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Le Coeur a ses Raisons : Episode 7 : La déclaration de Adorée

Giscard et Adorée sont deux jeunes gens de classes sociales différentes.


Cependant, ils sont épris d’amour l’un pour l’autre. Un amour qu’ils doivent défendre envers et contre tout s’ils veulent voir aboutir leur projet de vie commune. Mais dans un contexte social fortement dominé par les commerçants de sentiments, contexte social également caractérisé par le matérialisme chronique, les deux tourtereaux parviendront-ils à faire triompher leur amour ? Réponse à travers les lignes des 12 épisodes de cette histoire : « Le Cœur a ses Raisons ».

- Kring…Kring… C’est le téléphone de Adorée qui sonnait. Elle pressa les pas pour aller répondre.
- Salut Adorée, comment vas-tu ?
- Je vais bien et toi ?
- Je respire la bonne forme. Je tiens à m’excuser pour ce qui s’est passé l’autre jour. J’ai tenté de te joindre juste après mais…
- Tu n’as pas besoin de t’excuser. Du moins, tu n’as pas à le faire si je ne suis pas ton amie.
- Je suis ton ami, moi, et ça ne changera pas.
- Lolll, lâcha Adorée pour se moquer de Giscard.
- Pourras-tu te rendre disponible demain ? J’ai vraiment besoin de te parler.
- Ben….. Je ne sais pas si j’ai envie de te voir. En fait j’ai….
- S’il te plaît ; implora Giscard qui insista pour obtenir de Adorée son accord.
Le lendemain, aux environs de 16h, Adorée se rendit à leur lieu de rencontre habituel. Giscard l’attendait là déjà. Il s’installa à bord du véhicule sans y être invité.
- Allons-y. Emprunte cette voie.
- Et où allons-nous ?, demanda Adorée.
- Chez moi bien sûr. Où d’autre irions-nous ?
Adorée soupira profondément comme pour dire : enfin !
A quelques rues de la maison de Giscard, Adorée se rendit compte qu’elle connaît ce quartier.
- Tu habites ce quartier ?, s’enquit-elle.
- Oui ; je suis à quelques rues d’ici. Aborde cette rue et nous serons chez moi.
- Enfin, nous y sommes presque. Gare ton véhicule ici et on….
- Oui je sais, la rue est étroite et je ne pourrai pas y accéder facilement.
Etonné, Giscard la regarda étrangement.
- Tu n’as pas enquêté sur moi j’espère, se rassura Giscard.
- Tu penses donc que je me donnerai cette peine ? Cela ne me ressemble guère.
- Giscard poussa la feuille de tôle rouillée qui faisait office de portail et l’invita galamment à entrer dans la maison.
- Ici chez toi ? Cette maison ? Tu es sérieux là ?, enchaîna Adorée, surprise.
A ces propos de Adorée, Giscard se mit presque en colère.
- Tu comprends maintenant pourquoi je n’ai jamais voulu t’inviter à la maison ?
Sans rien répondre, Adorée dépassa Giscard et alla toquer à la porte.
- Cococo, fit-elle en se tapant les mains.
Surpris de voir que Adorée se comporte comme une habituée des lieux, Giscard était toujours figé au portail, quand de la chambre, sa mère sortit. Elle reconnut bien le visage de Adorée et s’empressa de la prendre dans ses bras.
- Salut ma fille. Tu n’aurais pas dû te donner de la peine en venant ici pour me voir.
- En fait c’est….. ; se lança-t-elle quand Giscard intervint et l’interrompit.
- Qu’est-ce qui se passe ? Vous vous connaissiez on dirait.
- Jeune fille, je te présente mon fils, Giscard. Et toi jeune homme, je te présente euhh….
- Adorée, compléta la jeune fille, debout.
- Adorée ? Giscard, la même Adorée ? ; demanda la maman, toute surprise.
- Maman je te présente Adorée Libango, celle dont je t’ai souvent parlée.
- Ah, que le monde est petit ! Adorée, je suis comme dans un rêve ; commenta la maman.
Elle prit Adorée par la main.
- Tu es et tu seras toujours la bienvenue dans cette modeste demeure. Entre donc.
Une fois à l’intérieur, Giscard voulut percer le mystère de l’amitié entre sa mère et Adorée.
- Ne t-ai-je pas parlé de ma mésaventure d’il y a quelques jours au marché ?
- Oui et alors… ? Attends maman ; ne me dis pas que c’est cette jeune fille qui t’a ramenée à la maison.
- Bien sûr que c’est elle, mon fils. La vie ne cessera jamais de nous surprendre mes enfants. C’est ainsi que se manifeste parfois le véritable amour.
- Maman que dis-tu là ? Tu veux bien nous laisser seuls un moment?; dit Giscard.
La maman de Giscard s’éclipsa. Mais avant, souffla un mot à l’oreille de Adorée qui n’a pu s’empêcher de sourire.
- Désolé pour le malentendu entre toi et moi l’autre jour. Je ne l’ai pas fait exprès, s’excusa Giscard.
- Tu fais partie de ceux qui pensent que deux personnes de classes sociales différentes ne peuvent pas s’aimer ? Giscard que tu sois riche ou pas, cela n’a pas d’importance pour moi.
- Je le sais mais……
Adorée s’empressa d’embrasser Giscard sur les lèvres. Ce qui l’empêcha de finir sa phrase.
- Giscard, de tout mon cœur, je t’aime…..

Estelle DJIGRI