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Le Coeur a ses Raisons : Episode 11 : La preuve d’un sincère Amour

Giscard et Adorée sont deux jeunes gens de classes sociales différentes.


Cependant, ils sont épris d’amour l’un pour l’autre. Un amour qu’ils doivent défendre envers et contre tout s’ils veulent voir aboutir leur projet de vie commune. Mais dans un contexte social fortement dominé par les commerçants de sentiments, contexte social également caractérisé par le matérialisme chronique, les deux tourtereaux parviendront-ils à faire triompher leur amour ? Réponse à travers les lignes des 12 épisodes de cette histoire : « Le Cœur a ses Raisons ».

Adorée sortit en toute vitesse du bureau de son père. Dans les marches d’escalier, elle fit un faux pas et chancela. Les marches l’entraînèrent et elle chuta violemment au bas de l’escalier, toute raide et inconsciente.
- Adoréeeeee…, s’écria son père qui avait suivi, impuissant, la scène. Il souleva immédiatement sa fille, l’installa sur la banquette de son véhicule et se dirigea vers l’hôpital fréquenté habituellement par la famille.
Après plusieurs minutes d’auscultation aux urgences, le médecin sortit enfin…
- Monsieur Libango, l’état de votre fille est très critique. La violence du choc a bousillé le seul rein qui lui restait, l’informa le médecin qui poursuivit :
- Elle a aussi fait une hémorragie et comme vous le savez déjà, il nous faut un donneur de sang de toute urgence. Si nous ne faisons rien dans les brefs délais, votre fille risque de…,
- Ma fille ne mourra sous aucun prétexte. Vous devrez mobiliser tous les moyens possibles pour la sauver, vociféra monsieur Libango.
- Nous sommes en rupture de stock pour ce qui concerne le groupe sanguin de votre fille. Nous avons besoin d’un donneur de sang de toute urgence, expliqua le médecin.
- Je me charge rapidement de faire des annonces radiophoniques et télévisées pour solliciter des donneurs, proposa monsieur Libango qui s’exécuta aussitôt.
Du côté du commissariat, la situation était décantée. Giscard fut libéré après des recommandations de monsieur Libango. Et il venait de rentrer chez lui. Allongé dans le canapé, au salon, Giscard était plongé dans ses pensées. Le regard évasif, il ne faisait aucunement attention au poste téléviseur qui était allumé.
- Giscard…..Giscard, écoute cette information à la télévision. Ça concerne la famille Libango, lui dit sa maman.
A ces propos, Giscard revint à lui-même et se concentra sur le communiqué qui se lisait et qui défilait en boucle, au bas de l’écran, sur la bande filante.
Le PDG de la société Invent Ltd, recherche de toute urgence des donneurs de sang du groupe O- de préférence, ou à la limite, du groupe O+, pour sauver la vie de sa fille qui se trouve dans une situation très critique. Par la même occasion, il sollicite un donneur de rein, pour la même cause, contre une forte récompense. Tout donneur intéressé est prié de se rendre immédiatement à l’hôpital « Le Bon Samaritain ». Signé le PDG, Rubens Libango.
Sans attendre, Giscard et sa mère se rendirent à l’hôpital pour porter assistance à Adorée, toujours dans un état comateux.
- Docteur, je suis du groupe sanguin O+. Je peux donner de mon sang et j’ai également deux reins solides pour la greffe, lança Giscard, à la vue du docteur.
- Pendant qu’on apprête le nécessaire pour le prélèvement et l’opération, je vous présente au PDG, proposa le médecin.
- Pas besoin. Amenez-moi au bloc. Une vie a plus de valeur que tous ces détails, répondit Giscard.
- Tu peux donner le sang. Moi, je me propose de donner un de mes reins, lâche la maman de Giscard.
- Maman, tu ne feras pas ça, s’opposa Giscard.
- Cette fille sur le lit m’a porté assistance alors qu’elle ne me connaissait pas. C’est à mon tour de lui retourner l’ascenseur. Ne me refuse pas ce geste, mon fils.
Plusieurs heures après la greffe.
- Je dois vous présenter à monsieur Libango, le père de la fille. Il est dans le hall, suggéra le médecin aux deux donneurs.
- Non. Pas besoin. Nous ne l’avons pas fait pour de l’argent, mais par humanisme.
- Je dis quoi alors à monsieur Libango quand il me demandera qui a fait le don ?, interrogea le médecin.
- Monsieur Libango, votre fille a de la chance. Et elle est visiblement très bien appréciée des deux personnes qui ont bien voulu faire le geste utile, pour la sauver, laissa entendre le médecin.
- De qui s’agit-il ?, demanda monsieur Libango.
- Il s’agit d’une mère et de son enfant. La maman me charge de vous dire que le cœur a ses raisons que la raison ignore, que l’amour n’a pas de prix.

Estelle DJIGRI