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Le 1er Vice-recteur de l’UAC parle des conditions d’une année blanche au Supérieur

« Il y a un risque et la situation est préoccupante »

La grève latente dans le secteur de l’éducation interpelle tous les acteurs du système, du primaire au supérieur en passant par le secondaire. Le premier Vice-recteur de l’UAC revient ici sur les conditions pour décréter une année blanche dans le supérieur.

 

Educ’Action : Quels sont les textes qui régissent l’année blanche à l’université ?

Djimon Marcel Zannou : A notre connaissance, il n’y a pas un texte qui parle de l’année blanche. Les textes qui existent font état de l’organisation du temps de l’apprentissage et de la formation. Dans le système LMD, l’année académique est repartie en deux semestres et chaque semestre compte 14 à 16 semaines. Les enseignements sont programmés sur cette période-là. Avec ce délai, on peut valider la formation. Mais, en cours d’année, il peut avoir des contingences face auxquelles il faut s’adapter afin que les enseignements soient dispensés. Si des situations nous contraignent à ne pas respecter les 12 semaines minimum, alors la question de validation des formations va se poser, et par ricochet, celle de la validation de l’année académique. Mais, avant de prendre une quelconque décision, il faut d’abord voir si un ajustement du calendrier est possible. Dans le cas contraire l’année est invalidée.

En la matière, est-ce que les facultés et écoles sont autonomes ?

Le calendrier académique est le même pour toute l’université et toutes les entités. Il peut arriver qu’une situation soit circonscrite à une entité et ne touche pas les autres entités. Alors, ces dernières continuent leur travail. Il peut arriver que l’année soit invalidée pour une entité et pas pour les autres. C’est ce qui est arrivée à la FLASH. De ce point de vue, les entités sont indépendantes pour ce qui concerne l’organisation, le déroulement des cours et le respect du calendrier académique.

La situation actuelle ne risque-t-elle pas de nous conduire à une année blanche à l’université ?

Il y a un risque et la situation qui prévaut actuellement est préoccupante pour nous tous, mais nous espérons un dénouement rapide. Quand on regarde la situation de l’université aujourd’hui, c’est difficile de dire que nous sommes dans une situation d’année blanche. Le moment venu, ce qui a été fait jusqu’à présent en matière d’enseignements et d’unités validées déjà dans les entités seront évaluées et le complément sera valablement assuré pour que l’année soit considérée comme valide. L’année peut être invalide dans une entité sans que ce ne soit toute l’université. Mais une année blanche à l’université signifie que toutes les entités sont concernées. Mais il faut noter que malgré la grève, les enseignements se déroulent, les évaluations sont faites mais peut-être pas au rythme qu’on aurait souhaité. Le point sera fait au moment venu.

Propos recueillis par Adjéi KPONON

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