RAVIP 02

Le Coeur a ses Raisons: Episode 9 : Le complot

Giscard et Adorée sont deux jeunes gens de classes sociales différentes.


Cependant, ils sont épris d’amour l’un pour l’autre. Un amour qu’ils doivent défendre envers et contre tout s’ils veulent voir aboutir leur projet de vie commune. Mais dans un contexte social fortement dominé par les commerçants de sentiments, contexte social également caractérisé par le matérialisme chronique, les deux tourtereaux parviendront-ils à faire triompher leur amour ? Réponse à travers les lignes des 12 épisodes de cette histoire : « Le Cœur a ses Raisons ».

Deux semaines après la rencontre de Giscard avec monsieur Libango, Adorée décida de faire une démarche à l’endroit de son père pour tenter de trouver un emploi à Giscard.
- Papa, je sais que tu peux aider Giscard à trouver un emploi. Pourquoi tu ne le ferais pas ? Donne-lui une chance de te montrer ce dont il est capable, suggéra Adorée.
- Je ne peux vraiment rien, ma fille. Il vaut mieux qu’il prouve par lui-même qu’il peut réussir à te rendre heureuse.
Giscard de son côté a déposé des dossiers dans diverses structures pour tenter de décrocher, ne serait-ce qu’un stage professionnel. Sa mère, quant à elle, souffre d’une maladie qui nécessite un traitement estimé à plus de cent mille (100.000) francs CFA. Giscard déclina la proposition de Adorée qui voudrait payer les frais d’hôpital pour sa maman. Ce vendredi soir, il reçut un appel provenant de l’une des structures auprès desquelles il a sollicité un stage.
- Allo ! Bonjour. C’est bien monsieur Giscard Kobli ?
- Oui Madame, répondit Giscard.
- Nous vous appelons pour vous apprendre que votre dossier a été étudié et vous êtes retenu pour passer un entretien le lundi prochain. Soyez ponctuel.
- C’est compris, madame. Merci et très bonne journée à vous, dit Giscard, tout joyeux.
Giscard informa sa mère de la bonne nouvelle. Il reçut sa bénédiction ce lundi matin, avant de partir pour l’entretien. Quand son tour arriva, Giscard passa l’entretien, sans difficulté.
- Merci cher monsieur, nous vous appellerons pour les résultats si vous étiez retenu, lui dit le recruteur.
Giscard fut retenu pour un stage de six mois non renouvelable.
Après quelques mois de travail…
- Monsieur Kobli, nous vous avons accordé ce stage pour vous permettre de faire valoir vos talents. Mais, nous constatons que ce document qui porte votre signature a été falsifié. 150.000 Francs ont été soustraits frauduleusement de nos comptes. Comment expliquez-vous cela ?, lui demanda le chef service accompagné de deux autres personnes.
- J’ignore de quoi vous parlez, monsieur. Si j’avais fait une erreur, je l’aurais remarquée après.
L’une des deux personnes qui accompagnait le chef service prit la parole :
- Si c’est à cause de la santé de ta maman que tu as agi ainsi, tu peux te confesser. Et nous t’aideront à régler ce problème, à l’amiable.
- N’égratignez pas ma dignité s’il vous plaît, monsieur. Je ne toucherai jamais à l’argent qui n’est pas le mien. Et j’ai toujours prouvé ma bonne foi depuis que je suis ici.
- Prouver ta bonne foi ! C’est peut-être ta manière à toi de procéder pour abuser de notre confiance, répliqua le chef service.
- Je ne vous permets pas de faire ces allégations sur ma personne. Je n’ai pas touché à vos sous.
- Tu iras t’expliquer alors auprès de la police, dit le chef service qui appela aussitôt le commissariat.
Ayant appris ce qui s’est passé, maman Giii se rendit immédiatement au commissariat, accompagnée de Adorée.
- Mon fils n’a jamais rien volé. Il y a certainement une erreur quelque part, s’écria maman Giii qui vit son enfant en garde à vue.
- Madame, nous ne faisons que notre travail. Vous avez un avocat ou on se charge de lui en trouver un ? Demain, il sera présenté au procureur, informa le commissaire.
- Non, mon père se chargera de lui trouver un avocat, répondait Adorée, quand Giscard qui n’a rien dit jusque-là se prononce.
- Surtout pas. Je préfère mourir derrière les barreaux plutôt que d’avoir à demander de l’aide à ton père.
- Monsieur, trouvez lui un avocat s’il vous plaît, préconisa la maman de Giscard.
Un avocat fut dépêché sur les lieux pour prendre connaissance de l’affaire. Tête baissée et parcourant le dossier de Giscard, une voix féminine l’interpelle :
- Fred… ? Fred c’est bien toi ?, cria avec surprise maman Giii, à la vue de l’avocat.

Estelle DJIGRI