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France : Le niveau des étudiants en Licence donne le tournis aux professeurs

La situation semble bien préoccupante en France. Les étudiants en année de Licence faiblissent, de jour en jour, exposant à la face des universitaires, en l’occurrence leurs professeurs, leurs grandes carences.

Dépassés, les enseignants-chercheurs s’inquiètent devant cette forfaiture intellectuelle des apprenants.

«Je viens de corriger des copies de deuxième année d’histoire et Lettres, je n’ai jamais vu ça, jamais. Un anglais apocalyptique et un français nunuche niveau CE1. J’aimerais exagérer, vraiment. Que de lâchetés et de petites démissions de l’école pour en arriver là », avait lancé, exaspéré, le 12 janvier 2018, un enseignant-chercheur d’une université francilienne, sur son compte twitter. Ce coup de gueule de l’enseignant est symptomatique du niveau intellectuel bas et indésirable de certains étudiants en année de Licence en France. Sur les différentes copies d’examen que le site ‘’Le Monde’’ a pu consulter, il saute dangereusement à l’œil que la maîtrise de la langue française pour des étudiants français, reste une épreuve insurmontable, une barrière infranchissable avec à la clé une déficiente intellectuelle manifeste. Flopée de copies de licence d’histoire, de sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps), de sciences de l’éducation ou encore d’administration économique et sociale (AES), de différentes universités et des trois années d’études (Licence), sont repoussantes par le niveau de langue. Des constructions et tournures de phrases totalement approximatives, des règles grammaticales bradées, des orthographes de mots mal maîtrisés, des conjugaisons médiocrement faites, le tout dans un français décousu et indigeste. Le tableau est effarant et fait monter le niveau d’inquiétude des enseignants et professeurs qui ont la charge de ces étudiants en année de Licence. En voici des illustrations publiées par le site ‘’Le Monde’’ : « Dès l’âge de sept ans, les enfants aidés les parents, les petites filles aidées leurs mères », « On dis aux appelés », « Ou est ce que tu habitait quand la guerre à commencer ? », « Ce ne serait qu’effleurer le sujet que de dire que la seconde guerre mondial a été le dernier ». Légitimement et face à cette hécatombe intellectuelle, plusieurs questions ou préoccupations se dressent comme de réelles montagnes infranchissables sur la plateforme de ‘‘Le Monde’’ : le niveau baisse-t-il à l’université en France ? Est-ce la faute de l’école ? A-t-on rogné sur les exigences du diplôme de Licence ? En réponse à cet état des lieux, il faut rapidement des réponses urgentes et appropriées pour ne pas laisser perdurer ce spectacle désolant.

Serge David ZOUEME