banner ong educaction

A quoi sert le BAC ?

Que peut-on faire avec le BAC ? C’est la question que se pose la plupart des jeunes bacheliers et leurs parents. Cette question renvoie à une réalité terrible à savoir qu’on a gagné une bataille, mais pas encore la guerre ! Le chemin est encore long pour voir le bout du tunnel, mais ne désespérons pas.


La dure réalité qui se pose et s’impose, c’est de savoir à quoi sert ce BAC. Peut-on travailler avec ? Pas vraiment sinon carrément NON car pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Il s’agit de savoir alors vers où aller i.e. comment s’orienter.
Travailler. Mais qu’est-ce qu’on peut faire avec le BAC obtenu par la plupart des enfants dans des séries qui ne sont pas professionnelles ? Mais alors, même pas un petit job pour ceux qui sont dans le besoin sans véritable soutien. C’est difficile d’arriver à décrocher le précieux sésame et se rendre compte qu’en vérité, il sert à taper à un nombre limité de portes qui ne s’ouvrent que très difficilement.
Suis-je en train d’affirmer que ce précieux parchemin qui a occasionné tant d’angoisses, de nuits blanches, de sacrifices n’est pas un sésame, ne nous aide pas à résoudre la plupart des problèmes ? Le BAC, en fait n’est qu’une étape ; il est un moyen et non pas une fin et c’est maintenant qu’il s’agit de commencer à réfléchir à la suite qui se résume à un mot: orientation.
La question de l’orientation est multiforme. Beaucoup en parleront mieux que moi. En même temps, il faut en poser les bases en ce sens qu’il faut identifier l’offre, c’est-à-dire ce que nous proposent les universités et centres de formations publics et privés et la demande, c’est-à-dire les étudiants et ce qu’ils souhaitent faire. Examinons tout d’abord l’offre: elle souffre des maux suivants:
Elle n’est pas aussi fournie malgré un réel souci de diversification pour créer des filières pratiques et professionnalisantes. Ceci prend du temps et nécessite beaucoup de moyens matériels, financiers et humains. Ce qui fait que ces filières coûtent très chères et ne sont pas à la portée du premier bachelier venu.
Le travail de communication sur l’orientation des bacheliers n’est ni suffisant, ni vraiment efficace. Les parents et soutiens divers devraient y être associés et comprendre ce qui va vite et bien amener leurs enfants vers le marché de l’emploi et non vers le chômage.
Les facultés sont de moins en moins valorisées et se réduisent à ce qu’on choisit lorsqu’on n’a pas pu se caser ailleurs alors qu’un cursus de géographie et d’aménagement du territoire par exemple, peut offrir plusieurs débouchés. La conséquence, c’est que les structures privées d’enseignement supérieur sont regardées avec envie alors que c’est à ce niveau que se formate, pour une large part des diplômés incompétents voués au chômage !
Enfin, à ce premier niveau, le système nébuleux d’identification des boursiers retenu jusqu’à présent et qui semble enfin revenir au concours, n’a pas nécessairement privilégié les meilleurs.
Dans le cas de la demande, on se retrouve dans une situation curieuse à travers la qualité des diplômes obtenus par les enfants. Comme indiqué dans une chronique précédente, la recherche absolue du BAC amène bon nombre d’élèves à des transhumances regrettables de telle façon que le type de BAC obtenu ne reflète pas vraiment le contenu cognitif de l’élève. L’enfant a son BAC, mais le contenu de son relevé est vague, affligeant et on se surprend à re-totaliser les points pour constater que cela fait vraiment le compte en nombre de points, mais pas du tout en terme de compétence et de talent !
Le choix de l’orientation répond de plus en plus, pour la plupart des parents et des enfants, à un critère de qualité-moyens qui in fine amène à des choix qui laissent un gout d’inachevé...
En attendant, pour la large masse, on recommence la même gymnastique qu’on a effectué pour avoir le fameux parchemin, c’est-à dire choisir la plus simple solution à savoir la faculté où on réussit rapidement tout en priant que cela ne conduise pas à ce redoutable avenir garanti dans nos pays en développement: le chômage.

Maoudi Comlanvi JOHNSON, Planificateur de l’Education, Sociologue, Philosophe

Developed in conjunction with Joomla extensions.

Vidéos

Developed in conjunction with Joomla extensions.