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Plus de chatiments corporels dans les centres d’apprentissage

Les articles 119 et 199 du code de l’enfant en République du Bénin indiquent que « Toutes les formes de châtiments corporels sont interdites à l’école, dans tous les centres d’apprentissage professionnel et dans les structures d’accueil » et « Les traitements cruels, inhumains ou dégradants sont définis comme tout acte visant la soumission de l’enfant à des actes de brutalité, de privation ou de séquestration susceptibles de porter atteinte à sa santé physique ou mentale ou à son équilibre affectif et psychologique. ».

Selon Raymond Vodounou, directeur de programme Village d’enfants SOS Abomey-Calavi, le châtiment corporel (le fait de frapper un enfant) est refusé dans tous les lieux (centres d’apprentissage et écoles) où des enfants apprennent un métier. Même dans les structures d’accueil (centres qui accueillent les enfants en situation difficile) où des enfants sont reçus, on ne doit pas les frapper au cours de leur apprentissage. On ne doit pas poser sur eux tout acte susceptible (capable) de porter atteinte à leur intégrité physique (corps). Il explique aussi que les propos ou insultes que les adultes tiennent envers les enfants sont interdits ou refusés par le code de l’enfant. Il en est de même pour les punitions et les propos dévalorisant de l’enfant. Par exemple, dans le passé, on voyait assez souvent que l’enfant qui souffre de l’énurésie (enfant qui fait pipi au lit) jusqu’à un âge donné, certains parents ou tuteurs pensent qu’il faut humilier (honnir) en le faisant sortir nu dans la cour ou dans la rue ou encore dans le quartier avec son pagne. En faisant ainsi, les parents se disent que l’enfant aura honte et va cesser de faire pipi au lit. « Non », refuse Raymond Vodounou, car ces actes honnissent l’enfant. Plus dangereux encore est que certains parents ou tuteurs, pour punir l’enfant, le privent de nourriture. D’autres parents ou tuteurs vont jusqu’à priver l’enfant de loisirs pendant une très longue durée.

Le saviez-vous ? Attention donc aux réfractaires : la loi est désormais stricte !

Article 344 :

Le fait de soumettre un enfant à des actes de tortures ou traitements inhumains, cruels ou dégradants, sans que mort s’ensuive, est puni de cinq (05) ans à vingt (20) ans de réclusion et d’une amende de cinq cent mille francs (500.000) à un million (1.000.000) de francs CFA.
Lorsque les traitements cruels, inhumains, ou dégradants sont le fait du père, de la mère ou du tuteur, la peine est la réclusion à perpétuité.

 

Hermann SAGBOHAN & Ulrich Vital AHOTONDJI