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Faïck Olayèmi Junior Boussari, 2ième du Bénin au CEP 2018 : le ‘‘petit génie’’ sans défauts majeurs a eu 19/20

Né le 22 Août 2008 d’un père comptable et d’une mère ingénieur Agronome, Faïck Olayèmi Junior Boussari a commencé ses cours maternels à Porto-Novo au Complexe scolaire ‘‘ Berceau les Merveilles ’’. Mais très tôt en 2009, son père a été arraché à son affection. Selon les propos recueillis auprès des siens, il serait mort en plein jeu sur un terrain de foot. Dans la poursuite de son cursus scolaire, Faïck Olayèmi Junior Boussari s’est retrouvé à Cotonou où il a été inscrit au Complexe Scolaire ‘‘Bouba’’.

Compte tenu de certaines circonstances, le 2ième du Bénin au CEP 2018 est ramené à Porto-Novo où ses parents ont jugé utile de l’inscrire dans un établissement qui peut l’encadrer dans de meilleures conditions d’excellence pour avoir été très tôt identifié comme un enfant très intelligent. C’est ainsi qu’il a poursuivi ses études au complexe Scolaire ‘‘ La Rosette’’ situé dans la commune de Porto-Novo, au quartier Djassin-Zounmè non loin de l’hôtel Beaurivage. Depuis son arrivée dans cet établissement, Faïck Olayèmi Junior Boussari d’une taille d’environ 1m50 et d’un teint couleur ébène a toujours émerveillé les acteurs de son établissement à travers ses comportements.

Faïck Boussari, un enfant ponctuel et assidu…

Résidant dans la Commune de Missérété, précisément dans le quartier de Gouako-Kotoclomè, le 1er de l’Ouémé au CEP 2018 cultive la ponctualité grâce à son père adoptif Souleimane Adékambi. « C’est un garçon plein d’ardeur, toujours au travail qui ne se décourage point. Il essaie de mettre quotidiennement les conseils en application. C’est donc cette application qui a donné le résultat que nous avons cette année », a fait savoir d’un air rassuré Mathias Dossou, assistant pédagogique au complexe scolaire ‘‘La Rosette’’. En outre, le directeur de l’école primaire trouve, en lui, la volonté d’acquérir la connaissance. « C’est un élève très attentif et il suit bien en classe. Il est assoiffé de connaissances. Il pose chaque fois des questions de compréhension. Il n’est pas bavard, il est de nature un peu timide », a déclaré pour sa part, Damien Oké directeur de l’école primaire ‘‘ La Rosette’’ appréciant les qualités du lauréat. Par contre, Jolie Hodonou, maître de Faïck témoigne que son apprenant qu’il appelle affectueusement ‘‘petit génie’’ n’est pas timide comme l’a souligné son supérieur hiérarchique. Souvent en Mathématiques, affirme-t-il, ‘‘petit génie’’ a une facilité de comprendre les choses. D’habitude 2ième ou 3ième en classe, Faïck Olayèmi Junior Boussari excelle en Mathématiques, la lecture et l’expression écrite. Pour l’assistant pédagogique du complexe, ce garçon de 10 ans reste souvent un peu isolé et aime étudier dans le calme. Il poursuit qu’il joue, à ses heures libres, avec ses camarades sans pour autant faire du désordre. « C’est avec beaucoup de joie et de fierté que j’ai appris la nouvelle. C’est vrai que ce n’est pas la première fois qu’on a un lauréat. J’apporte toujours à mes enfants la culture du travail. C’est un enfant calme et ouvert qui sait écouter », dira, laconiquement, Sidonie Amoussou, fondatrice du Complexe Scolaire ‘‘la Rosette’’ pour apprécier son candidat. Les acteurs du CS ‘‘ La Rosette ’’ n’ont trouvé aucun défauts chez le lauréat depuis son arrivée dans l’établissement. Pour obtenir ce résultat, les parents et les enseignants de Faïck n’ont pas lésiné sur les moyens en termes de suivi et de rigueur.

famille

Le suivi et la rigueur, les deux facteurs de réussite de Faïck…

La méthode utilisée par les acteurs complices de la réussite de Faïck reste le suivi des parents à la maison et la rigueur des enseignants à l’école. « Comme vous le savez, c’est une question d’éducation. Quand il travaille trop et qu’il n’arrive pas à finir le travail mais qu’il est fatigué, nous le laissons et après nous le réveillons tôt pour continuer. Le suivi est le plus important. Même les adultes aiment la liberté. Quand on n’est pas suivi, les résultats ne sont pas satisfaisants », a affirmé sourire aux lèvres, Souleimane Adékambi, père adoptif du lauréat et enseignant-chercheur à l’Université de Parakou pour mettre l’accent sur l’importance du suivi de l’apprenant. « Nous travaillons sans relâche. Les apprenants sont très bien suivis et il n’y a pas de laisser-aller. Ils sont suivis avec la dernière rigueur. Notre particularité est le suivi rigoureux», précise le directeur de l’école pour justifier son euphorie. Ingénieur agronome et mère biologique de Faïck, Moussabihatou Saloufou a certifié tout ce qui est révélé sur son enfant comme témoignages avant d’expliquer comment il surveille son rejeton comme du lait sur le feu. « Il doit nous réciter ses leçons du jour. Ensuite réviser les leçons de lendemain. Si entre temps le maître avait donné des exercices, on veille à ce qu’il fasse ses exercices. Le grand boulot se fait le week-end. Nous faisons les exercices de maths et révisons les leçons avec lui toute la journée du samedi et dimanche. Il faut dire qu’au cours de l’année scolaire, il n’a pas accès à la télévision », souligne l’ingénieur agronome. Par ailleurs, elle poursuit que son enfant n’a pas eu de répétiteur au cours de l’année avant de remercier les enseignants, car, selon elle, ils ont fait du bon boulot.

Des loisirs à l’ambition du 2ième du Bénin au CEP 2018…

Occupant le poste de défenseur sur le terrain, Faïck Olayèmi Junior Boussari est un féru du cuir rond. D’un sourire agité et d’un regard hagard, ses gestes expriment sa joie à l’idée de voir le reporter de Educ’Action chez lui. Dans un Lacoste multicolore assorti d’un jeans Bleu, le nouveau collégien qui a d’ailleurs participé au concours du prytanée militaire livre ses sentiments. « J’ai appris que j’étais deuxième du Bénin, il y a quelques jours. J’étais heureux d’être admis au CEP, car c’était une grande opportunité pour moi », a laissé entendre le meilleur au CEP 2018 du département de l’Ouémé-Plateau. « J’étais quelque peu frustré de voir que les grèves continuent parce que s’ils n’avaient pas fait les grèves, on aurait passé les examens depuis un bon bout de temps », a affirmé le ‘‘ petit génie ’’ du maître Julie Hodonou. En outre, il a affirmé que son loisir préféré était de regarder la télévision en l’occurrence les dessins animés avant de conclure qu’il aimerait devenir un avocat.

Enock GUIDJIME

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