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Préparation des examens de fin d’année : Les candidats du public se prononcent

« Le temps perdu ne se rattrape jamais » dit l’adage populaire. Après plus de trois mois de grèves perlées ayant affecté la qualité des enseignements notamment dans le public, nombre de nos compatriotes s’interrogent sur le niveau de préparation des candidats du public aux différents examens nationaux prévus pour le mois de Juillet qui s’ouvre dans quelques jours. Inquiétudes légitimes qui obligent Educ’Action à descendre dans certains établissements secondaires d’enseignement public pour interroger les candidats sur leur niveau de préparation aux plans académique et psychologique. Et voici ce qu’ils ont dit…

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Maurice Fadégnon, porte-parole du FASES dans le Borgou : « La lutte en cours est une lutte pour la postérité »

Le débrayage observé dans le secteur de l’éducation depuis plusieurs mois connaît une radicalisation depuis la semaine écoulée et même au nord du Bénin connu pour sa souplesse dans les mouvements de grève.

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Me Abou Seidou à propos d’une éventuelle année blanche

" J’ai été victime d’une année blanche à l’université et ça m’a marqué "

Né le 18 novembre 2017, le Parti Liberté Justice de Me Abou Seidou entend apporter sa contribution aux débats en cours pour le dégel de la crise qui secoue l’école béninoise depuis le 16 janvier 2018. A travers cet entretien, l’ex Greffier en Chef du Tribunal de Premier Instance de Cotonou devenu Chef de parti politique apprécie et invite le Chef de l’Etat à écouter sa propre conscience et à agir pour l’intérêt supérieur de la Nation. Lisez plutôt !

Educ’Action : De votre position de citoyen et de Chef de parti politique, quel regard portez-vous sur le secteur de l’Education au Bénin sous la Rupture ?

Me Abou Seidou : C’est dommage que cette crise sociale perdure encore parce que c’est sur le plan de l’Education que nous devons faire beaucoup attention. Actuellement, les collégiens, les universitaires, les enseignants sont en grève. Profitant de la période d’inactivité académique, nombre de jeunes filles s’adonnent à autre chose. Elles s’intéressent à d’autres activités lucratives parce qu’elles ne vont plus à l’école. Nos élèves aussi n’apprennent plus. Vous allez les voir déambuler dans les rues en train de s’amuser et nous risquons de perdre beaucoup d’entre eux. Alors, c’est dans l’Education que l’Etat doit massivement investir parce que lorsqu’on ouvre une école, c’est une prison qu’on ferme. L’Etat gagnerait à peser de tout son poids pour que les cours reprennent. Le Chef de l’Etat est le dernier rempart à qui revient le dernier mot parce qu’il a prêté serment devant nos Institutions, devant le peuple tout entier. L’article 53 de la Constitution faisant de lui le détenteur de la politique nationale du pays, il a le devoir de peser de tout son poids pour la reprise des activités académiques car, il sera le seul à répondre au soir de son quinquennat. Les parents ont investi dans l’Education, l’Etat même y a investi et si on ferme les classes et les amphithéâtres, c’est l’Etat qui sera le grand perdant.

Toutes les médiations semblent visiblement avoir échoué, qu’est-ce que votre parti politique a pu faire pour réconcilier les deux parties en conflit afin que l’école reprenne vie ?

Nous avons effectué plusieurs sorties médiatiques pour appeler au dialogue parce que dans cette guerre, non seulement l’Etat perd mais l’Etat, c’est aussi le peuple entier, c’est vous et moi. Si chacun tire le drap de son côté, nous n’allons pas nous en sortir. J’ai demandé aux syndicalistes de mettre de l’eau dans leur vin, de se sacrifier, de prendre le peu que l’Etat leur donne pour sauver l’année. Pas le Chef de l’Etat, mais délivrer tout un peuple sinon, demain, ils seront comptables de la situation. Le Chef de l’Etat aussi devrait les comprendre en tant que garant de nos Institutions en leur tendant la main. Il faut que cette grève-là cesse.

Si éventuellement année blanche il y a, ne pensez-vous pas que le reste du quinquennat du Président Talon risque gros ?

Je ne vais pas souhaiter l’année blanche sous le régime de Talon parce que tous, nous avons œuvré pour qu’il accède à la magistrature suprême. Arrivé au pouvoir, il a juré que le développement du Bénin sera sa hantise et qu’il est prêt à faire le job. Donc, il doit tenir promesse. Je lui demanderais de ne pas écouter les conseils des autres, furent-ils proches collaborateurs ou hommes politiques, d’écouter sa propre conscience car, demain, après la politique, il y a une seconde vie. Moi, j’ai été victime d’une année blanche quand j’étais à l’université et ça m’a marqué. Je n’avais plus le goût d’étudier, il ne faut pas que ça arrive. Les seuls moyens dont disposent certains parents moins nantis ont dû être investis dans l’Education de leurs progénitures. Des étrangers sont venus ici apprendre. Si année blanche il y a, c’est un échec total pour tous. Mais ce ne sera pas sous ce régime de la Rupture parce que ce régime est venu travailler, relever le défi. Donc, nous devons tout faire pour éviter cette année blanche. Il revient au Chef de l’Etat de se mettre au-dessus de la mêlée. Même après le retrait du régime Talon de la gestion des affaires publiques, le problème de revendications par les travailleurs reviendra toujours à la surface. Que ce soit sous le régime de Soglo ou de Yayi et même de Kérékou, leur premier combat reste la rétrocession des fonds défalqués de façon illégale par les différents régimes. Ce qui veut dire que quoiqu’il arrive l’Etat doit payer.

Ne pensez-vous pas qu’il faille observer une pause aujourd’hui pour repenser la question des grèves à l’école qui ébranle tous les régimes ?

Sous le régime de Soglo comme sous celui de Yayi, il y a toujours eu cette tentative de retrait de droit de grève qui a partout échoué. Je ne vous apprends rien en vous disant que ce sont les mêmes revendications qui reviennent depuis l’indépendance. L’historique des mouvements sociaux réside dans les revendications non satisfaites par le Chef de l’Etat d’alors. Mais lorsque le Président Boni Yayi a passé la main au Président Talon, il y a un procès verbal de passation qui précise les points, objets de revendications légués à son successeur. Il ne faut donc pas que ces mêmes problèmes reviennent pour qu’on retombe dans les mêmes erreurs. Le Chef de l’Etat est arrivé pour changer le pays par des réformes.

Pour finir cet entretien, d’aucuns pensent que le social reste le dernier souci du gouvernement de Patrice Talon. Etes-ce votre avis également ?

J’ai lu dans un journal que le Chef de l’Etat a investi 10 milliards dans le social. Le régime du Président Talon doit davantage investir dans le social parce que c’est à partir du social qu’on pourra apprécier les actions du Chef de l’Etat. Et le Président de la République est en train de faire des réformes dans ce sens-là. Je puis vous dire que la fois passée, j’étais à Sè dans le Mono ou j’aide des orphelins (des enfants d’un an à 15 ans) qui sont dans une brousse et qui dorment dans un local sans matelas, sans lits, même sans une infirmerie et ils n’ont même pas de quoi vivre, de quoi manger. J’étais allé là un dimanche où jusqu’à 9heures, ces enfants n’ont pas pris la bouillie. J’étais obligé de leur acheter deux sacs de riz, un peu du pain, du lait et du sucre pour pouvoir aider ces enfants. A travers la Fondation de Claudine Talon, qui, déjà, fait beaucoup, nous allons essayer de la rencontrer pour qu’on puisse ensemble continuer ces œuvres sociales à travers toute l’étendue du territoire national. Ça fait environ deux mois que je lui ai écrit et j’attends la réponse pour qu’ensemble, on scrute les possibilités d’aider les pauvres.

Propos recueillis par : Romuald D. LOGBO

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