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Ismaël Gounou Rezaould Adam Soulé, 1er au BAC 2018 avec 17,81 : L’accomplissement d’une ambition désirée et préparée

Tout comme un ticket gagnant de la loterie, s’il y a un numéro de table dont pouvait rêver tout candidat à la veille de l’examen du Baccalauréat 2018 pour être sous les feux de la rampe au lendemain de la délibération et de la proclamation des résultats, c’est bien le numéro 323-A9-307 (Jury 184) attribué par les services techniques de l’Office du Baccalauréat au candidat Ismaël Gounou Rezaould Adam Soulé né le 26 juin 2001 à Parakou et déclaré 1er national à l’issue de ce sprint intellectuel national de fin de cycle donnant accès aux études universitaires.

Classé 1er national au Bac 2018 pour avoir distancé la 2ième au plan national de quelques points près aux épreuves orales et sportives, Ismaël Gounou Rezaould Adam Soulé, l’homme qui dit aimer les sorties entre amis et qui n’a pas de préférence alimentaire a été royalement reçu en milieu de semaine à la Fondation Claudine Talon. Originaire de Nikki dans le département du Borgou, Ismaël Gounou Rezaould Adam Soulé, un féru du beau football qui est parti de cette Fondation avec un ordinateur et un chèque de cinq cents mille (500.000) francs CFA, dit ne pas être surpris par ce résultat qu’il affirme avoir rigoureusement et minutieusement préparé depuis la classe de première. «La première personne à m’informer, c’est une amie qui m’a informé par un message téléphonique. Je mangeais quand j’ai eu le message. J’étais d’abord surpris parce que c’était un moment unique. Très rapidement, j’ai saisi le portable pour me connecter sur les réseaux sociaux, c’est de là que j’ai eu la confirmation que j’étais effectivement le 1er du Bénin », a déclaré l’hôte de Claudine Talon, renseignant ainsi sur les conditions d’annonce de la nouvelle qui a fait, en un temps record, le tour du Bénin et du monde au plan éducatif. En l’espace de quelques heures seulement, l’homme qui est devenu le personnage éducatif béninois le plus célèbre du moment dit avoir le succès modeste : « Il n’y a rien de si spécial d’être le 1er national au Bac 2018. Ce fut, pour moi, un sentiment de joie, de fierté et d’humilité car, il ne faut jamais oublier que seul Dieu a la gloire. Je ne dirai pas qu’il y a un sentiment spécial d’être 1er du Bénin au Bac ». Même réaction du corps d’encadrement du lauréat exprimé ici par le Père Censeur Bienvenue Ahouandjinou. « La main de Dieu est davantage agissante et ce résultat-là, nous ne pouvons pas l’attribuer à l’homme mais à la Vierge Marie », a laconiquement lâché le Père Censeur avant de partager à son tour, ses sentiments et ceux de son lauréat à l’annonce de la nouvelle : « le premier sentiment pour tout homme est celui d’une grande joie. Cette joie est accompagnée en même temps d’une prise de conscience par rapport à la lourde responsabilité qui incombe au Collège qui doit travailler à maintenir le cap. Quant aux sentiments de Ismaël, ils furent ceux de fierté eu égard à tout l’effort qu’il a fourni au cours de l’année et même dans les classes antérieures puisqu’il a régulièrement été le major de sa promotion». Ismaël Gounou Rezaould Adam Soulé qui vient d’inscrire son nom dans les annales de l’histoire du Baccalauréat au Bénin, raconte qu’aucune ambiance spéciale n’a régné ce soir-là à la maison lorsque l’annonce de la nouvelle a été faite à la famille Adam Soulé qui l’a d’ailleurs sobrement célébrée en famille. En l’absence de feus Ibrahim Adam Soulé et de Abiba Yallou, ses parents biologiques, Ismaël dit s’être fait entourer à l’occasion, de la ministre Aurélie Adam Soulé (sa sœur), de Dannialou Zoumarou (son époux) et de son autre sœur Majdouline Adam Soulé.

Ismaël Gounou Rezaould Adam Soulé, le Data Scientist en devenir …

Le Baccalauréat série D désormais en poche, une bourse d’excellence plus que garantie, l’une des fiertés nationales du moment du Bénin, en tout cas au plan éducatif peut scruter l’horizon avec assurance. Agé seulement de 17ans aujourd’hui, Ismaël Gounou Rezaould Adam Soulé peut envisager l’avenir avec confiance et sérénité. « Je rêve de devenir un Data Scientist, un scientifique des données. J’envisage donc poursuivre mes études dans le big data (les données massives)», ambitionne Ismaël Gounou Rezaould Adam Soulé qui jure de retourner au bercail, à la fin de sa formation pour servir son pays tout comme ce fut le cas de sa sœur aînée ministre ayant bénéficié dans les mêmes conditions, d’une bourse d’excellence en 2001 après son baccalauréat pour poursuivre ses études en télécommunications en France.

Conseils aux candidats au Bac 2019 pour un examen réussi …

A la question de savoir comment devient-on 1er national au Baccalauréat au Bénin, Ismaël Gounou Rezaould Adam Soulé répond d’un air condescendant : « il faut juste se contenter de travailler et de séparer le travail de la distraction. A cela, il faut ajouter la prière et croire en soi-même ». Aussi adresse-t-il un message à tous les potentiels candidats au Bac 2019 : « je leur demande de donner le meilleur d’eux-mêmes, car c’est mon crédo. Lorsqu’on donne le meilleur de soi-même, on va toujours plus loin. Pour atteindre ce résultat, je me suis organisé en élaborant un emploi du temps personnalisé. Mais c’était un emploi du temps variable qui changeait chaque jour en fonction des besoins que j’avais dans la journée. Je leur demande de faire de même. »

Le secret de la bonne moisson conté par le Père Bienvenue Ahouandjinou…

releveA la question de savoir comment arrive-t-on à hisser son école au rang des établissements les plus performants du Bénin à l’issue des examens nationaux chaque année, le Père Bienvenue Ahouandjinou répond sans langue de bois : « Le 1er secret, c’est de faire prendre conscience aux enseignants du fait qu’au-delà de leur sacerdoce qu’est l’enseignement, ils sont d’abord et avant tout des éducateurs. Ce qui exige présence et accompagnement. Ça permet de lire entre les lignes et de déceler ce que les autres ne peuvent visiblement pas toujours percevoir. Le second secret, c’est la rigueur au niveau de l’exactitude et au niveau du suivi du cours à travers les AE qui font des inspections en dehors des inspections générales et qui contrôlent la progression du planning des activités. Et en marge de cela, aider les élèves par ce qu’on appelle un ‘’emploi du temps personnel à la maison’’ à pouvoir exploiter toutes les capacités et potentialités dont ils sont pourvus. Et là, j’ouvre une brèche sur la question de la méthodologie qui compte beaucoup. Le dernier facteur de réussite, c’est l’implication des parents. L’argent ne fait pas tout. Il y a une présence des parents qui accompagne l’évolution de leurs enfants et ceci leur permet de savoir que, que ce soit à l’école ou à la maison, il y a toujours un œil sur ce qui se fait et ce qui se vit. C’est cela qui permet aux enfants de recouvrer leur confiance et d’exploiter les potentialités dont ils sont pourvus. Enfin, il y en a qui sont craintifs du bâton alors que c’est un facteur non moins important qui leur permet de se mettre également au pas. Et là, c’est toujours avec l’implication des parents ». Avis que partage d’ailleurs Ismaël Gounou Rezaould Adam Soulé qui confirme la politique de la carotte et du bâton en vigueur dans son école avant de se prononcer sur le débat de châtiments corporels à l’école. « Quand on est élève, on voit ça toujours en mal. Je ne suis ni pour ni contre. Je pense qu’à certains moments, certaines personnes en ont besoin. Mais je pense que l’important, c’est la conscience individuelle qui tranchera la question de retrait du bâton à l’école. Que chaque élève fasse ce qu’il a à faire et il ne sera pas châtié», a-t-il fait savoir convaincu.

Romuald D. LOGBO

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