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Avec les jeux, l’enfant développe le coté compétitif

Dans la série sur l’éveil des enfants que nous avons conduite avec la psychopédagogue Agnès Kougbéagbédé depuis trois semaines, nous avons abordé les divers facteurs stimulateurs d’éveil. Cette parution qui clôture cette thématique montre comment les jeux peuvent influencer positivement le développement des enfants.

 

L’apprentissage par les jeux est-il favorable aux enfants ?

Les enfants inventent leurs jeux, les enfants connaissent les jeux. La personne qui s’occupe de l’enfant peut organiser des jeux avec lui. Lorsqu’on introduit quelque apprentissage dans les jeux, il s’avère très favorable pour l’enfant qui acquiert plus rapidement des compétences. Vous pouvez prendre le ballon où vous faites rouler le ballon vers l’enfant et lui aussi vers vous. Du coup, vous pouvez lui expliquer la phrase concernant l’action qu’il est train de faire. « Je roule le ballon vers maman », l’enfant apprend la langue par imitation.

Quelles sont alors les contributions des jeux électroniques sur l’éveil de l’enfant ?

Les jeux électroniques qui ne se jouent pas seuls éveillent l’intelligence, le raisonnement et le plaisir. Il faut retenir aussi le côté compétitif que l’enfant développe avec ces jeux qui ne se jouent pas seuls. La conséquence immédiate est que l’enfant développe son estime de soi. Il faut que les parents initient les enfants à ces jeux. En respectant les règles de jeu, l’enfant sait qu’il y a des règles quelque part. Ce faisant, il apprend à respecter les règles établies dans la société. C’est un peu comme les tâches domestiques qui permettent aux enfants d’acquérir des compétences.

A quel âge l’on peut confier des tâches domestiques à l’enfant ?

Dans les écoles maternelles, il y a une activité dénommée « activité de vie pratique ». Elle consiste à initier les enfants à faire essuyage, époussetage et ramassage. L’enfant peut commencer par pratiquer ces activités dès qu’il commence la maternelle. Le maître lui montre, lui donne le matériel et lui demande de faire. Quand les enfants arrivent très tôt le matin surtout les lundis, on leur montre, par exemple, l’état de la cour et on leur demande ce qu’on peut faire pour rendre la cour propre. A partir de là, on leur demande de ramasser les feuilles qui sont tombées sur la cour. Par exemple, les enfants ne prennent pas cette activité comme une activité domestique. Pour eux ils s’amusent mais en travaillant. Quand tu demandes à l’enfant d’essuyer sa table pour ne pas se salir, l’enfant ne met pas dans la tête ce qu’il doit essuyer. Apprendre à l’enfant à maintenir son environnement sain, c’est quelque chose qui n’est pas compliqué ou dur pour lui.

Est-ce que les travaux domestiques participent à l’éveil de l’enfant ?

Malheureusement, aucune étude ne le confirme. Ce qui est constaté, d’autres enfants acceptent et d’autres refusent ou n’aiment pas faire les activités domestiques. Ceux qui sont instruits sur ces principes savent, par exemple, qu’ils doivent essuyer leurs tables et autres avant de ranger leurs sacs dans leurs casiers. Il y a des enfants qui ne l’acceptent pas tout de suite. Cela permet aussi à ceux qui ne le font pas de commencer à intérioriser ces comportements. Cela fait partie des acquisitions. Si l’enfant ne peut pas retenir une petite chose, cela veut dire que cela peut avoir plus tard des répercussions sur autre chose.

Comment suivre un enfant qui éprouve de difficultés à retenir ce qu’on lui enseigne ?

Je pense que cet enfant a besoin de la répétition. C’est-à-dire répéter indéfiniment. Les personnes en charge de l’enfant ne doivent pas se fatiguer de répéter parce que l’intelligence de l’enfant à un âge donné exige qu’on lui répète plusieurs fois la même chose.