banner ong educaction

Lancement de l’année Scolaire 2018-2019 par le LARES : 850 filles de 27 collèges et lycées reçoivent le soutien scolaire du projet EQuDeC

Deux semaines après le démarrage de la rentrée académique, le Laboratoire d’Analyse Régionale et d’Expertise Sociale (Lares), appuyé par la Coopération Suisse et la Direction Départementale des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle du Borgou (DDESTFP), a effectué, du 03 au 09 octobre 2018, une tournée dans les 27 collèges et lycées de la zone d’intervention du projet Équité et Qualité dans l’éducation pour un Développement des Compétences (EQuDeC).

Ladite tournée a consisté en l’organisation de rencontres d’échanges avec les autorités administratives et parents d’élèves des établissements, puis la remise de kits scolaires aux filles bénéficiaires du projet.

Créer les conditions favorables à la réussite scolaire des filles, bénéficiaires du projet EQuDec au niveau de l’enseignement secondaire au titre de l’année en cours. Tel est le but visé par la mission de visite des établissements ciblés par le projet. Du CEG Wari-Maro au CEG Sirarou, en passant par le CEG Tamarou, le CEG Tchatchou, le Lycée des jeunes filles de Parakou et le CEG Kika...aucun établissement bénéficiaire n’a été occulté par la délégation du Lares conduite par sa coordonnatrice Esther Adimi. Le Laboratoire d’Analyse Régionale et d’Expertise Sociale, grâce à l’appui de la Coopération suisse renouvelle ainsi les engagements de bonnes pratiques avec les différents acteurs (administrations, clubs des mamans, parents de bénéficiaires et bénéficiaires), et assure, par la même occasion, aux filles bénéficiaires du premier cycle, la disponibilité des fournitures scolaires, puis les frais de scolarité à celles du second cycle. C’est donc pour marquer d’un sceau coutumier le démarrage de ses différentes activités de l’année académique 2018-2019, que l’Ong Lares a initié cette mission de visite dans les établissements où elle intervient. À chaque escale, une séance de travail est tenue avec les administrateurs des écoles et les présidents des associations des parents d’élèves, avant la remise officielle des lots.

L’essentiel des rencontres d’échanges

Pour Esther Adimi, Coordonnatrice du Lares, la séance de travail avec les autorités administratives et les parents d’élèves s’avère l’étape la plus importante. En effet, elle permet non seulement de rappeler les bonnes pratiques des Groupes d’Entraide Scolaires (GES) et Groupe d’Entraide Professionnelle (GEP), des stratégies de lutte contre les violences et grossesses en milieu scolaire, etc., mais surtout, elle fait le bilan des forces et faiblesses au sein de chaque école afin de mettre en place les dispositions adéquates pour améliorer leurs performances. À travers les discussions avec les parents et tuteurs des filles, Esther Adimi a d’une part insisté sur le suivi scolaire de ces derniers avec le dialogue, et d’autre part sur le financement de l’éducation pour la réussite des enfants. Dans le département du Borgou, 4 établissements sur 23 ont atteint l’objectif zéro grossesse en milieu scolaire. Par contre, au CEG Sirarou, l’un des collèges visités, 8 cas de grossesses ont été enregistrés avec plusieurs cas d’abandon des filles. Le directeur du collège, Abiodon Pierre Koutchoro, qui a d’abord reconnu son insatisfaction face aux résultats de son école aux différents examens nationaux, a, par la suite, remercié le Lares de l’effort consenti, tout en exposant leurs difficultés qui se déclinent en pénurie d’enseignants qualifiés. À l’instar du CEG Sirarou, la majorité des collèges visités ont exprimé ce besoin criard du corps d’encadrement. Au CEG Tamarou, les maux dont souffre cet établissement sont similaires. De surcroît, les cours sont dispensés dans l’obscurité et ce sans la disponibilité de toilettes. « Nous avons peu d’enseignants titulaires, mais aussi, il y a trop de cas de grossesses et de déperdition scolaires dans le rang des filles. Je suis disposé à travailler en dépit des conditions de vie peu favorables pour que le CEG Tamarou soit le premier du Borgou. Mais pour cela, il faut que les parents d’élèves et tous les autres collaborateurs s’impliquent véritablement », a martelé le nouveau directeur du CEG Tamarou Richard Dossou, l’air déterminé. À cet appel, Fataï Gbada, président de l’association des parents d’élèves du Collège, a rassuré que les parents d’élèves se sont toujours investis pour le succès des enfants, mais que les efforts seront redoublés. D’après Raoul Bio Yerima, président de la Fédération des parents d’élèves du Borgou, les parents ont l’obligation de s’impliquer davantage dans l’intérêt des apprenants et des établissements scolaires. « Nous avons déjà eu la quantité, maintenant, il faut rechercher la qualité. », a affirmé ce dernier. En réponse à tous ces problèmes, Esther Adimi rassure les acteurs que le Lares s’engage à accompagner ces écoles bénéficiaires et à mettre à leur disposition les outils efficaces déjà conçus.

Esther Adimi remettant symboliquement un prix une fille

Remise de prix symbolique par Esther Adimi

Remise officielle des kits Scolaires

Bien avant la remise des Kits de soutien, les filles vulnérables soutenues par le Lares ont étéentretenues sur les bonnes pratiques à conserver et le renouvellement de leur engagement pour une année de succès, en présence de leurs parents et des autorités administratives. Au total, 850 filles reparties dans les 27 collèges et lycées de la zone d’intervention du projet ont bénéficié du nécessaire pour une reprise des classes effective et apaisée. Alors que les filles du premier cycle ont reçu des kits scolaires variés, celles du second cycle ont reçu l’entièreté des frais de scolarité. Selon Florence Bambou, bénéficiaire de la classe de Tle A, au Ceg Tchatchou, c’est une joie de savoir que l’année scolaire ne sera point interrompue par des renvois intempestifs pour défaut de non-paiement des frais de scolarité. Les apprenantes ont toutes promis au Lares, de relever le défi pour ne contracter aucune grossesse et donner de bons rendements dans l’espoir de recevoir davantage de soutiens.
Il faut rappeler que depuis 2014, environ 900 élèves filles vulnérables des collèges dans les communes de Nikki, N’dali et Tchaourou bénéficient à travers le projet EQuDeC, d’un accompagnement spécifique tant au niveau scolaire qu’au niveau communautaire. Cet accompagnement se traduit par un suivi rapproché au sein de l’école et de la communauté, une dotation de kits scolaires, un appui financier pour le paiement des contributions, des séances de causeries, le soutien pour la mise en œuvre de l’entraide scolaire et bien d’autres.

Ulrich HOUNDJI

Developed in conjunction with Joomla extensions.

Vidéos

Developed in conjunction with Joomla extensions.