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Première journée de l’examen du BEPC 2018 : Un candidat détenu compose sous haute surveillance militaire à Lokossa

En dehors du Lycée Houffon d’Abomey qui a abrité la cérémonie officielle de lancement de l’examen du Brevet d’Etudes du Premier Cycle de cette année, 264 autres centres de composition répartis sur toute l’entendue du territoire national ont accueilli les 186.399 candidats à cet examen de fin du premier cycle au Secondaire.

Dans certains centres de composition parcourus par l’équipe du journal Educ’Action, plusieurs candidats se sont présentés sans carte scolaire ou avec des cartes d’identité scolaire non valides. Ils ont simplement été interdits d’accès aux salles de composition. Point d’une première journée éprouvante de composition pour candidats et organisateurs …

En dehors des surveillants qui défilent dans les rangées des salles de classes pour surveiller les moindres faits et gestes des apprenants pour le moment dociles face à leurs copies de composition, c’est le calme plat qui règne dans ce centre de composition situé dans le département du Littoral. Nous sommes le lundi 09 Juillet 2018, première journée de l’examen du Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC) au centre de composition du CEG ‘’Nokoué’’. Le Chef centre et son équipe s’affairent à dispatcher la deuxième épreuve, la « Lecture » pour le compte de la matinée. Par la même occasion, des instructions sont données au passage aux surveillants pour s’assurer du bon déroulement de la suite des opérations dans ce centre. Rapproché après s’être libéré de sa tâche, Félix Comlan Koffi, Chef centre du CEG Le Nokoué, témoigne que tout se passe bien dans son centre. « Le lancement départemental a eu lieu ici en présence d’une délégation municipale ayant à sa tête le Maire Isidore Gnonlonfoun et le Directeur Départemental des Enseignements Secondaire Technique et de la Formation Professionnelle. La première épreuve de communication écrite a démarré à 8 heures 00 et actuellement, c’est la deuxième épreuve, celle de la lecture qui se déroule et prend fin à 12 h 30 », a-t-il expliqué pour rassurer l’équipe de reportage qu’aucune situation anormale n’a été constatée dans son centre. Sur les 960 candidats dont 455 garçons et 505 filles inscrits dans son centre, 945 ont répondu présents à l’appel, contrairement aux 8 garçons et 7 filles qui ont brillé par leur absence. Au centre de composition du CEG Kouhounnou-Vêdoko, le Chef centre Hugues Tchoukpa, informe que 3 candidats ont été obligés d’abandonner l’examen pour des raisons de santé et 15 candidats ont délibérément manqué le rendez-vous sur un effectif total de 1037 candidats inscrits. Pour les trois cas d’abandon, le Chef centre rassure : « le ministère a pris les dispositions pour que les candidats qui se trouvent dans ces situations puissent se présenter à la session de remplacement. Nous autres, nous allons mettre tout ce qu’il faut dans le procès-verbal du centre de composition pour qu’ils soient présents à la session de remplacement ». Il n’a pas manqué de conseiller les parents à veiller à la bonne santé des enfants avant que ces derniers ne viennent au centre de composition afin d’éviter ces situations déplorables de cas de maladie au cours des examens. Au CEG Zogbo où le Chef centre Eugène Albert Rodriguez a attesté du bon déroulement de l’examen du BEPC, 33 Candidats étaient absents sur un effectif de 1.116 candidats. Un candidat a abandonné pour cause de maladie. « Nous avons eu deux cas de maladies. Un cas a été traité et le candidat poursuit la composition. Le second cas est dans l’incapacité totale de poursuivre l’examen et est pris en charge par l’infirmière. Comme la maladie a été constatée sur les lieux du centre, un certificat médical lui sera délivré en bonne et due forme par l’agent de santé pour lui permettre d’aller à la session de remplacement », a rassuré le Chef centre Eugène Albert Rodriguez. Après une matinée de randonnée dans plusieurs centres de composition, Gilbert Staline Dah Guédou, membre de l’équipe nationale de supervision du Littoral fait le bilan de son parcours à l’équipe de Educ’Action. « J’ai constaté que la machine a été bien huilée et l’organisation du BEPC est parfaite. Je viens de parcourir quelques établissements et tout se déroule très bien. Il n’y a pas eu le moindre incident et j’espère que cela se passera ainsi jusqu’à la fin », a-t-il confié avant que l’équipe de reportage ne mette le cap sur le département de l’Atlantique pour le même exercice.

Cacaricature BEPC 2018

Des candidats présents au centre de composition sans carte scolaire …

La sirène vient d’annoncer les couleurs du démarrage de l’examen du BEPC au Collège d’Enseignement Général ‘’Le Méridien’’. A 6 heures 30 minutes, les candidats ont envahi le centre d’examen et le ballet de parents d’élèves s’observe déjà aussi devant le portail de l’établissement. « Il faut dire que les épreuves ont été bien lancées. Très tôt, les candidats se sont rués vers les salles et se sont bien installés puisqu’à la veille, un travail a été fait pour leur orientation dans les salles », renseigne Alfred Koundé, Chef centre du CEG ‘’Le Méridien’’ pour montrer le processus qui a concouru au lancement de l’examen dans son centre. Néanmoins, après le lancement de l’épreuve de Communication Ecrite, un candidat sans carte scolaire, accompagné de sa mère, a accusé un léger retard. Une situation pour laquelle Alfred Koundé relate la méthode utilisée pour régler le dysfonctionnement : « Il est venu 10 minutes après le lancement. C’est un candidat qui ne connaissait même pas son numéro de table et proviendrait d’un collège privé. Il nous a montré sa carte d’identité et nous l’avons conduit vers le tableau d’affichage où nous avons pu repérer son numéro sur la base de la carte d’identité qu’il nous a présentée. Nous l’avons conduit devant sa salle où sa photo et son numéro ont été collés ». Selon les explications de la mère du candidat provenant du Complexe Scolaire ‘‘Le Château’’, son enfant n’avait pas eu sa carte scolaire avant ce lundi 9 juillet 2018, jour de composition parce qu’elle devait solder 40. 000 francs Cfa pour la scolarité restante de celui-ci, mais faute de moyens financiers, elle n’a pas pu honorer son engagement. Ceci, relate-elle, aurait fâché certainement les responsables de l’école qui ont confisqué la carte scolaire de son fils pour la remettre à l’un de ses camarades de classe, malgré les multiples mises en garde du Ministre Mahougnon Kakpo à la veille de l’examen du BEPC. Le même cas s’est présenté au Complexe Scolaire ‘’ Cogito’’, sis non loin du CEG ‘’Le Méridien’’. Ici, l’administration a mandaté un enseignant de l’établissement pour venir remettre les cartes scolaires aux propriétaires dans le centre de composition. « Il y a de ces situations parce que les parents ne se seraient pas acquittés des droits d’écolage. Les instructions stipulent qu’on ne devrait pas bloquer une carte scolaire d’un candidat. Pour les cas que nous avons reçus ce matin, il n’y avait pas eu blocage de leur carte scolaire, mais c’est que les candidats concernés ne s’étaient pas présentés dans leurs collèges pour retirer leurs cartes », a défendu le Chef centre du CEG ‘’Le Méridien’’. Même remarque faite par le Chef centre du collège ‘’La Plénitude’’ qui témoigne que des candidats se sont présentés en retard dans son centre et sans le précieux sésame qui reste la carte scolaire. De l’Atlantique, rendons maintenant dans le département du Mono pour prendre le pool de la première journée de composition de l’examen du BEPC avec notre correspondant sur place qui informe d’une régression du taux de participation comparé à l’année passée.

24,84% de l’effectif des candidats en baisse cette année dans le département du Mono …

La chute au plan national de l’effectif des candidats au BEPC 2018 au Bénin par rapport à l’année dernière n’a pas épargné le département du Mono. C’est la déduction faite des statistiques livrées par le DDESTFP du Mono lors du lancement de l’examen ce lundi matin au CEG Koudo dans la commune de Lokossa. Ils sont donc au total 8913 candidats cette année contre 11858 candidats l’année dernière. Soit une baisse de 22,84%. Des 8.913 candidats de cette année, on dénombre 3.015 filles. L’ensemble de ces candidats est reparti dans 19 centres de composition sans compter celui du centre Siloé pour les malvoyants de Djanglanmè. Au démarrage des épreuves ce matin au CEG Koudo, Rodolphe Godovo a rendu hommage à tous les acteurs de l’école qui ont sauvé, sur le fil du rasoir, cette année scolaire. Il a invité ceux du département du Mono à rester encore mobilisés pour une parfaite organisation de l’examen du BEPC. Il a par la suite demandé aux parents de ne pas baisser la garde durant ces trois jours de composition de leurs enfants. Qu’ils veillent correctement sur eux, s’assurent au départ et à l’arrivée de la présence de leur carte d’identité et les réveillent chaque fois afin qu’ils ne soient pas en retard aux compositions. L’idéal, selon Rodolphe Godovo, c’est que les parents raccompagnent si possible leurs enfants aux centres d’examen pour s’assurer de leur ponctualité en salle. Quant au préfet du Mono, il est revenu sur la rigueur qui devrait entourer l’organisation des examens. A ce propos, il a rappelé que le gouvernement fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. A cet effet, dit-il, la loi sur la corruption au Bénin n’occulte pas les fraudes et tricheries lors des examens. Il invite donc les candidats et les surveillants de salle à une grande conscience durant l’examen du BEPC dans le Mono afin de ne pas subir la rigueur de la loi. Appréciant la psychologie des candidats qu’il a rencontrés ce matin, Zinsou Komlan Sedzro dira qu’il compte sur eux pour que le département vienne en tête de peloton à la proclamation des résultats au plan national. Le Maire de Lokossa qui était aussi à ses côtés pour le lancement de l’examen se réjouit que sa commune ait été retenue dans le département pour abriter successivement les lancements du CEP à Ouèdèmè et cette fois-ci le BEPC à Koudo. Après le démarrage des compositions à Koudo, le préfet Zinsou et sa suite se sont rendus dans les centres de compositions d’Agamè, des CEG1, CEG2, et CEG3 Lokossa pour s’enquérir du bon déroulement de l’examen. De ces tournées, on retient qu’un détenu de la prison civile de Lokossa compose sous bonne garde militaire au CEG3. Un candidat négligeant se rend compte ce matin qu’il n’a pas de numéro au centre du CEG1 alors qu’un autre du même centre en avait deux. Selon le Chef centre Léopold Soussoukpo, pas question de lui attribuer le jour de l’examen un numéro si durant tout le temps d’affichage des listes de candidats en vue d’une intégration des omis et de corrections d’éventuelles erreurs, il n’a pas daigné consulter la liste. Au CEG2, un candidat libre a minutieusement cuisiné son échec en se pointant dans la salle de composition avec une carte d’identité périmée depuis 2016 sans aucune autre mesure de solution. La seule solution qui s’imposait donc à lui est de rentrer calmement à la maison le temps de se faire délivrer une carte d’identité valide pour l’année prochaine.

La Rédaction

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