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Si vous ne communiquez pas avec l’enfant, vous n’allez pas stimuler son développement...

Dans cette nouvelle série de conseils aux parents, le journal Educ’Action aborde « l’éveil de l’enfant ».

C’est avec Agnès Kougbéagbédé, psychopédagogue au Village d’enfants Sos Abomey-Calavi. Selon ses dires, pour réellement stimuler l’éveil de l’enfant, un certain nombre de facteurs sont indispensables. Il s’agit, sans être exhaustif, de l’affection, de la communication, du comportement à tenir envers l’enfant, de son alimentation, de sa socialisation.

Lorsqu’on parle de stimulation de l’enfant, quel est le premier aspect à prendre en compte ?

Le premier aspect est l’affection. Dès que l’enfant naît, il a besoin de la chaleur de sa mère, de la chaleur de la personne qui le prend en charge. Si cet aspect affectif est raté dès le bas-âge, cela peut perturber tout le développement de l’enfant. Cela voudra dire qu’il faut être très attentif aux appels de l’enfant. Ces appels peuvent se manifester par des pleurs. Par exemple, quand un enfant pleure très souvent, c’est qu’il a faim, ou qu’il est sale. En conséquence, la mère ou la personne chargée de surveiller l’enfant doit être à l’écoute.

Mais ensuite, que faut-il faire ?

Les petits gestes que les parents doivent montrer envers leur enfant sont également une forme de stimulation de l’éveil de l’enfant afin que ce dernier puisse faire la différence entre lui et son environnement. Il faut qu’il sache qu’il y a un environnement différent de lui. C’est pourquoi la première personne de qui l’enfant doit détacher son être est la mère parce qu’au début, l’enfant ne fait pas la différence entre lui-même et sa mère. C’est à la longue qu’il remarque le visage de sa mère et commence à lui sourire parce qu’il a constaté qu’il y a quelqu’un d’autre à ses côtés qui n’est pas semblable à lui. C’est pour cette raison qu’il est conseillé aux jeunes mamans de décorer le berceau de l’enfant et sa chambre. Dès cet instant, il commence à voir ce qui l’entoure.

Les petits gestes que les parents doivent montrer envers leur enfant sont également une forme de stimulation de l’éveil de l’enfant afin que ce dernier puisse faire la différence entre lui et son environnement. Il faut qu’il sache qu’il y a un environnement différent de lui. C’est pourquoi la première personne de qui l’enfant doit détacher son être est la mère parce qu’au début, l’enfant ne fait pas la différence entre lui-même et sa mère. C’est à la longue qu’il remarque le visage de sa mère et commence à lui sourire parce qu’il a constaté qu’il y a quelqu’un d’autre à ses côtés qui n’est pas semblable à lui. C’est pour cette raison qu’il est conseillé aux jeunes mamans de décorer le berceau de l’enfant et sa chambre. Dès cet instant, il commence à voir ce qui l’entoure.

Comment la décoration et l’environnement peuvent-ils jouer sur l’éveil de l’enfant ?

Si un objet est suspendu sur son berceau, l’enfant tendra instinctivement la main vers l’objet pour l’attraper et il saura qu’il y a une partie de son corps qui est capable d’aller attraper l’objet. Cela veut dire que l’environnement que la mère ou les parents créent autour de l’enfant représente des éléments stimulateurs de son éveil. Il faut qu’il commence à voir des objets de différentes couleurs, de différentes formes. Il doit aussi changer d’espace et se coucher sur des choses molles et dures. A ce niveau, il faut tenir compte de son âge et mettre à sa disposition ce qui est adapté à sa tranche d’âge.

Qu’est-ce que les lecteurs peuvent retenir du troisième aspect ?

Les parents doivent dialoguer ou communiquer avec l’enfant même s’ils pensent qu’il ne comprend pas. L’enfant écoute et comprend bien. Vous pouvez lui demander de se calmer au moment où il est en train de pleurer, il va se calmer. Les enfants comprennent les petites phrases comme « Viens ici… Tu es beau… Je t’adore… », car il les capte et les intériorise. Quand vous criez sur l’enfant martelant haut : « tais-toi, je viens », l’enfant comprend et sait que ce ton n’est pas affectif. A force de changer de ton au moment où vous communiquer avec l’enfant, il saura que c’est un ton agréable ou désagréable...

... Dès cet instant, il saura qu’il pourra ou qu’il ne pourra pas compter sur vous. C’est le cas des enfants qui se replient sur eux-mêmes. Et malheureusement, la plupart des mères ou parents aiment voir leurs enfants calmes et elles disent : « ah, mon enfant est calme, cool, il ne pleure pas ». Au fond de cet enfant, vous verrez qu’il a commencé à gérer progressivement des frustrations depuis son enfance.

Hermann M. SAGBOHAN