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Le Gouvernement sur la piste du social au profit de l’Ecole

Écrit par Educ'Action on .

1 - Les écoliers se restaurent joyeusementSecteur de l’éducation sous la ‘‘Rupture’’

Le Gouvernement sur la piste du social au profit de l’Ecole

L’heure est à la délibération et à la proclamation des résultats des examens de fin d’année scolaire au Bénin. Les pourcentages d’admis pour le Brevet d’Etudes de Premier Cycle (BEPC), le Baccalauréat et bientôt le Certificat d’Etudes Primaires (CEP) sont en hausse, rompant avec le naufrage collectif de l’année écoulée. Selon des acteurs de l’école et autres recoupements faits, cette avancée est aussi bien la résultante des réformes entreprises, et mieux encore des mesures d’accompagnement à impact social prises par le gouvernement de la ‘’Rupture’’ au profit du secteur éducatif. Déjà, rapportent des sources officielles, la rentrée scolaire 2017-2018 s’annonce sous de bons auspices avec plus de 7 milliards de Francs CFA mobilisés pour l’approvisionnement des cantines gouvernementales dans les écoles publiques des zones enclavées. 

Les résultats de quelques examens de fin d’année visiblement bien reçus du public donnent le sourire aux candidats déclarés admissibles ou définitivement admis. Les parents d’élèves et encadreurs versent aussi dans cette fièvre de gaieté, saluant les prouesses de leurs enfants et apprenants. L’autre acteur qui vit sous cap cette joie est bien le gouvernement dont le chantre, aussitôt investi, a pris la mesure de la situation en ouvrant le chantier de la refonte de l’Ecole. Dans les cendres du deuxième forum de l’éducation tenu en 2015, il installe un comité de réflexion dont les travaux sont assortis de pistes nouvelles pour la reconstruction du système. Même si, à ce jour, l’une des innovations très attendue : le Conseil National de l’Education - Nouveau Départ, demeure une nébuleuse. A côté de cette ambition affichée, le gouvernement, à travers le sous-secteur de l’enseignement secondaire, technique et la formation professionnelle, est allé aux nouvelles des jeunes apprenantes en activant les subventions pour la scolarisation des filles dans les collèges publics. En effet, il s’agissait d’une mesure d’incitation créée depuis 2008 avec hélas quelques insuffisances dans la phase de mise en œuvre : libération tardive ou en partie des subventions. A en croire certains directeurs de collègues publics rencontrés, pour sa première expérience, le gouvernement de la ‘’Rupture’’ a non seulement versé la totalité de la subvention aux établissements pour cette année scolaire 2016-2017, mais également remboursé les impayés de l’année dernière. Un engagement public honoré qui, selon eux, est salutaire et a dû forcément contribuer au bon fonctionnement des collèges d’enseignement secondaire général et a amélioré leurs rendements. De sources proches du gouvernement, on évalue ces subventions injectées à plus de 2 milliards de Francs CFA.


Des appuis aux cantines scolaires gouvernementales...

Etudiants en amphiLes subventions publiques au profit du secteur éducatif ont aussi impacté les tout-petits à travers les cantines scolaires gouvernementales. Outre les actions flatteuses des Partenaires techniques dans ce domaine à travers divers programmes qu’ils financent à grands frais pour la bonne santé de l’école béninoise, l’Etat a aussi implanté dans les écoles des zones reculées ou déshéritées, des cantines scolaires pour les enfants. Selon les statistiques obtenues, ces cantines sont au nombre de 1.574 à ce jour. Mais du fait des procédures publiques et administratives trop lourdes, ces cantines, en 2016 comme en 2017, n’ont pas été toutes opérationnelles. Face à l’impasse, a-t-on appris, le chef de l’Etat a initié et conduit en personne, plusieurs séances de travail avec les responsables en charge du dossier. In fine, il a été décidé de changer le mode opératoire de ces cantines publiques et comme alternative, le gouvernement, selon les mêmes sources, a pris l’initiative d’isoler ce chapitre social pour le confier à un des partenaires techniques,  notamment le Programme Alimentaire Mondial (PAM) qui en a l’expertise. Et pour éviter, à l’avenir, de pareilles situations aux plus petits qui sont à charge, le gouvernement a fait l’option de donner directement les ressources à ce partenaire qui mettra les vivres à disposition dans les cantines scolaires publiques, a-t-on été renseigné. Ainsi, pour l’année scolaire 2017-2018 qui se prépare, ce sont plus de 7 milliards de Francs CFA qui seront mobilisés pour l’approvisionnement des cantines gouvernementales. Une première tranche de plus de 3 milliards sera débloquée courant ce mois de juillet, et une seconde en janvier 2018, a-t-on appris à Educ’Action.

De la mensualisation des bourses universitaires...

Ecoliers en ligneL’enseignement supérieur béninois a aussi reçu sa dose de mesure sociale. Dans le souci d’améliorer les conditions de vie des étudiants, le gouvernement a décidé de procéder désormais au paiement des bourses universitaires de façon mensuelle alors qu’elle fut trimestrielle par le passé. Ainsi, au moment de mandater les salaires des agents de l’Etat, les bourses des étudiants le seront également, a-t-on appris. Toutefois, poursuit la même source, cette ambition gouvernementale n’est pas encore généralisée simplement parce que la Direction des Bourses et Secours Universitaires (DBSU) n’avait pas fini de produire au gouvernement la liste de tous les boursiers. En attendant la mise à disposition de cette liste et la fourniture par les étudiants eux-mêmes des pièces nécessaires (notamment leur relevé d’identité bancaire), le gouvernement a commencé avec les bacheliers boursiers de l’année dernière et ce sera encore le cas des boursiers de cette année admis au Baccalauréat, ont conclu nos informateurs.

Serge-David ZOUEME

Serge-David ZOUEME

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