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Emmanuel Dayane Sèdjro Dègla, 18,50/20, 2ième du Bénin pour le BEPC 2018

" Les études et la prière sont les secret pour réussir brillamment à l’école "

Comme chaque année, votre journal Educ’Action se fait l’écho des apprenants qui, avec brio, ont passé les examens de fin d’année scolaire. Emmanuel Dayane Sèdjro Dègla est l’un des heureux candidats qui ont marqué cette année, le Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC). Deuxième au plan national avec une moyenne record de 18,50/20, il rend hommage à Dieu, à ses parents et professeurs.

 

«J’ai eu la chance d’occuper la deuxième place au plan national. Je m’attendais à ce résultat. D’ailleurs, je m’attendais à beaucoup plus, mais ce n’est pas grave… ». Ce sont-là les premiers mots de Dayane à Educ’Action. Major de sa promotion au cours secondaire Saint Augustin de Natitingou, il est né le 25 décembre 2003 à Porto-Novo, d’un père Professeur de Mathématiques à l’Ecole Normale Supérieure de Natitingou et d’une mère enseignante d’Education Physique et Sportive (EPS), très enthousiasmée à l’annonce du résultat de son petit chéri Dayane. Rencontrée dans le cadre convivial de sa demeure à Natitingou, maman Dayane ne cache pas sa joie. « C’est une grande joie pour nous. On n’a pas été surpris. On sait qu’il est bosseur. Mais il faut rendre hommage à la sœur censeur de son établissement C.S. St Augustin de Natitingou qui a donné l’alerte depuis les vacances dernières », a témoigné madame Dègla Falilath née Philipps, mère de Dayane. En effet, au détour d’un coup de fil aux parents du jeune lauréat, la religieuse a attiré l’attention sur les capacités intellectuelles de Dayane qui, selon ses prédictions, pourrait être le premier du Bénin au BEPC 2018. Et puisqu’une telle information ne saurait laisser indifférent, « nous avons renforcé l’encadrement pour que l’objectif soit atteint », a renseigné la mère avant de poursuivre : « on dit souvent que si vous voulez avoir un bon édifice, il faut toujours faire une bonne fondation. C’est en réalité de cela qu’il s’agit ». Dayane, ayant bénéficié d’une fondation solide, n’a pas manqué d’en donner la preuve tout au long de son parcours. De moyennes exceptionnelles, il en a obtenues dans toutes les disciplines. Il entend emprunter le même chemin que son géniteur en déplacement que les envoyés spéciaux de Educ’Action n’ont pu interviewer. Convaincu de ses atouts dans les matières scientifiques, Dayane s’inscrira en série C dès la rentrée prochaine. « Je pense faire la série C. Je me débrouille pas mal en mathématiques et en physique. Dans les matières littéraires, je ne suis pas nul, non plus. Mais je préfère la série C parce que je veux du concret », nous a confié le jeune breveté, entouré pour la circonstance de ses frères, sœurs, cousins, tantes et grand- mère lors de notre entretien.

Les éloges d’une famille atypique pour Dayane...

Parmi eux, Fritzell Florian Yènou, un cousin du 2ème meilleur candidat au BEPC 2018, avec qui il livre un élégant challenge pour les études. Celui-ci a également décroché le sésame de fin d’étude du 1er cycle avec 16 de moyenne. Apprenant au CEG de Malanhoui dans la commune d’Adjarra, département de l’Ouémé, Fritzell se dit fier de son cousin-ami. « Il fait vraiment la fierté de notre famille… Il est ponctuel et ne consacre pas tout son temps à l’amusement… Il a un temps pour étudier et un temps pour jouer », témoigne Fritzell avant de nuancer que, comme tout enfant, Dayane a aussi ses caprices. « Parfois il déconne et moi particulièrement, il m’embête. Mais c’est un frère, c’est un ami que j’aime parce qu’il est pour moi un cousin exceptionnel », a réagi le jeune garçon, la douzaine environ. Neveu hors du commun, Emmanuel Dayane Sèdjro Dègla l’est également pour sa tante Mariam Philipps Agbadébo. Les résultats du garçon ne surprennent guère la jeune sœur à sa mère. « … cela ne m’a pas étonné parce que c’est un enfant qui a un attachement particulier pour ses études… Je peux vous dire qu’il s’est préparé pour cette performance. Ce n’est pas un miracle ». Pour tante Mariam, la plus grande qualité de Dayane est qu’il est un enfant qui comprend vite les gens. Il ne cache pas ses impressions, son avis sur des sujets qu’on lui présente. Son jeu préféré est le football. Accro du cuir rond, il ne se laisse pas conter les classico. C’est un goût privilégié pour le ballon que lui reconnaît sa grand-mère. Proche de son petit-fils, mémé Sourajath Philipps, entre temps attelée à faire le repas de la concession, nous rejoint au salon transformé pour la circonstance en un studio d’enregistrement. Sans se faire prier, elle lança très enthousiasmée : « je m’attendais à ce résultat car je prie beaucoup pour mes enfants et mes petits enfants. Ils sont de très bons petits-fils et j’en suis très heureuse. Je les satisfais en leur faisant la cuisine. Quand ils mangent, ils me rendent à leur tour un précieux service : les études ». Des propos de la plus âgée de la famille qui sonnent à la fois comme un témoignage et une exhortation. C’est pourquoi d’ores et déjà, Félicité Bignon Dègla, tout en exprimant sa grande joie par rapport à l’éclatant rendement de son frère, se résout à lui emboîter les pas.

La performance de Dayane crée l’émulation...

Elève en classe de 5ème, elle s’engage en ces termes : « Dayane est un modèle pour moi. Il me sert d’exemple. Je vais lui emboîter les pas. Il a été 2ème. Moi, je ferai tout pour être 1ère ». Un engagement de la jeune sœur qui réjouit l’heureux aîné. Pour y parvenir, la recette est toute simple. Emmanuel Dayane Sèdjro Dègla : « il faut juste étudier, apprendre ses leçons au jour le jour et faire assez d’exercices. Il ne faut pas avoir peur de poser des questions en classe quand on ne comprend pas les explications des professeurs. En dehors de cela, il est important de s’appuyer sur les parents, car ce sont eux nos remparts. Le secret pour réussir brillamment à l’école, ce sont les études et la prière. Moi, chaque matin, je demande à Dieu de m’accompagner partout, de m’assister dans mes études. Je lui confie ma journée. Je vais à l’église tous les dimanches et parfois les mercredis soirs. Mais ce sont les études qui dominent ». Sa mère ajoutera à la liste des conseils pour réussir que c’est depuis le primaire qu’il faut bien suivre les enfants. « J’ai l’habitude de dire que c’est l’effort qui fait le fort. C’est en forgeant qu’on devient forgeron. Dès lors que vous avez fait l’auto-conscience et identifié vos faiblesses, vous vous mettez au travail dans un effort soutenu », a-t-elle conseillé avant d’exprimer toute sa gratitude à l’établissement de Dayane, à tous les enseignants qui l’ont accompagné jusqu’à ce jour et ceux qui vont continuer l’aventure avec lui, à tous les parents et amis qui ont apporté des inputs dans la vie du lauréat.

Esckil AGBO & Ulrich Vital AHOTONDJI

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