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Tchad : Un ring de boxe autour de la rentrée scolaire

 Au Tchad,  les vacances se poursuivent pour les écoliers, élèves et enseignants. Prévu pour le 1er octobre, la rentrée scolaire 2018- 2019 ne s’est plus tenue. Et ce, pour diverses raisons à en croire les média.

 

La  Voix de l’Afrique (VAO) parle d’une grève générale des fonctionnaires qui a compromis la reprise des classes. «  Pas de  rentrée scolaire  au Tchad pour cause de grève »,  lit- on sur le site web de ce groupe de presse.  Africa 24, allant dans ce même sens, constate néanmoins l’effectivité de la rentrée mais dans l’incertitude.   La télévision panafricaine explique que les autorités politico- administratives ont lancé la rentrée mais les élèves n’ont pas débuté les cours.

 C’est une rentrée   scolaire qui a du plomb  dans l’aile,  analyse le  journal tchadien L’Observateur. L’hebdomadaire va plus  loin  et  parle de rentrée fantomatique. Les syndicalistes  maintiennent leur mot d’ordre de grève et  le gouvernement, de  son côté fait un  forcing en lançant  le 1er octobre dernier la rentrée scolaire, détaille  L’Observateur.

Elle est  fictive laissant pantois les élèves et leurs parents. , remarque Salam Info. Ces derniers ont peut – être  lu les propos de l’un des responsables syndicaux dans L’Observateur. « Tant que le gouvernement ne fait pas un geste, personne ne va reprendre avec les activités », clame  celui-ci au micro de mes confrères de cet hebdomadaire.

Le round n’est donc  pas terminé, regrette le quotidien Le Pays. L’équipe du Président Idriss Déby Itno et la  plateforme syndicale revendicative jouent au chat et à la souris à la grande désolation des apprenants, écrit le journal.
  Prenant position pour les enseignants,  le bi- mensuel tchadien,  L’Opinion indique  que la rentrée des classes dépend du Président de la République. Il faut en finir  avec  les multiples rencontres sans décisions concrètes, propose le bi- mensuel, qui a déchiffré six mois de dialogue de sourds entre le gouvernement et les syndicalistes. Un pas en avant et trois en arrière, écrit ce journal, qui  se désole de l’attitude du Chef de l’Et et  de ses collaborateurs.

 Pas de bras de fer entre le  Président Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire et  les enseignants. Celui-ci,  a procédé le mardi 09 octobre dernier à  l’ouverture de la 4ème conférence sur l’éducation en Afrique, dénommée « State of Education in Africa » (SOE 2018), nous apprend l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP). C’est un rendez – vous annuel  qui rassemble des éducateurs et des innovateurs d’Afrique et du monde,  fait savoir le  grossiste de l’information  à Abidjan.  Les participants viennent   discuter   d’approches audacieuses pour améliorer la qualité de l’éducation à tous les niveaux et renforcer la compétitivité et la croissance économique de l’Afrique, complète @bidjan.net qui précise qu’avant  Abidjan,  les villes de New-York, de  Lagos et de Nairobi ont respectivement abrité les 1re, 2ème et 3ème sessions. Cette année,  il y a eu total 256 participants, au nombre desquels, on note des spécialistes en éducation, en droit, en stratégie de développement et bien d’autres, détaille l’Agence Ivoirienne de Presse qui rappelle que les travaux ont duré quarante- huit heures  et  ont focalisé les esprits autour du thème : « Changement de paradigmes: construire les futures compétences et de nouvelles perspectives à travers l’éducation en Afrique. ».


 Quittons  la Côte d’Ivoire pour nous rendre au Bénin où le calme est  revenu entre le  Président Patrice Talon et les étudiants. D’abord, le  Chef de l’Etat prend en charge la formation au Sénégal  en odontostomatologie    de 35 étudiants, nous apprend  Le Béninois libéré. Ensuite,  il  a maintenu la gratuité des inscriptions  dans les universités publiques, se réjouit Le Matin. C’est une preuve, croit savoir ce journal, que  le 1er des Béninois est à l’écoute des étudiants.

Il a également augmenté le budget des universités publiques, constate L’Actualité.  Les trois grandes universités publiques – Abomey- Calvi, Parakou et Kétou  partageront désormais 55 milliards de francs CFA pour l’amélioration de leurs infrastructures, nous renseigne Djakpata

Les  frais des allocations aux étudiants passent à 18 milliards FCFA,  renchérit Le Matinal.

L’Autre Vision conclut que  l’actuel patron de la Marina œuvre pour la révolution  dans l’enseignement supérieur.  Il n’en faut pas plus pour que les étudiants  saluent    ces différentes actions du gouvernement dans le journal Le Soleil  Bénin.

Pendant ce temps, le directeur du CEG 2 de Ouidah est relevé de ses  fonctions,  nous rapporte Educ’Action qui rappelle  qu’avant lui, c’est la directrice du CEG  Zogbo qui a subi le même sort. Point de joie pour eux.

Fin de cette revue de presse, je vous retrouve la semaine prochaine pour un nouveau numéro.

Esckil AGBO