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France : Quatre universités favorables à la suppression du redoublement des étudiants en médecine

Le pays d’Emmanuel Macron, la France, veut innover sur le champ de l’Enseignement supérieur.

Plusieurs universités envisagent de supprimer le redoublement des étudiants en Première année commune aux études de santé (Paces) et en médecine, dès la rentrée 2018.

Sur les six universités françaises qui souhaitent faire cette expérience, quatre semblent déjà favorables pour l’effectivité de la mesure à compter de la rentrée prochaine. Il s’agit des universités Paris-Descartes, Pierre-et-Marie-Curie, Paris-Diderot, Paris-Est-Créteil. Les universités de Lille et de Brest, les deux restantes sur la liste, vont sûrement rattraper le processus. Ce changement qui sera rendu officiel, dans les prochaines semaines par un arrêté du ministère français en charge de l’éducation, intervient dans le cadre des réformes en cours dans la filière santé et médecine depuis 2013. Cette nouvelle approche constitue donc une passerelle permettant d’aller directement en deuxième année de médecine. Ceci après un parcours universitaire et pluridisciplinaire qui permet de passer le concours de fin de la Première année commune aux études de santé ‘’Paces’’, tout en validant une première année de licence, etc. L’objectif de ces réformes est de trouver des alternatives au couperet qui intervient en fin de première année, avec un concours ultra-sélectif qui écarte chaque année plus de 80% des candidats.

Un écrit et un oral de repêchage

Pour cette nouvelle approche dans laquelle devraient s’inscrire les universités favorables, les étudiants auront désormais deux (02) épreuves dans la même année pour obtenir leur sésame pour des études de médecine, pharmacie, odontologie, etc. Environ 75% des places du numerus clausus seraient attribuées à l’issue d’un écrit, les 25% de places restantes étant attribuées dans un second temps à l’issue d’un oral. Les recalés auront ensuite la possibilité de poursuivre directement une deuxième année universitaire. Une ultime chance leur sera offerte avec l’extension promise du nombre de places ouvertes dans le cadre des passerelles dites « alter-Paces ». Ces dernières permettent à des étudiants de rejoindre les études de santé et de médecine à l’issue de deux ou trois années dans d’autres licences universitaires.

Serge-David ZOUEME