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Levées de motions de grève d’une frange d’enseignants : L’école agonie, retrouve de souffles

Et le patriotisme des enseignants grévistes se manifeste au grand soulagement de tous. On l’a tant désiré, souhaité et invoqué : la reprise des classes pour majestueusement contourner le spectre de l’invalidation de l’année scolaire.

Ces acteurs majeurs de l’école, éthiquement inspirés, ont adhéré au plaidoyer collectif, faisant l’option de la levée des motions de grèves en cours depuis plus de deux mois. Le Collectif des enseignants vacataires du sous-secteur du Secondaire, à l’issue d’une Assemblée Générale, a décidé de la reprise des classes depuis hier lundi 26 mars 2018, pour ainsi marquer à sauver l’année, et contribuer à bâtir et former une génération de cadres mus exclusivement par le développement. A l’université, on applaudit dans un élan collectif empreint de chaleur, cette volonté d’une frange d’enseignants du Supérieur à dispenser les cours aux étudiants. Et pour joindre l’acte à la parole, des examens précédemment mis sous boisseau, sont à nouveau reprogrammés pour compter de ce mardi 27 mars. Cet acte de grande responsabilité à l’actif de cette frange d’éducateurs de différents ordres montre royalement sa disponibilité à consentir beaucoup de choses lorsqu’il est question de sauver la République et ses fils, artisans du développement de demain. A en croire certains catastrophistes, l’invalidation de l’année scolaire est bien consommée avec conséquences énormes : un fort taux de déperdition, une marre de déscolarisés, une cohorte de jeunes élèves précocement engrossées, et une marge importante de jeunes gens voués au banditisme de rue et à la grande délinquance. Que de conséquences donc que le Bénin aura effroyablement du mal à solutionner dans le futur. Sans occulter la dose de régression du pays sur le champ du développement. Heureusement, grâce à Dieu, aux mânes de nos ancêtres et à la volonté forte couplée d’une bonne marge de patriotisme des enseignants, que dis-je, de ces enseignants courageux et épris de développement, le pire tend à être dissipé. Et comme l’école béninoise en agonie, retrouve progressivement ses souffles, il est à souhaiter fortement que les réticents, les jusqu’auxboutistes lâchent du lest pour rejoindre la barque des enseignants favorables à la réouverture des salles de classes en dépit des difficultés du moment, du bras de fer latent entre syndicats et Gouvernement. C’est également le lieu pour l’Etat central de poursuivre le dialogue avec comme pour principe majeur de trouver des solutions progressivement et définitivement aux revendications des grévistes. Y renoncer sera suicidaire pour l’école, les apprenants, les parents d’élèves et le Bénin, en général.

Serge David ZOUEME

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