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Négociations Gouvernement-Syndicats : Vers un tandem salvateur pour le secteur éducatif

Que veulent le peuple et la communauté des intellectuels si ce n’est l’accalmie dans le secteur éducatif béninois. Aujourd’hui, les faits et gestes semblent concourir à cet idéal hautement partagé par cette masse de Béninoises et de Béninois psychologiquement assommés par la longue période des débrayages. Il faut bien rappeler à qui veut l’entendre, que les grèves ont duré plus de trois mois avec comme point de départ le 16 janvier 2018.

Les syndicalistes et enseignants grévistes ont amorcé la longue et périlleuse marche des revendications pour, in fine, arracher aux gouvernants six (06) arrêtés d’application de la Loi sur le statut particulier des enseignants. On pourra rétorquer que la lutte a, tout de même, payé avec la prise de ces dispositions légales plausiblement scandées et exigées. L’heure n’est plus au bras de fer, encore moins à la dissonance des points de vue. Fort heureusement, après le déluge, les deux partenaires (gouvernement et syndicats) ont sûrement soupesé l’enjeu que représente l’instruction pour les enfants et jeunes béninois avides de savoirs et de connaissances. Ils ont fini par tomber d’accord sur la nécessité de garder ouvertes les écoles car, tout pays qui ferme les portes de l’école conduit droit dans le mur plusieurs générations de citoyens, avec une prime à l’émergence de la race des bandits et divorcés sociaux. Ils l’ont fortement compris que le jeudi dernier, à l’Infosec de Cotonou, les deux factions se sont retrouvées pour taire leurs divergences et surtout panser les plaies gangrénées de l’école déjà éclopée. Des conclusions et en guise de rappel, on retient la signature de six arrêtés d’application du statut particulier des enseignants du Primaire et du Secondaire, la prise de mesures pour procéder au paiement des enseignants vacataires, ainsi que la mobilisation d’un budget additionnel de 1.000.000.000 francs Cfa au profit des grévistes, pour cette année. Les mêmes efforts seront également faits l’année prochaine pour contenter les mêmes vagues d’enseignants APE et ACE grévistes. D’autres secteurs ont aussi trouvé un début de solutions comme la santé, l’économie numérique, l’agriculture et l’enseignement supérieur. L’adage renseigne ‘‘tiens un, vaut mieux que deux, tu l’auras’’. Il est à espérer que les bruits de botte des syndicalistes et grévistes s’estompent pour le bonheur de l’école et des apprenants en ce qui concerne le secteur éducatif. Gouvernement et Syndicats se lancent ainsi dans une procession responsable vers l’accalmie, laquelle accalmie dans tous les secteurs vitaux de la vie avec une bonne dose d’assurance pour le développement. La sagesse et rien que la sagesse entre partenaires pour éviter à jamais de telle torture au système et aux milliers d’apprenants, qui, pour une énième fois, viennent d’être sacrifiés, eux et leurs parents pour des motifs dont ils ne sont pas responsables.

Serge David ZOUEME

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