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Le Bénin gagnant !

C’est le slogan de campagne d’un candidat à l’élection présidentielle de mars 2016 au Bénin. Nous ne sommes peut-être pas sur la même longueur d’onde, en parlant de Bénin gagnant comme lui.

Mais il a l’avantage d’inspirer notre titre de ce jour. En effet, dans cette joute électorale, le Bénin a démontré, une fois de plus, son attachement à la paix. Et pour nous, cette valeur est essentielle voire indispensable pour la construction d’un Bénin prospère. C’est peut-être un nouveau départ qui s’appuie sur un Bénin qui gagne en maturité démocratique, en culture de paix et en solidarité agissante. Face à un Talon triomphant, se dresse un Zinsou élégant, qui reconnaît sa défaite, sans coup férir avant même la proclamation des résultats officiels. Stratégie de pression pour aider un pouvoir évanescent à s’évanouir ! Seul le génie béninois nous le dira ! Il est évident de constater qu’en dépit des divergences temporelles, c’est un duo gagnant qui sort le Bénin de ses fumerolles d’angoisse, de ses peurs cumulées, tapies dans les ravins de l’incertitude du lendemain, de la pauvreté grandissante, de la misère accablante. A côté des pratiques cyniques des politiques lors de la campagne présidentielle, des injures identitaires qui, sous d’autres cieux, auraient facilement dégénéré, l’éducation à la culture de la paix s’est enracinée dans le cœur et les esprits des Béninoises et des Béninois. N’est-ce pas là, l’expression d’un Bénin qui gagne, se fait plaisir et continue d’étonner le monde en perpétuant la tradition ! Monseigneur de Souza n’a-t-il pas légué cet héritage au Bénin en 1990 ? La paix, la culture de la paix deviennent dès lors, un patrimoine national, un héritage inaliénable à transmettre aux générations futures. Quels que soient les travers de notre démocratie, quels qu’en soient les revers, nous avons un idéal de paix, de justice et de sérénité à préserver ! Sur ces valeurs, à transmettre aux enfants et aux petits-enfants de notre terre nourricière, il ne doit y avoir ni compromis, ni compromission. Dans la paix, nous pouvons grandir et faire grandir ceux qui nous entourent, devenant, malgré nous, et à nos corps défendant, des références et des référents lucides, lunatiques et pourtant terrestres ! Il me plaît de conclure en reprenant Aimé Césaire dans le Cahier d’un retour au pays natal, pour dire aux nouveaux dirigeants de notre pays, de s’offrir en cerise sur le gâteau, la grandeur d’être la bouche des malheurs qui n’ont point de bouches et la voix des libertés qui s’affaissent au cachot du désespoir. Le Bénin a montré qu’il pouvait gagner, c’est à nous, dans ce nouveau départ, de montrer que nous pouvons gagner avec le Bénin.

Ulrich Vital AHOTONDJI

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