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Promotion des métiers techniques et professionnels : Le Bénin se dote d’une politique améliorée de l’EFTP

La salle de conférence Toffa 1er de Bénin Royal Hôtel a servi de cadre aux acteurs du système éducatif de l’Enseignement et de la Formation Technique et Professionnelle (EFTP) pour un atelier dont le but est de valider le document de revue des politiques de l’EFTP au Bénin. Organisé par l’Unesco, la deuxième édition de cet atelier a connu la participation des cadres de l’EFTP venus pour s’imprégner des nouvelles offres éducatives pouvant booster l’économie béninoise. C’était dans la journée du Mardi 29 Mai en présence du ministre de l’ESFTP Mahougnon Kakpo.

 

« 90,84% de nos concitoyens,  donc ceux là qui ont entre 15 et 64ans et qui sont dans le secteur informel sont loin de contribuer de façon efficace à l’essor d’une économie moderne, celle à laquelle tout peuple est à même d’aspirer. Nos vaillants artisans, producteur et éleveurs sont victimes d’un système éducatif peu ambitieux qui accorde peu d’intérêt à leur capacité à changer le visage de notre société. » Ce sont là les propos du ministre Mahougnon Kakpo qui donne tout un sens à cette assise dont le but ultime est la validation du document de revue des politiques de l’EFTP. Lequel document va permettre aux différents acteurs présents, de prendre connaissance des moyens et actions mis en place par les experts de l’Unesco pour booster l’économie béninoise à travers les métiers techniques et professionnels. A l’entame de cet atelier, Rokhaya Diawara, représentante du directeur du bureau régional de l’Unesco à Abuja, a renseigné les cadres sur la qualité des experts ayant  contribué à l’élaboration de ce rapport avant de donner un brin de détail sur le contenu de ce document présenté par les experts Jackie Fourniol et Hélène Guiol. « Avec ce rapport, vous aurez une vision claire des grands constats tels que la pression démographique et la pauvreté et leur conséquence sur les compétences ; la croissance économique insuffisante qui ne réduit pas suffisamment les inégalités ; la faible efficacité interne et externe ; la faible qualité du capital humain et l’accès limité à la technologie ; la non adéquation formation emploi et acquisition de compétence nécessaire dans le domaine de l’EFTP » a-t-elle informé. Tout en laissant le document à l’appréciation des acteurs du système, Rokhaya Diawara  reste convaincue de l’importance de ce document. « Nous estimons que vous allez disposer d’une base solide pour orienter vos décisions dans l’opérationnalisation de la vision du chef de l’état du Bénin et de son gouvernement qui vous ont confié de réussir la mission de la formation structurelle de l’économie béninoise ». Rassuré de la pertinence des constats faits par les experts de l’Unesco, le ministre de l’Enseignement Secondaire Technique et de la Formation Profession, Mahougnon Kakpo a salué l’Unesco pour la qualité et l’envergure de ses actions aux côtés du peuple béninois et de son gouvernement. « Le rendez-vous de ce jour est une illustration parfaite de l’attachement de l’Unesco à accompagner le gouvernement dans sa volonté de réformer totalement le système éducatif de notre pays. Depuis avril 2016, l’ambition de faire de notre école un levier stratégique de croissance économique et d’épanouissement social se matérialise progressivement et cela nous y arrivons résolument parce que nous gagnons chaque jour le pari des réformes en profondeur » a exprimé le ministre avant l’ouverture officielle de l’atelier. Des activités en ateliers sur différents thèmes, des débats sur les principales conclusions de la revue sont autant d’activités qui ont permis aux cadres et acteurs du système, d’apporter des suggestions et recommandations pour l’amélioration de ce document. Pour information, la validation de ce document qui en est à sa deuxième édition a été déjà élaborée en 2011 par l’Unesco et le BIT sous la demande du gouvernement béninois pour examiner le travail qui se fait dans l’EFTP.

Impression de quelques participants

Zinsou Cosme Zinsou, réprésentant du Conseil National du Patronat

Après cette journée, c’est un sentiment de fierté, de satisfaction face à l’attitude que les cadres ont eu par rapport à ce document. C’est un signe qui montre la détermination, l’engagement des cadres à faire de l’EFTP, un levier pour le développement de notre pays puisque le document que nous sommes venus valider, c’est un document qui fait la revue. En 2011, on avait déjà eu une activité de ce genre, parce qu’à l’époque, le gouvernement avait fait appel à l’Unesco et au BIT pour faire la revue de ce que nous faisons dans le sous secteur. Donc le gouvernement a jugé utile de faire encore appel à cette institution pour voir là où nous en sommes et les experts qui ont travaillé donc on révélé certaines forces entre 2011 et aujourd’hui.

Solange Agbadjé, Directrice du FODEFCA

Je suis ravie de l’intérêt que le sous secteur de l’EFPT suscite au plus haut niveau, au niveau du chef de l’Etat et surtout au niveau des partenaires techniques au développement. On a eu une journée très intéressante et nous avons eu beaucoup d’experts acteurs du domaine et nous avons mis en synergie nos réflexions pour résoudre et chercher des solutions aux problèmes du sous secteur de l’EFTP. Je suis sûre que si nos recommandations, suggestions sont prises en compte, nous allons beaucoup changer le paradigme à ce niveau et ça va être au bénéfice de nos populations cibles et au bénéfice de la formation pour l’insertion professionnelle.

Mohamed Madougou, Coordonnateur CAPED Unesco-Bénin

Il s’agit de valider le document de la revue des politiques de l’EFTP qui est parti d’une demande du gouvernement de pouvoir réactualiser ce document initialement réalisé en 2011 entre le BIT et l’Unesco. Ce qui a motivé la relecture de ce document, c’est le fait que le gouvernement a élaboré un nouveau plan sectoriel de l’éducation. Il était important que la revue puisse s’arrimer à un certain nombre de considération contenu dans ce document. Aujourd’hui tous les acteurs qui ont été mobilisés, nous ont apportés leurs contributions diverses pour pouvoir finaliser le draft que nous ont présenté les experts mobilisés par l’Unesco. C’est une avancée notable et la suite, les grandes recommandations vont faire l’objet d’un plan d’action et l’Unesco pourrait prendre partie pour mobiliser d’autres partenaires techniques et financiers pour la réalisation donc des actions en faveur du gouvernement.        

Augustin NASSARA enseignant

Mes impressions sont bonnes. Quand vous avez des difficultés, il faut prendre le temps de réfléchir et de chercher chaque fois  des solutions. C’est ce que nous sommes en train de faire. Mais  pour le moment, je ne peux rien dire parce que nous sommes à la phase de validation. On attend que le document soit validé et ça va servir certainement d’outil de travail pour tous les acteurs du système. Ça va leur permettre de donner de nouvelles orientations à la formation technique et professionnelle.

Christian Gilles GOMEZ, proviseur du lycée technique et professionnel de Kpondehou Cotonou

Mes impressions sont bonnes d’autant plus que je suis un produit pur du secteur de l’EFTP. Et comme notre constitution l’a précisé, l’enseignement technique est au cœur du développement de notre pays donc c’est une priorité. Je suis fier que le gouvernement et les partenaires technique et financier s’accordent leurs violons pour qu’on puisse en discuter et voir comment améliorer ce secteur. Nous qui sommes responsable d’établissement nous prions pour que nos établissement soient bien équipés pour qu’on puisse assurer valablement la formation de nos apprenants puisse que dans un pays comme le nôtre, ce n’est pas avoir les diplômes classique qui est le problème  actuel c’est comment avoir la main pour vraiment satisfait nos besoins fondamentaux

Mathieu Avlessi, point focal de la cellule chargée des reformes au ministère de l’enseignement secondaire.

L’essentiel retenu c’est en réalité le bilan qui montre que jusque-là malgré les efforts fournis il Ya encore inadéquation entre la formation et l’emploi en ce sens que le rapport même révèle près de 90 %  des formés du système de l’enseignement technique et même de l’enseignement secondaire général n’arrivent pas à s’insérer dans la vie professionnelle. Donc les objectifs fixés par  l’enseignement et la formation professionnelle ne sont pas toujours atteints. Ce diagnostic signale un non arrimage de la formation avec les réalités du milieu  de l’emploi. Le vrai problème c’est que chaque fois qu’on fait le diagnostic par rapport au problème on n’arrive pas à mettre les recommandations en œuvre. Il faut quand même responsabiliser des gens pour le suivit évaluation et quand  on constate que le capte fixé n’est pas atteint, il faut quand même sanctionner.

ATohoun Raoul, CSGP/STP-PDDSE

J’ai une impression de satisfaction. L’atelier de ce jour qui est consacré à la validation de la revue des  politiques de l’EFTP est en ligne avec le Plan Sectoriel de l’Education que nous avons élaboré. Donc les résultats du document que nous venons de valider sont bien en parfaites harmonie avec les actions que de manière consensuelle ont su planifier dans notre document futur qui gouvernera le secteur à l’horizon 2030. Donc ce document vient compléter le travail que nous avons fait et va beaucoup servir à l’opérationnalisation de tout ce qu’on a eu à planifier en matière d’EFTP.

Ornella BADA (Stg) & Estelle DJIGRI

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