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Campagne nationale de délivrance de l’attestation du Baccalauréat : Des agents déplorent la faible affluence, des bacheliers exigent plus d’amélioration

Des agents de l’Office du Baccalauréat déployés dans plusieurs départements du Bénin procèdent, depuis le 29 octobre 2018, à la délivrance des attestations du Baccalauréat aux nouveaux bacheliers.

Au CEG Sainte-Rita qui abrite l’opération pour le compte des départements de l’Atlantique et du Littoral, Educ’Action est allé prendre le pool du déroulement de cette campagne de délivrance massive du parchemin de fin d’études secondaires. Reportage !

Ça grouille de monde en cette matinée du mercredi 31 octobre 2018 au Collège d’Enseignement Général (CEG) Sainte-Rita de Cotonou, seul centre retenu pour la délivrance de l’attestation du Baccalauréat aux bacheliers des départements de l’Atlantique et du Littoral. Alignés sous une grande bâche devant trois salles de classes tenues par des militaires, bacheliers et étudiants attendent docilement, chacun son tour, pour pouvoir entrer en possession de son attestation. Venue pour la même cause depuis 10 heures, l’étudiante Escrime d’Almeida vient de passer plus d’une demi-heure dans le rang. Approchée par l’équipe de reportage de Educ’Action, l’étudiante apporte des explications sur le processus qui conduit à la délivrance de l’attestation. « Il faut d’abord constituer un groupe de 10 personnes provenant du même département et transcrire les noms sur une feuille. Ensuite, la première personne à avoir écrit son nom en premier, rassemble l’argent de la quittance des autres, la Carte Nationale d’Identité de chacun et les relevés de notes avant de se diriger vers un bureau pour se faire délivrer la quittance. Une fois les quittances reçues, cette personne revient les distribuer aux autres qui vont rentrer à nouveau dans les rangs pour se diriger vers la salle de délivrance de l’attestation », décrit-elle, estimant la méthode déjà trop protocolaire. Un avis que partage sa camarade Justine Samari qui vient de recevoir son attestation après deux heures temps. L’initiative n’est pas mauvaise, avoue-t-elle, mais l’Office du Baccalauréat doit améliorer ses performances en simplifiant le temps de la délivrance pour que le plus tôt possible, on puisse vraiment retirer le parchemin. Cela allège également, poursuit-elle, la tâche à ceux qui sont recrutés pour la distribution. « Il y a beaucoup de personnes assises qui n’ont pas encore intégré les rangs parce qu’on exige de constituer un groupe de 10 personnes provenant du même département. Si tu ne trouves pas 10 personnes venant de ton département, tu ne peux pas te hasarder devant le bureau d’achat de la quittance », confesse un nouveau bachelier sous le couvert de l’anonymat avant de proposer comme solution : « Pour retirer nos relevés, c’était fait par centre et par jury et les choses étaient plus simples et plus rapides. Je pense que l’Office du Baccalauréat peut adopter cette même méthode pour la délivrance de l’attestation du Baccalauréat ». Pour Escrime d’Almeida, c’est peut-être les personnes chargées de délivrer les attestations qui sont en nombre insuffisant. Rencontrée le samedi 03 novembre 2018 au CEG Sainte-Rita, Sara Aïnadou, Chef Service de l’Administration et du Personnel de l’Office du Baccalauréat ne partage pas les allégations selon lesquelles les agents chargés de la délivrance sont en sous-effectif. « Pour le compte des départements de l’Atlantique et du Littoral, nous avons 5 à 6 postes. Ils sont au nombre de 7.000 bacheliers et cela est largement suffisant pour prendre en charge tout le monde », martèle-t-elle avant de souligner qu’il y a eu moins d’affluence cette année comparativement à l’année dernière. « On peut dire que les étudiants ne sont pas sortis massivement comme on l’aurait souhaité. Peut-être que comme les cours ont commencé, ils n’ont pas pu trouver le temps nécessaire pour pouvoir venir retirer leurs attestations. Nous sommes à 25 % de nos attentes », ajoute-t-elle. Démarrée depuis le 29 octobre 2018, la campagne nationale de délivrance de l’attestation du Baccalauréat aux nouveaux bacheliers s’est achevée dans les départements, mais se poursuit jusqu’à la fin du mois de novembre au CEG Sainte-Rita où, cette fois-ci, tous les bacheliers provenant de tous les départements sont pris en compte.

Edouard KATCHIKPE

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