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Carina Sylvie Témitokpé Olakitan Affolabi, 3ième au CEP 2018 avec 18,92/20

Benjamine et fille unique d’une famille monogamique d’obédience catholique de trois enfants dont deux garçons, Carina Sylvie Témitokpé Olakitan Affolabi est née le 05 Novembre 2007 à Natitingou. Arrivée 1ère du département de l’Atacora et 3ème au CEP 2018 avec une moyenne de 18,92, Carina Sylvie Témitokpé Olakitan Affolabi passionnée du scrabble accueille la nouvelle avec honneur et bonheur.

Un résultat obtenu non sans douleur, avoue son entourage. Contrairement à Sèdami Filéas Tchègoun, Carmel Tinhouitin, la génitrice de la 3ième lauréate au CEP 2018 semble bien être surprise de ce rang même si elle avait la certitude qu’elle décrochera son CEP au regard de ses excellentes performances en classe (1ère) tout au long de l’année scolaire. Très émue par son score à cet examen de fin de cycle au Primaire, sa mère a bien des raisons de se laisser surprendre par ces résultats appréciés de tous. Lesquels résultats font aujourd’hui, à l’en croire, la fierté de son foyer et de sa famille. « En réalité, les examens auxquels elle a pu participer sont pour la plupart organisés par les ONGs. Et dans ce cas, ce n’est pas systématiquement tous les élèves du CM2 qui y prennent part. Donc, on ne peut pas déjà l’évaluer à l’échelle de la commune de Natitingou. Le seul examen blanc que la DDEMP a organisé est pratiquement intervenu la veille de la composition nationale sans qu’on ait eu les résultats pour apprécier son niveau comparé aux autres candidats », a-t-elle dit pour justifier sa surprise. Pour la mère de Carina, qui affectionne le tenis de table comme sport «le réarmement moral à la veille de l’examen a été pour beaucoup dans son succès», témoigne la maman euphorique laissant échapper quelques larmes de joie. Morceaux choisis : « Je ne sais pas d’où me venait l’idée, quand la période était proche, je lui disais : toi tu sais que tu peux être la 1ère du Bénin ? Fais tout pour être la 1ère. Elle hésite et je lui dis c’est possible ; ce ne sont pas les enfants qui ont deux têtes qui sont en tête de liste ». Si pour la mère de Carina, son rang au niveau départemental et national surprend, pour le père visiblement serein, pas question de parler de surprise puisqu’elle a été rigoureusement préparée pour depuis la maternelle où elle est demeurée 1ère de sa classe du CE2 au CM2. « La récitation des leçons est une exigence pour nous, mais particulièrement pour moi. Dès que je rentre le soir, si elle rentre avant moi, la première des choses, c’est de savoir si elle a déjà mangé quelque chose. Et généralement la réponse est positive parce que sa maman prévoit toujours quelque chose avant de vaquer à ses occupations. Ensuite, je l’invite à me réciter ses leçons. C’est la première des choses depuis le CE1 de sorte que c’est rentré dans ses habitudes. Elle sait que si papa rentre, la première des choses, elle doit réciter ses leçons. Tout au début, quand elle rentre, son souci, c’est de satisfaire aux exigences du maître en ce qui concerne les devoirs de maison. Donc, elle commence toujours par là. Quand moi j’arrive, je demande les leçons et elle me répond que le maître réclamera ses devoirs demain. Et je la rassure en lui demandant de commencer par me réciter les leçons et les exercices suivront », développe le papa, parlant de sa méthode de suivi à la maison avant d’emboucher la trompette sur le relai du suivi par son épouse en son absence : « sa maman se consacre entièrement à elle dans le traitement de ses exercices et surtout à ce qu’elle complète les exercices du maître avec d’autres en approfondissement » précise-t-il d’un air condescendant .

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Les témoignages élogieux du personnel d’encadrement…

Contrairement à sa maman et pour corroborer les détails explicatifs de son père sur son suivi à la maison, son maître Robert Kossi Agate de nationalité togolaise tout comme celui de Carmel d’ailleurs, dit avec assurance avoir vu venir ce résultat. Il témoigne que : « Carina Sylvie Témitokpé Olakitan Affolabi est un peu calme et très attentive en classe dès les premiers cours. Elle suit. Elle se donne au travail et met du sérieux dans tout ce qu’elle fait. Même malade, elle ne se fait pas prier avant de venir au cours. On sent une certaine détermination en elle et quand on la voit travailler, on a du plaisir à la suivre. Elle répond agréablement à presque toutes les questions en classe et la plupart sont justes. Quand elle est absente, c’est comme si la classe est morte. Sincèrement, c’est elle qui fait animer la classe pour le travail ». C’est d’ailleurs aux dires de ce dernier, ce qui a fait la différence entre Carina Sylvie, passionnée de la lecture et de la culture générale et les autres candidats qu’il a présentés au même examen dans les mêmes conditions d’encadrement. Avis que partage sans réserve la sœur directrice de l’Ecole catholique Holy Family, Onuorah Tommary qui confirme les témoignages du titulaire du CM2 avant d’ajouter que : « Carina aime étudier. Elle fouille beaucoup et est très curieuse. Depuis son admission à Holy Family, elle est simple et calme. Elle ne parle pas beaucoup. C’est lorsque tu lui poses une question que tu découvres son côté intelligent ».

Le chemin tracé pour une carrière de médecin…

Originaire de Kétou dans le département du Plateau et d’ethnie Nago, la petite Carina, qui, selon le père, est au centre de sa propre réussite, ambitionne de devenir médecin au terme de ses études universitaires comme son frère aîné déjà en 1ère année de médecine à la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université d’Abomey-Calavi à Cotonou. Issue de Léonce O. A. Affolabi, professeur certifié en Sciences de la Vie et de la Terre communément appelées SVT et de Nicole Grâce Hodonou, Conseiller Pédagogique de la même discipline que le papa, le chemin est tout tracé pour la jeune Carina sûre de recevoir une forte dose de SVT pour la réalisation de son rêve de médecin colonel. Facile d’accès, affable et bien souriante, elle partage ici son secret de réussite avec les potentiels candidats au CEP à venir. Pour Carina Sylvie Témitokpé Olakitan Affolabi qui adore manger du lafou accompagné de la sauce de crincrin, pour être parmi les meilleurs au CEP : « il faut faire ses devoirs de maison avec ou sans la présence des parents, apprendre ses leçons, les réciter aux parents avant de prendre la route de l’école et beaucoup se documenter, beaucoup fouiller avec l’aide des parents tout en traitant les épreuves d’autres écoles ».

Romuald D. LOGBO

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