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Secret de la fréquence de Koudy sur les scènes : La chanteuse consacre sept heures de temps à sa passion

Absente sur les playlists de beaucoup de chaînes de télévision et de stations de radio, elle est tout de même présente et régulière sur de nombreuses scènes au plan national et surtout à l’international.

Couleur ébène de peau et ronde à la corpulence près de celle des vaillantes amazones du Danxômè, Koudy Fagbémi avec ses 18 ans de carrière professionnelle, a déjà émerveillé des spectateurs en deux éditions consécutives au Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan (MASA), au festival sur le fleuve Niger, au festival Afropolitain Nomade, au festival de l’intégration, au festival SICA, au festin vocal, au festival Cotonou Couleurs Jazz et autres. Sollicitée pour une interview à la paillote de l’Institut Français de Cotonou, le vendredi 30 mars 2018, avant son départ pour un festival au Burkina-Faso, la chanteuse raconte à Educ’Action comment elle a failli se faire décourager par l’entourage au début de sa carrière. « Je me souviens qu’à mes débuts, des gens m’ont dit que, toi, ta musique ne peut pas nous rapporter de l’argent », confie la chanteuse Koudy qui compte à son actif un premier album de 11 titres sorti en 2011 et le second actuellement en cours de finalisation. Artiste pour qui la scène reste le meilleur endroit d’expression de son art, Koudy Fagbémi à l’état civil Koudwath Fagbémi, consacre en moyenne sept à huit heures de temps par jour à sa passion. « Je donne plus de poids à la scène, au live et du coup je travaille tout le temps au point où je n’ai vraiment pas le temps d’aller faire autre chose », renseigne-t-elle sur l’organisation qui gouverne sa méthode de travail avant d’expliquer que les festivals constituent les meilleurs créneaux de rencontres et d’échanges avec les différents acteurs du milieu du showbiz. Mère d’une princesse âgée de sept ans, Koudy explique comment les médias orientent la population vers la musique urbaine. « En réalité, ce sont les médias qui imposent au public ce qu’il écoute. Si on accentue la promotion de la musique urbaine à 80% sur les médias, alors vous devez comprendre pourquoi la majorité de la population n’écoute que de la musique urbaine. A un moment donné, nous, on se sent un peu mal à l’aise, mais on fait avec sachant bien qu’on est mieux accepté ailleurs qu’au pays », soutient-elle.

Edouard KATCHIKPE