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Le capital humain

On ne peut nier que l’An 2 du Gouvernement de la Rupture nous interpelle ! On s’attend à ce que je puisse faire un point des réalisations dans le domaine qui nous interpelle le plus dans ce journal à savoir l’éducation.

Mais, de la même manière qu’on dit que «ventre affamé n’a point d’oreilles», tout ce que je dirai sur les réalisations ou les promesses non tenues de la Rupture dans le domaine de l’éducation, tiendra en une seule phrase : « les parents lassés par les grèves n’ont pas d’oreilles » pour un quelconque bilan à mi parcours.
Malgré tout, en ce moment, la question que l’on se pose, c’est : qu’en est-il du capital humain dans la gouvernance de la Rupture ? Pour faire simple, dans un système quasi financier où se retrouve l’homme en tant qu’être social et en développement ? Le bilan de la Rupture qui a cherché à en faire le point, est l’interview consacrée à trois ministres du Gouvernement à savoir celle en charge de la fonction publique, celle en charge de la microfinance et des affaires sociales et celui en charge de l’emploi.
C’était une bonne idée de les mettre ensemble, car ils devraient répondre à la question posée plus haut, montrer que l’homme et tout l’homme est pris en charge autant pour résoudre les problèmes d’insertion dans l’emploi que ses problèmes sociaux de base. Mais il manquait une véritable coordination des ministres qui n’ont pas su, chacune et chacun, jouer la partition entière.
La ministre de la fonction publique qui a administré, pendant un moment, tous ces départements devrait faire une introduction intéressante du débat qui devrait aboutir au fait que, c’est pour une meilleure coordination de ces départements qu’il y a eu éclatement et à chaque moment venir en appoint pour soutenir les présentations de ses collègues. Mais l’éternel problème qui se pose dans tous les gouvernements, c’est que les ministres n’ont pas assez de temps pour se parler, pour mettre leurs activités en symbiose car, compte tenu du temps imparti, il s’agissait pour chacun de coller à deux ou trois axes forts de son département tandis que la fonction publique faisait le lien et le liant.
En réalité, les ministres l’ont bien compris, mais chacun voulait en même temps intégrer son département dans la vision commune du chef de l’Etat. Que retenir ? Je parlerai de celle qui m’a le plus interpellé d’abord parce que son département est celui le plus porteur d’espoir, ensuite parce que, le parcours de cette femme de qualité empreint de loyauté, de rigueur et d’expériences laisse à penser qu’elle peut réussir quelque chose de bien. Je parle de la ministre en charge des affaires sociales et de la microfinance.
En effet, j’ai entendu parler de cette femme, qui, malgré tout, est demeurée dans son parti d’adoption et qui a eu une carrière exemplaire dans différentes administrations. Le mélange entre la vision (politique et associative) et la connaissance technique devrait l’amener à une approche sérieuse de la tâche qui lui a été confiée.
Dans cette interview du bilan, elle a cherché à coller à son département en voulant y présenter les grands axes dans un souci du sérieux et sans esbroufe ! En même temps, nous sommes restés sur notre faim car, pour ceux qui ont bien suivi, elle connaissait ses dossiers mais n’avait pas eu le temps de mieux nous parler du projet ARCH par exemple qui est le type de projet en accord avec la promotion du capital humain car, s’intéressant à la santé, à la protection sociale et aux microcrédits.
Dans un système qui a deux (02) ans déjà et qui veut faire vite et bien, où la plus grande partie du peuple ne comprend rien à son avenir, il est essentiel de laisser non seulement nous expliquer les projets dans les langues que nous connaissons le plus, mais de laisser nous les expliquer par une dame en qui nous pouvons croire et espérer au regard de son parcours de rigueur et de compétences.

Maoudi Comlanvi JOHNSON, Planificateur de l’Education, Sociologue, Philosophe

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