traîner dans les rues…Je n’ai pas eu la chance de faire des études mais après ma carrière je suis retourné à l’école car je savais que l’éducation était la clé. Mais beaucoup de mes amis n’ont pas cette chance et je voudrais être celui qui va changer cela ».
La Radio France Internationale (RFI) précise que c’est devant les étudiants au Conservatoire National des Arts et Métiers que le Président Weah a exposé cette vision. L’homme entend mettre l’accent sur la formation professionnelle. Il l’a fait savoir en ces termes relayés par RFI : « Mon projet est donc de développer la formation professionnelle. Il faut penser aux gamins qui restent sur le carreau et à la génération suivante ».
Georges Weah incarne ainsi l’espoir de l’école du Libéria. Au Bénin, l’école va mal. Les espoirs s’effilochent dans l’ex Dahomey. Les écoliers, élèves et étudiants sont toujours dans les rues. Pendant ce temps, les établissements restent fermés et les enseignants, inlassablement en courroux.
De 72 heures, les grèves dans les sous-secteurs des enseignements maternel, primaire et secondaire passent à 96 heures, se désole La Nouvelle Tribune. Pérennité des débrayages en milieu scolaire : La grève passe à 96 heures, écrit Le Potentiel.
Les mouvements seront donc corsés après les congés de détente qui prennent fin le 04 mars. Affirmatif, répond le journal Point.Média qui souligne qu’à partir du mardi 06 mars, les écoles, lycées et collèges seront de nouveau fermés. La nouvelle décision fait suite aux défalcations opérées par le gouvernement sur les salaires des grévistes. Les agents de l’éducation en situation de classe ne démordent pas malgré les mesures radicales de l’Exécutif. L’Autre quotidien pense que le gouvernement, face à la détermination des grévistes se retrouve entre deux options : le bras de fer ou la rétrocession.
En attendant le choix du gouvernement, il faut noter que plusieurs journaux parus ce mercredi 28 février 2018 jugent la mesure de retenue sur salaire pour fait de grève légaliste. Selon La Priorité, Nord Sud quotidien, Les 4Vérités et L’Autre Vision, le gouvernement est respectueux des textes.
En revanche les syndicalistes, notamment Noël Chadaré de COSI- Bénin, Anselme Amoussou de CSA- Bénin et Michel Adjaka de l’UNAMAB y voient une violation des textes de la République. Au-delà, de la violation, c’est une provocation, ont–ils clamé dans plusieurs parutions.
Educ’Action dans ce débat de sourd entre le gouvernement et les syndicalistes s’interroge : Qui pour sauver l’école béninoise ? Le journal spécialisé en éducation, au terme d’une longue analyse de la situation conflictuelle, laquelle prend en otage l’avenir des enfants déduit qu’autorités et syndicalistes contraignent l’école béninoise à la somnolence.
Educ’Action poursuit son chapelet de déceptions et relaie des propos de Mme Mariam Chabi Talata, Directrice de l’Enseignement Secondaire Général (DESG) au sujet des grossesses dans les lycées et collèges. Pour celle- ci, la période des grèves est un champ favorable à ce phénomène.
Lisez l’intégralité de ses propos : « Nous avions constaté que pendant les périodes de grèves perlées, le taux des grossesses s’accroît tout simplement parce que les élèves filles qui ne se retrouvent pas dans les salles de classes et qui sont obligées, à chaque fois, de venir et de rentrer sont tentées et s’adonnent à des pratiques peu recommandables ».
Elle impute ainsi le fort taux de grossesses au débrayage qui paralyse l’école béninoise.

Fâchés, les parents d’élèves mettent en garde les enseignants. Vous pouvez lire la réaction de la Fédération des Associations des Parents d’Elèves dans le journal Fraternité de ce jour.
Fin de cette revue de presse, je vous retrouve le mercredi prochain.

Esckil AGBO