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Expérimentation de la langue anglaise dans les Ecoles Primaires Publiques | Les enseignants menacent de déposer le tablier d’ici le 30 octobre

A peine commencée, l’initiative de l’introduction et de l’expérimentation de la langue anglaise dans les Ecoles Primaires Publiques (EPP) du Bénin tend à avoir du plomb dans l’aile.

Les enseignants expérimentateurs sollicités pour la cause, digèrent mal leurs conditions de travail sur le terrain et menacent de déposer le tablier le tablier si rien n’est fait pour leur donner, sous peu, satisfaction.

30 octobre 2017. Tel est le moratoire concédé par le Collectif des enseignants expérimentateurs de la langue anglaise dans les Ecoles Primaires Publiques du Bénin au gouvernement pour la satisfaction de leurs revendications. Déployés actuellement dans les 216 écoles pilotes des trente-six (36) zones académiques sur l’ensemble du territoire pour conduire l’initiative d’introduction de la langue anglaise dans le sous-secteur du primaire, ils fustigent le traitement à eux réservé par les autorités en charge des Enseignements Maternel et Primaire. Dans une correspondance adressée à ce Département ministériel et dont la rédaction de Educ’Action a reçu une copie, le Collectif des enseignants expérimentateurs de la langue anglaise déplorent, entre autres, la non association des représentants des enseignants expérimentateurs dans la prise de certaines décisions, la non reconnaissance de leurs diplômes universitaires ayant servi à leur sélection et l’éviction de communication avec les enseignants expérimentateurs. Face à ces manquements, il exige des gouvernants : le rapportage pur et simple de l’engagement qui les lie à l’Etat via le ministère, le paiement des frais d’installation aux expérimentateurs déjà déployés sur le terrain, la reconnaissance de leurs diplômes universitaires à travers la création du corps des ‘’Enseignants d’Anglais au Primaire’’ qui fera désormais école dans les Statuts particuliers des enseignants du 1er degré, la mise à disposition de tous les enseignants expérimentateurs déjà engagés sur le terrain de motos en plus de la carburation, la constitution d’un collège de professeurs d’université et de professeurs certifiés du secondaire pour leur encadrement sur le terrain, l’autorisation d’un représentant des enseignants expérimentateurs pour siéger aux sessions du CSDS/MEMP. Ils demandent aussi la mise en branle d’un mécanisme de stage à l’intention des enseignants expérimentateurs pour de bains linguistiques dans des pays anglophones comme le Nigéria, le Ghana, les Etats Unis, etc., l’instauration d’un mécanisme de formations professionnelles des expérimentateurs en anglais pour l’obtention du BAPES, CAPES, dans un idéal d’autonomisation du Primaire vis-à-vis du Secondaire et du Supérieur. Par ailleurs, le Collectif des enseignants expérimentateurs de la langue anglaise exige du gouvernement l’octroi de primes spécifiques de risques inhérents aux déplacements d’école en écoles, une franche collaboration avec les expérimentateurs pour la bonne réussite du projet, et que les Inspecteurs et conseillers pédagogiques de l’enseignement du 1er degré n’ayant pas une bonne maîtrise de la langue anglaise, tant à l’écrit qu’à l’oral, servent simplement d’appui aux professeurs d’Université et professeurs certifiés du Secondaire aussi bien qu’à d’autres personnes ressources ayant la parfaite maîtrise de l’anglais, dans leurs encadrement et suivi sur le terrain. Pour finir, ils demandent que les dix-huit (18) enseignants expérimentateurs qui sont sur la liste d’attente, soient utilisés dans les meilleurs délais. Joint au téléphone, le jeudi 12 octobre 2017, par le journal Educ’Action, Eusèbe Codjo Sossa, l’un des porte-paroles du Collectif actuellement en poste à Bassila, a confié que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, est surtout l’engagement qui les lie à l’Etat qui indique, en substance, que les ‘’enseignants expérimentateurs ne peuvent pas réclamer des droits supplémentaires autre que ceux dont bénéficient déjà les enseignants de façon générale’’. Pour ce dernier, il s’agit là d’une injustice pure et simple vue qu’ils sont appelés à fournir des efforts supplémentaires pour la réussite de ce projet d’apprentissage de la langue anglaise dan les Ecoles Primaires Publiques du Bénin. En cas de non satisfaction de ses revendications jusqu’au plus grand tard le 30 octobre, fin du moratoire, le Collectif menace de déposer le tablier. « Nous allons purement et simplement déposer le tablier pour être renvoyés à nos fonctions antérieures si aucune lueur d’espoir ne se manifeste en notre faveur dans cette innovation et, rendre le Cabinet (MEMP) responsable des conséquences fâcheuses qui en découleraient », a confié à Educ’Action l’enseignant expérimentateur et porte- parole du Collectif, Eusèbe Codjo Sossa.

Serge-David ZOUEME

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