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Enseignement supérieur en France | Quand les filières scientifiques deviennent attractives pour les étudiants

Les contraintes et entraves liées au monde de l’emploi et au secteur professionnel rehaussent, peu à peu, la cote des filières scientifiques dans les universités françaises.

Ils sont nombreux, ces étudiants, à opter, de plus en plus, pour les sciences et les Staps.

1.623.500 étudiants. Tel est l’effectif que comptaient les universités françaises au cours de l’année académique 2016-2017. La courbe de ce nombre d’apprenants est désormais ascendante depuis cette rentrée, soit plus de 30.000 étudiants de surplus. Ce qui suscite une première interrogation, celle de la gestion des flux (la massification). Si pour l’heure, la question ne se pose pas en ces termes, il est à soulever le désintérêt progressif des étudiants français aux filières littéraires et classiques. Une note ministérielle française mise en ligne le 09 janvier donne la précision suivante : ‘‘les filières scientifiques ont été nettement les plus attractives’’. Déjà, pour le compte de l’année académique 2016-2017, les inscriptions ont notamment augmenté en sciences de la terre, en sciences humaines et sociales, en Sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps), tandis qu’elles diminuaient en droit et AES. Cette année, renseigne le site Le Monde, l’écart se creuse davantage avec des statistiques majeures. Les sciences de la Terre, de la vie et de l’univers voient leurs effectifs faire un bond de 5,7 %, les sciences fondamentales et applications de 3,1 %. Aussi, les Sciences et techniques des activités physiques et sportives continuent-t-elles d’avoir le vent en poupe. « Les inscriptions sont toujours plus nombreuses depuis dix (10) ans », informe une étude réalisée dans ce sens, dans les universités françaises. Précisément, dans cette filière des Staps qui prépare aux métiers du sport, la hausse a néanmoins ralenti ces dernières années : 12,4 % en 2013-2014, 5,5 % en 2014-2015, 5 % en 2015-2016 et 2,8 % en 2017, du fait de la mise en place, par beaucoup d’établissements, de capacités d’accueil limitées, rappelle la note ministérielle. La filière santé est un autre secteur où le nombre d’étudiants progresse, de 1 %. Alors que la Première année commune des études de santé (Paces) reculait légèrement en 2015-2016, soit moins de 0,5 %, les effectifs sont repartis à la hausse l’an dernier, affichant une augmentation de 0,4 %. A noter que les femmes y sont largement majoritaires (68,5 %). Il faut également noter que les étudiants sont plus nombreux que l’année précédente en sciences humaines et sociales, soit plus de 3,8 % ; en sciences économiques-gestion (plus de 0,6 %), et en langues (plus de 0,7 %). Par ailleurs, il convient de rappeler que les Instituts universitaires de technologie (IUT) ont aussi vu leurs effectifs croître légèrement depuis 2013 (plus de 0,3 %). Les arts, lettres, et sciences du langage (série classique) font partie des disciplines à voir leur nombre d’étudiants baisser (moins de 3,5 %).

Serge-David ZOUEME