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Revue de Presse : Crainte d’une année blanche au Mali

Nouveau look pour Educ’Action. L’Hebdomadaire béninois spécialisé  en éducation a fait  sa rentrée 2018 le  mardi 16 janvier dans les kiosques. Un nouveau départ sans doute pour  l’équipe de Ulrich Vital Ahotondji. Le journal présente désormais un double contenu. D’abord il laisse lire l’actualité nationale et internationale, ses chroniques, analyses et dossiers sur les pages 2, 3, 4, 5, 6 et 12.   C’est le contenu adulte.

Ensuite  de la page 7 à 11,  une nouvelle proposition : le contenu Jeune.  Il s’agit de la grande innovation.  Celui-ci est charpenté en plusieurs rubriques  fortement  ancrées sur les sujets sensibles de la jeunesse. On peut citer sans être exhaustif,  Dialogue Parents/ Enfants, Droits des enfants ; Education sexuelle ; Potins de collégiens ; Courrier du lecteur ; l’Artiste du  jour et la Gourmandise.

Tout ceci sous un design en couleurs sanctionné d’une offre publicitaire qui défie toute concurrence.

La Radio France Internationale (RFI) n’était pas à la rentrée de Educ’Action.   C’est plutôt le débrayage  en cours dans le secteur  de l’éducation au Mali qui l’intéresse. 

« Au Mali la crainte d’une année blanche  pour les écoliers se fait de plus en plus  sentir », écrit- elle sur son site web, signalant un nouveau préavis  de grève  qu’ont adressé les enseignants  au gouvernement.

Mali Actu confirme l’information et précise que les syndicalistes  ont durci le ton malgré l’adoption le vendredi 12 janvier 2018  par l’Assemblée nationale du statut automne des enseignants.

Mali24 Info explique qu’il s’agit  du  projet de loi portant statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale.  Adopté,  il aurait une incidence financière de 5  milliards 620 millions 005 mille 308 FCFA et permettra d’améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants.

Comme leurs collègues maliens, les enseignants béninois des cours maternel, primaire et secondaire  ont depuis ce mardi 16 janvier 2018 déserté les établissements scolaires.  La presse locale a abondamment relayé le mot  d’ordre des syndicalistes. Exact, constate Educ’Action  qui a écrit qu’au-delà des écoles maternelles et primaire ; des  lycées et collèges publics, les universités aussi sont  fermées. Grève élargie au supérieur : L’intersyndicale des enseignants des universités dans la danse,  annonce, le journal. Bénin WebTV, sur cette même ligne remarque que  les  universitaires ont déserté les amphithéâtres abandonnant étudiantes et étudiants. C’est une grève d’avertissement de soixante- douze heures, croit savoir La Nouvelle Tribune  qui souligne qu’ils sont au total cinq syndicats  de l’intersyndicale  à prendre cette décision au terme d’une assemblée générale tenue le  vendredi  12  janvier 2018. Fermons la page de la grève des enseignants du Bénin pour  évoquer avec Educ’Action la note circulaire de leur  Ministre de tutelle,  Mahugnon Kakpo qui réglemente l’usage des téléphones- portables dans les lycées et collèges  et le comportement vestimentaire des enseignants. Selon les propos du Directeur Adjoint de Cabinet, M. Marcellin Hounwanou, relayés par le journal « les enseignants qui ne respecteraient pas la décision seront sanctionnés ». Celui- ci s’explique : «  Nous sommes conscients que la plupart de nos enseignants s’habillent correctement. Mais  il y a dans nos rangs, certains qui négligent un peu leur image. Ils doivent être de bons modèles pour nos apprenants. Dans la revalorisation de la fonction enseignante, ils doivent bénéficier d’une prime vestimentaire. On ne leur a pas encore accordé cela. Mais on n’a pas besoin de leur donner de l’argent avant d’exiger qu’ils soignent leur image. Il y a des enseignants qui vont en classe avec des tee-shirts de publicité et autres. Ce n’est pas souhaitable. Ensuite, c’est inadmissible que les apprenants et enseignants utilisent leurs téléphones portables. Les portables même éteints, étaient interdits depuis longtemps. Nous avons élargi cette décision aux enseignants, car certains enseignants reçoivent des appels, d’autres sont fréquemment connectés sur les réseaux sociaux lorsque le cours est en cours ».

Terminons cette revue de presse avec une enquête d’Afrique Midi sur l’éducation sexuelle, qui  révèle que 67% d’adolescents de moins de 15 ans ont déjà eu des relations sexuelles. C’est un peu trop tôt et tout ceci est le résultat du manque d’éducation sexuelle dans les familles, les écoles, commente le journal panafricain.

Esckil AGBO