banner ong educaction

Annonce des ministres de l’éducation lors de l’an II sous la Rupture : L’année sera sauvée avec le concours des partenaires sociaux

Tout comme leurs collègues des autres départements ministériels, les ministres de l’éducation ont fait le bilan à mi-parcours des actions menées à la tête des trois ordres de l’enseignement au Bénin depuis l’avènement du régime de la Rupture. C’était à l’occasion de l’émission an II du gouvernement diffusée le vendredi 20 avril 2018 sur les chaînes de télévisons béninoises.

 

Les questions de l’année blanche, du dialogue social, de la qualité de l’enseignement, des cantines scolaires, du manque d’enseignants, de la Cité Internationale de l’Innovation et du Savoir (CIIS), de l’inadéquation formation-emploi, de la situation des bourses et secours dans les universités publiques, du problème d’infrastructures scolaires, sont passées au crible. Une heure et demie d’échanges n’auront visiblement pas suffi aux invités de Ulrich Vital Ahotondji du groupe de presse Educ’Action et de Mesmin Adisso de l’ORTB pour éplucher ces sujets. Pour ce qui est de l’année blanche qui plane sur l’année scolaire 2017-2018, les ministres des trois ordres de l’enseignement ont réfuté, à tour de rôle, la possibilité d’une année blanche tout en surfant sur le niveau d’avancement du dialogue au sein de leurs sous-secteurs respectifs.

Du dialogue social dans l’éducation…

En ce qui concerne les Enseignements Maternel et Primaire, Salimane Karimou, le ministre de tutelle a témoigné que son ministère a hérité d’un cadre de dialogue social qui n’arrivait pas à jouer pleinement son rôle dans la prévention des crises. Néanmoins, souligne-t-il, depuis 2016, son ministère a entretenu dans le même cercle, le dialogue social avec les partenaires sociaux. Ce qui a abouti, à l’en croire, à la levée de la motion de grève de l’Intersyndicale de la Maternelle et du Primaire. « Le gouvernement continue de négocier et d’ici à là, la porte de sortie va être trouvée », a rassuré Salimane Karimou. Le même exercice est fait, selon les dires de Mahougnon Kakpo, dans le sous-secteur des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle, avec à la clé, la rencontre avec le Front National des Syndicats de l’Education qui augure d’un dégel total. Abondant dans le même sens que ses homologues, Marie-Odile Attanasso, ministre en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, a déclaré que le dialogue social évolue et les cours vont reprendre sous peu dans les universités publiques. Quid alors des réalisations du gouvernement dans les secteurs de l’éducation au bout de deux ans ?

Des réalisations de l’an II au niveau de l’éducation …

Les ministres de l’éducation ont levé un coin de voile sur les réalisations faites dans leurs différents sous-secteurs. Pour Salimane Karimou, ministre en charge des Enseignements Maternel et Primaire, la construction de 6 000 salles de classes a été projetée sur le quinquennat et plus de 1500 salles de classes ont été construites avec comme salles réfectionnées 650 en 2 ans sur 1500 salles de classes prévues pour les 5 ans. Il n’a pas manqué de témoigner qu’un effort est fait au niveau des mobiliers, de la pénurie d’enseignants tout en insistant sur l’importance des cantines scolaires. Des infrastructures scolaires ont été érigées aussi au niveau de l’Enseignement Secondaire. « … Au niveau de l’Enseignement Secondaire Général pour les années 2017-2018, environ 1200 salles de classes ont été programmées mais à l’heure où nous sommes, nous avons déjà atteint plus de 95% de réalisation », a fait savoir Mahougnon Kakpo, ministre en charge de l’Enseignement Secondaire. Pour le cas des Enseignements technique et de la formation professionnelle dont il a encore la charge, l’autorité ministérielle déclare qu’il a la construction de plusieurs lycées techniques industriels dans certaines communes. Pour ce qui est du haut lieu du savoir, les étudiants béninois ont aussi accueilli de nouveaux amphithéâtres. « … nous avons livré et équipé plus de 7 amphithéâtres, vous avez 3 à l’UAC, 2 à l’Université de Parakou. Toutes les universités ont reçu des infrastructures finies et équipées et il en est de même à l’Université d’Abomey », a déclaré Marie-Odile Attanasso, ministre en charge de l’Enseignement Supérieur pour ainsi montrer les efforts de son ministère en termes d’aménagement d’infrastructures. Abordant la question de la qualité et de la pénurie d’enseignants, les ministres de l’éducation ont témoigné de l’exactitude de ce problème avant de préciser que des formations continues sont faites pour relever le défi de l’éternelle préoccupation de la qualité de l’enseignement. Aussi, ont-ils annoncé un réaménagement du calendrier scolaire de concert avec les partenaires sociaux pour sauver l’année.

Enock GUIDJIME

Developed in conjunction with Joomla extensions.

Vidéos

Developed in conjunction with Joomla extensions.