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Revue de Presse : Etudiants béninois et togolais, les proies faciles des policiers

Des étudiants mis aux arrêts sur les campus de Lomé au Togo et d’Abomey – Calavi au Bénin. La nouvelle  est à la Une du journal  Educ’Action de cette semaine.

 Selon la parution,  les Togolais  ont été appréhendés  le mardi 06 février  2018 alors qu’ils se rendaient à une assemblée générale. Ils sont une dizaine dont le Président de la Ligue togolaise  des droits des étudiants, Foly Satchivi, précise la Radio France Internationale (RFI) qui rappelle  que le campus était  secoué depuis des jours par des mouvements de colère. L’arrestation est intervenue, croit savoir  RFI, parce que les étudiants auraient décidé d’en découdre avec les policiers  déployés dans l’enceinte de l’université pour  y maintenir l’ordre.

A Abomey- Calavi, ils sont également une dizaine  à être maitrisés  par la police. Pas pour avoir affronté les hommes en uniforme mais pour fait de grève, écrit La Nouvelle Tribune. Educ’Action appuie et signale que les apprenants de la première université du Bénin ont dégainé  avec une grève de 96 heures, ceci,  pour réclamer de meilleures conditions d’études.

Toujours dans le  registre des débrayages, le  site Benin Web TV  informe que la grève des enseignants des écoles primaires, lycées et collèges passent désormais à 96 heures.  C’est une année blanche  qui s’annonce pour l’école béninoise, se désole le journal. Plusieurs  quotidiens parmi lesquels La Nouvelle Tribune,  L’Evénement Précis, l’Afrique en marche  et Point.Média  sont allés dans le même sens  et font savoir  que ce bras de fer entre l’Exécutif et les enseignants  affaiblit davantage  le rendement des apprenants.

 L’école béninoise est  prise en otage reconnaît Educ’Action. Mais par qui ?   L’Exécutif  ou les syndicalistes, s’interroge le directeur de publication de ce journal Serge David Zouémé. Le système éducatif béninois  n’est pas le seul en  otage.

Celui de la Guinée Conakry  essuie également la colère des enseignants – grévistes avec une cessation  des activités sans service minimum, nous apprend VisionGuinee.info. « La grève est largement  suivie », selon le compte- rendu de  Guineenews.  Et ce malgré les violences enregistrées  lors de la première journée, poursuit  le journal.

En effet, rappelle VisionGuinee.info, la  première journée   du débrayage a connu des affrontements, lesquels ont conduit à la perte de deux jeunes apprenants. Alpha Oumar Diallo, fauché par un véhicule et  Abdoulaye Bah, atteint par balle,  détaille  le site web  en se basant sur les propos  du contrôleur général de la police  guinéenne. Aussitôt, restitue VisionGuinee.info, le  Procureur de la République a ouvert  une enquête pour que lumière soit faite sur cette affaire.

De la Guinée, revenons au Bénin pour  vous  faire part des réalités de  l’univers des cantines scolaires, notamment celles gouvernementales. Dans un dossier que vous pouvez lire sur les pages 4 et 5 de son numéro 226 du mardi 13 février 2018, Educ’ Action  estime  que nourrir  les apprenants  dans les cantines gouvernementales est un véritable de parcours de combattant.

Fin de cette revue de presse, je vous retrouve mercredi prochain

Esckil AGBO