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Arrivée 2ième du Bénin au BAC 2018 avec 17,77 : Bassimath Adoukè Eyitayo Adam reste insatisfaite

Toujours 1ère de la classe de Terminale C au Collège Catholique les Cours de Soutien Scolaire, Bassimath Adoukè Eyitayo Adam, âgée de 17 ans, ne se fait pas prier pour étudier.

Depuis son enfance, elle était toujours parmi les 5 premiers et faisait la fierté de ses parents. Née le 21 septembre 2001 de Madina Idrissou Adam, Directrice Administrative et Financière à Medical Care Development International (MCDI) et de Ibouraïma Adam, déclarant en douanes à SobeTrans, Bassimath Adoukè Eyitayo Adam reste une éternelle insatiable d’après ses résultats et ce, depuis son enfance. « Bassimath était au CP quand elle occupa la deuxième place en classe. Parce qu’elle était 2ième de sa classe, à son retour à la maison, elle est rentrée directement dans la chambre pour pleurer », a témoigné sa mère Madina Idrissou Adam, pour montrer que sa fille avait pris le pli du goût aux études depuis sa tendre enfance. Propos que confirment les résultats de la lauréate au lendemain de la proclamation des résultats du Baccalauréat 2018. « J’étais un peu surprise d’apprendre que j’étais la 2ième du Bénin sur le plan national parce que je voulais être la 1ère », a laissé entendre Bassimath pour dire toute sa déception liée à son rang national. Néanmoins, informe-t-elle, son soulagement et sa consolation résident dans le fait qu’elle n’a pas à disputer la première place au Bac C du Bénin avec les autres candidats. Un défi qu’elle se serait lancée depuis les vacances, a-t-elle fait savoir. « Je vois Bassimath écrire derrière sa porte depuis les vacances, je serai la 1ère du Bénin au Bac C », a laconiquement confié Madina Idrissou Adam. Si les premiers sentiments de Bassimath étaient la déception d’être la 2ième au Bac, c’est aussi le cas chez son professeur principal qui n’a pas caché sa déception. « J’étais déçu parce que tout au long de l’année quand on travaillait, je lui ai fait comprendre qu’elle a tout le potentiel pour occuper la première place du Bénin et si possible battre le record en termes de moyenne », a laissé entendre d’un air frustré Evariste Tiko, professeur principal de Bassimath. Il ajoute qu’il avait un ‘‘contrat individuel’’ avec Bassimath. Ainsi, pour arriver 2ième du Bénin, Bassimath Adoukè Eyitayo Adam fait de la prière son lit et travaille avec ses camarades qui ont des difficultés à assimiler le cours.

Le partage de connaissances et la prière : les secrets de réussite de Bassimath…

En dépit de son niveau de compréhension dominant par rapport à celui de ses camarades, Bassimath Adoukè Eyitayo Adam ne se recroqueville pas sur elle-même. En classe et en dehors de la prière, elle se rapproche de ses camarades pour les aider en cas d’incompréhension de certains exercices. « Quand le professeur marque une pause pour sortir tout en nous donnant d’exercice, elle se rapproche de ceux qui n’ont pas bien compris pour le leur expliquer», confie Gérard Toudoguin, l’un des camarades de classe de la 1ère fille au baccalauréat sur le plan national. Pour expliquer les raisons d’un tel comportement, Bassimath Adoukè Eyitayo Adam, avec un sourire proéminent, renseigne sur les raisons qui fondent cette habitude : « je travaille avec mes amis qui ne comprennent pas certaines choses parce que c’est en partageant la connaissance que soi-même on apprend plus. Par exemple, si on t’amène une épreuve, tu aides la personne. On ne sait jamais si cette épreuve sortira plus tard », a expliqué la lauréate avant d’affirmer que la première sous-tâche donnée au Bac en physique, elle l’avait déjà traitée avec une amie qui ne comprenait pas. Aussi, poursuit-elle, je dérange beaucoup mes professeurs en cas d’incompréhension et je reprends toujours tous les cours faits à mon retour à la maison. A la question de savoir les matières dans lesquelles elle ne brille pas, la 1ère du Collège Catholique les Cours de Soutien Scolaire déclare que ne pas travailler pour elle, signifie ne pas avoir obtenu 20/20 dans la matière et que seuls le français et les sports font dérogation à la norme établie par elle. « Elle travaille dans toutes les matières. Il n’y a pas de matière dans laquelle elle ne travaille pas. Depuis 4 ans que je suis professeur principal de la terminale C, je n’ai jamais vu une élève de la trempe de Bassimath. Elle a une grande capacité d’écoute, de concentration, d’analyse et de réflexion. Elle a aussi l’esprit de perfectionnement, c’est-à-dire qu’elle cherche à avoir 20 », dira Evariste Tiko pour confirmer les propos de Bassimath. Dans l’objectif de faire éclore des talents dans le Collège Catholique les Cours de Soutien Scolaire, l’administration a opté pour le système d’émulation en termes de méthode de travail et les parents pour le suivi de Bassimath.

Du contrôle au système d’émulation à l’école…

Le résultat de Bassimath préoccupe tellement son père qui ne se lasse pas de prendre de ses nouvelles depuis son bureau. De temps à autre, il procède à un contrôle de l’organisation de sa fille à la maison. « On la surveillait jusqu’à la fin de l’année. J’appelle souvent la maison pour savoir si elle a pu faire les exercices. Mais, tôt les matins, je laisse des instructions sur ce qu’elle doit faire », a témoigné Ibouraïma Adam, le père de Bassimath avant de souligner qu’elle a de répétiteurs en mathématiques, physique-chimie et SVT. « Il y a des systèmes d’émulation. Chaque année, on donne des prix aux meilleurs pour les motiver à mieux faire. Chaque candidat a son emploi de temps personnel et nous suivons cela avec eux. Chaque année, je fais l’effort de ramener les anciens lauréats pour qu’ils puissent partager leur méthode de travail avec les nouveaux candidats », a précisé Evariste Tiko, professeur d’histoire-géographie au CCC de Soutien Scolaire, parlant de la méthode de travail.

Des défauts aux loisirs de Bassimath…

S’agissant de ses défauts, Bassimath Adoukè Eyitayo Adam d’une taille de 1m75 et d’un teint noir n’aime pas trop faire la cuisine africaine mais préfère préparer les gâteaux avec un cahier de cuisine à l’appui. Issue d’une famille de 4 enfants dont elle est l’aînée, la fille de Ibouraïma Adam aime regarder la télévision, dormir ou jouer aux jeux sur les tablettes. En ce qui concerne la nourriture qui donne du goût à ses papilles gustatives, la première des filles du Bénin au Bac 2018 a affirmé qu’elle adore les frites à l’omelette. Par ailleurs, son rêve est de devenir génie en informatique et se spécialiser en intelligence artificielle.

Enock GUIDJIME

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