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Revue de presse/ Guinée : Bras de fer autour des salaires des enseignants

Le gouvernement guinéen et les syndicats du secteur de l’éducation sont à couteaux tirés au sujet des salaires des enseignants. En grève depuis le  03 octobre dernier, les enseignants verront leur salaire  gelé,   crie  l’Agence Régionale de Presse (ARP).  Cette mesure a été annoncée par le 1ER Ministre  au cours d’une émission radiophonique, à en croire l’ARP. « Ne seront payés que ceux qui ont travaillé. Et  c’est la loi qui le dit », avertit le chef du gouvernement.

 

Face à ces propos du Ministre, la réplique des syndicalistes ne s’est pas fait attendre.   « Dans aucun article, il n’est mentionné qu’un fonctionnaire qui fait la grève doit voir son salaire gelé », rectifie  Mohamed Bangoura, le Chargé de la communication  du Syndicat libre des enseignants et chercheurs  de Guinée (SLECG) dans les colonnes  de Guinée Matin.  Le premier responsable de  la formation syndicale a durci également le ton après les menaces du Ministre, à en croire africaguinée.com. Selon les propos d’Aboubacar Soumah, rapportés par ce site web, le gouvernement  est dans des manœuvres dilatoires et tente d’intimider les enseignants grévistes qui sont d’ailleurs appelés à poursuivre les mouvements.

S’ils ne  retournent pas dans les classes, ils seront simplement remplacés alerte africaguinée.com qui s’est entretenu avec le Ministre de l’éducation à ce sujet. « Il n’est pas exclu de trouver des suppléants aux enseignants- grévistes », a martelé  le numéro 1   du système éducatif guinéen au cours d’une interview qu’il  a accordée à mes confrères de ce web journal.

Au Bénin, les enseignants  ont repris le chemin des classes depuis le 17 septembre dernier. Bientôt un mois qu’ils se sont mis à la tâche. Mais les établissements  sont toujours sans subventions.  Les  directeurs fonctionnent sur des prêts, signale Educ’Action qui se désole du retard que prend l’appui de l’Etat à l’endroit des écoles publiques.   A travers une spéciale enquête concoctée,  l’hebdomadaire d’Ulrich Vital Ahotondji révèle que ce sont les  lourdes démarches administratives qui pèsent sur lesdites subventions. Et quand elles finiraient par être virées, ce que recevra  chaque établissement, pour une 1re  tranche ne dépasserait pas 25% du montant attendu, souligne Théodore Kakèssou,, comptable de la Circonscription Scolaire Cotonou -Lagune dans les colonnes de Educ’Action.

Du Bénin, rendons- nous au Burkina Faso où des enseignants nouvellement recrutés dans la fonction publique refusent de rejoindre leur poste, nous apprend Le Journal Universitaire. Ces derniers, sans salaire depuis leur entrée  dans la fonction publique ont exprimé leur désolation le 1er octobre dernier à la faveur d’un  sit- in qu’ils ont tenu  au ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, clarifie Burkina24.

Leurs collègues du Programme «   Emploi – Jeunes pour l’Education nationale » étaient également à cette manifestation, a remarqué Le Journal U. De leur côté, ils exigent entre autres  du gouvernement un  statut et une protection sociale.

Fin de cette revue de presse, je vous retrouve mercredi prochain.

Esckil AGBO