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Quatre questions au Maire de Gogounou sur la construction des centres Barka

« L’investissement a été très utile et témoigne qu’on ne s’est pas trompé »

En tournée dans les centres Barka le vendredi 22 Juin 2018, le ministre en charge de l’Enseignement Primaire et son homologue de l’Enseignement Secondaire ont visité le centre Barka de Ouèrè dans la commune de Gogounou. A travers cet entretien accordé à Educ’Action, Moutawakirou Gounignan, le Maire de la commune parle de comment sa commune s’est beaucoup investie dans la construction des centres Barka de sa localité. Entretien !

Educ’Action : En tournée dans les centres Barka, le ministre en charge de l’Enseignement Primaire et son homologue du Secondaire ont rendu visite aux apprenants du centre de Ouèrè. Quelles sont vos impressions ?

Moutawakirou Gounignan : Au nom de la population de Gogounou, je voudrais exprimer mes sincères remerciements aux deux ministres et au Président de la République pour avoir choisi le centre Barka de Ouèrè dans la commune de Gogounou pour les visites de terrain. C’est un honneur pour la population de Gogounou de les recevoir et nous profitons de cette occasion pour dire au Chef de l’Etat que la population de Gogounou est déterminée à l’accompagner jusqu’au bout de son mandat.

Contrairement aux autres communes, Gogounou s’est beaucoup investie financièrement dans la construction des centres Barka. Qu’est-ce qui vous a motivé à mettre la cagnotte si haute ?

Ma commune s’est beaucoup investie dans la construction des infrastructures qui doivent accueillir les élèves déscolarisés. La contribution de la commune pour la réalisation de ces infrastructures a été plus importante parce que là où on nous demande 100.000 Francs Cfa, nous, nous avons investi plus de 3.500.000 Francs Cfa. Cela montre que la commune de Gogounou a la volonté d’accompagner ce programme pour le bonheur de nos populations. Vous savez, dans le domaine de l’éducation, Gogounou est encore à la traine et moi que vous voyez, je fais partie des acteurs de l’enseignement. A ce titre, si Dieu nous donne cette opportunité, il faut la saisir et investir dans ce sens pour montrer que nous avons à cœur l’éducation parce que sans l’éducation, il n’y a pas de développement.

Un an après l’implémentation des centres Barka dans votre commune, pensez-vous que cet investissement que vous avez fait en son temps était utile ?

Ici à Gogounou, les populations ont vraiment apprécié la manière dont les cours se déroulent dans les différents centres Barka de la commune. Nos deux ministres sont allés dans la salle pour voir comment les cours se déroulent et cela s’était très bien passé parce que l’animatrice qui était dans la salle avec ses élèves a fait preuve de détermination. L’investissement a été donc très utile et cela témoigne qu’on ne s’est pas trompé dans l’investissement qu’on a eu à engager. Je vais dire aussi que cette approche du bilinguisme est très salutaire parce que le gouvernement a l’ambition d’introduire nos langues nationales dans nos différents programmes scolaires et si le PAEFE, à travers les centres BARKA, a commencé cette initiative, je pense que nos différents ministres chargés des questions de l’éducation doivent utiliser cette expérience du PAEFE pour pouvoir les reverser dans nos programmes scolaires.

Quel message avez-vous à l’endroit de vos collègues des autres communes qui trainent encore les pas à investir dans le fonctionnement des centres Barka installés dans leurs localités ?

Je pense que les centres Barka ont comblé l’attente de la population. C’est pour cette raison que j’invite les autres communes à emboîter le pas à la commune de Gogounou qui est honorée aujourd’hui aussi bien par les différentes descentes de l’équipe de coordination que par la visite des ministres de l’éducation du gouvernement de la Rupture.

Propos recueillis par Edouard KATCHIKPE

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