banner ong educaction

Octroi de plus de 425 millions de francs aux victimes des crues | Quelle part pour les sinistrés de l’école ?

Face aux dégâts sans appel de la montée des eaux dans plusieurs communes du Bénin avec une rentrée sous veilleuse par endroits, le gouvernement via le Conseil des ministres du 20 septembre, vient d’instruire son argentier à l’effet de mettre à disposition une enveloppe de plus de 425 millions Francs Cfa pour soulager les sinistrés et victimes des crues.

Quelle part alors pour ces milliers d’apprenants contraints à une rallonge des vacances et dont les écoles et collèges demeurent inaccessibles jusque-là ?

Quelques centaines de millions pour parer au plus presser face aux lourdes conséquences de l’inondation. C’est l’ambition du gouvernement même si cette intention n’est pas totalement exempte de critiques et de polémiques. En effet, l’actualité de l’école renseigne que la rentrée du 18 septembre n’a pas été effective sur l’ensemble du territoire national. Alors que certains apprenants jouissent du bonheur sain de retrouver, sans accros, le chemin des classes, d’autres plus malheureux, sont saisis par la catastrophe des eaux. Ils viennent, malgré eux, d’être gratifiés d’une rallonge des vacances dont la crue en est la principale cause. Selon le bilan dressé par le gouvernement à travers son ministre de l’intérieur, 105 écoles et collèges sont rendus inaccessibles par la montée des eaux dans neuf (09) communes de notre pays (Karimama, Malanville, Zogbodomey, Zagnanado, Ouinhi, Adjohoun, Bonou, Athiémé et Grand-Popo). Ces statistiques très officielles confortent notre dernière publication qu’il y a bien des écoliers et élèves qui n’ont pas effectué la rentrée. A Adjohoun, Dangbo, Bonou et dans les Aguégués, ils sont nombreux à rester sous les draps des géniteurs, oubliant maîtres, cahiers et stylos en pleine rentrée scolaire. On dirait que c’est peut-être leur sort, celui d’avoir naquit dans ces localités fortement touchées par la crue. De l’avis des responsables des sous ordres de l’enseignement : maternel, primaire et secondaire, un autre calendrier scolaire sera concocté spécifiquement pour ces apprenants avec la possibilité de les priver des congés de fêtes et de détente pour des séances de rattrapage. Si tout ceci semble apparemment réfléchi, il importe de s’interroger sur la répartition de l’aide faite aux sinistrés et victimes des communes ayant subi les affres de l’inondation. L’école est un sanctuaire pour l’apprenant et rien ne devrait l’y retrancher même si les eaux, par ces temps qui courent, dictent leur loi dans les écoles et collèges affectés.

Victimes des crues 03

A tout point de vue, on devrait clairement définir des stratégies pour le retour des apprenants dans les écoles à temps à travers une part des ressources totalement dédiée à cette cause. Selon un conseiller pédagogique qui a requis l’anonymat, on peut bien songer à acquérir des barques pour le déplacement des enseignants et apprenants des écoles et collèges actuellement inaccessibles. Il s’agit d’une proposition d’un averti de l’école, qui n’a pas force de décision. D’autres idées dans le sens de soulager ces types d’apprenants, peuvent également germer dans tous les cercles de réflexions pour éviter qu’au Bénin, on finit par instituer à la longue deux types de rentrée scolaire à des dates différentes. Au nombre des mesures de protection civile, en réponse aux inondations de cette année, le gouvernement entend veiller à la reprise des activités pédagogiques, au mieux des cas, dans les zones sinistrées. Il est à espérer qu’une part des 425 millions soit affectée aux sinistrés de l’école, eux qui brûlent d’envie de commencer les classes comme les compairs des autres localités du Bénin.

Serge David ZOUEME

Developed in conjunction with Joomla extensions.

Vidéos

Developed in conjunction with Joomla extensions.