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Première journée du CEP 2018 : Plusieurs cas de maladies et d’absences dans plusieurs centres

Passée la phase d’annonce, l’examen du Certificat d’Etudes Primaires (CEP 2018) a officiellement démarré, hier lundi 02 juillet, sur l’ensemble du territoire national. 221.752 candidats planchent effectivement dans 764 centres de compositions dans l’espoir d’obtenir, après correction des copies, le diplôme tant souhaité.

 

Du tour des centres de compositions fait par les reporters et correspondants de Educ’Action dans les départements du Littoral, Atlantique et du Mono, plusieurs éléments se dégagent : des cas de maladies, des absences dans le rang des candidats.

Après la vague déferlante des brouilles et grèves dans son système éducatif, le Bénin amorce, sans grand anicroches, avec la série des examens dans l’enseignement général. Depuis hier, sont au charbon les tout petits, les candidats à l’examen du Certificat d’Etudes Primaires (CEP 2018). Dans plusieurs centres parcourus, ils ont répondu présent hormis les cas d’absences et de maladies. Pour le compte de la journée d’hier, la toute première de l’examen, ils ont composé dans plusieurs matières telles que la Compréhension de l’écrit (lecture) ; l’Expression écrite ; l’Education sociale, scientifique et technologique ; EST puis l’Art artistique (poésie ou chant). Dans l’ensemble et à l’analyse des informations parvenues à la rédaction de Educ’Action, tout s’est relativement bien passé. De Godomey-centre à Mènontin-nord, en passant par Godomey Savi dans la commune d’Abomey-Calavi, tout semble bien se dérouler, à en croire les chefs-centre rencontrés. A Godomey-centre par exemple, la cheffe centre Solange Adjadohoun Vigan s’est fondue en des notes de satisfaction. « Rien à signaler comme difficulté ou situation malencontreuse. Nous avons commencé notre première épreuve à 8h30 minutes sans retard. Et pour le moment, nous n’avons rencontré aucune difficulté. Tous sont présents, mais il y a quelques cas d’absences », a-t-elle déclaré au reporter de Educ’Action, indiquant qu’au total 228 candidats dont 113 garçons et 115 filles sont inscrits dans son centre. « Nous avons enregistré deux (02) absences dans le rang des garçons et le même nombre chez les filles. Sur 14 surveillants, nous avons également 2 absents », a-t-elle poursuivi. A Godomey Savi, le constat semble identique. Pas de situation particulière. « Nous avons commencé rigoureusement à 8h30 minutes, le ciel étant clément. Pour le moment, on n’a enregistré aucune difficulté et on prie pour qu’il en soit ainsi jusqu’à la fin », a affirmé, pour sa part, la cheffe centre Antoinette Monwato qui renseigne sur un effectif total de 496 candidats dont 234 garçons et 262 filles. « Chez moi, 3 garçons et 6 filles ont manqué ce rendez-vous annuel », a-t-elle informé. A Mènontin-nord, un candidat a brillé par son absence. Le chef centre Léonard Houngbo explique que la première épreuve a été lancée à 8h30 minutes sans la moindre difficulté. A l’Epp Mènontin-sud puis à l’Epp Houalacomey, l’équipe des reporters du journal s’est heurtée au refus de dialogue et à la rétention de l’information des responsables de ces centres. A l’Epp Houalacomey, un parent d’élève approché à l’entrée du centre de composition confesse : « ... l’enfant a toujours été à l’école ici. Aujourd’hui, il a composé la première épreuve et au moment d’émarger, on se rend compte que son numéro de table n’est pas sur la liste alors que ce numéro est bien inscrit sur sa table » comme pour clamer son amertume.

Caricature CEP 2018

Hêvié et d’autres localités... respirent le calme

Au Complexe Scolaire Hêvié-Adovié I, dans l’arrondissement de Hêvié, les candidats ont bien commencé l’examen du CEP. « C’est bien parti pour l’instant, on n’a pas eu de difficultés. Les surveillants sont là, on a lancé les épreuves à l’heure et les candidats composent normalement », a témoigné le chef centre Antoine Adjagbodjou. Après la composition de la Compréhension de l’écrit, une épreuve qui a duré 1 heure 05 minutes, les candidats ont eu droit à 25 minutes de pause pour se récréer. Après cette pause, un léger retard est observé dans le lancement de l’épreuve suivante : l’Expression écrite. S’agissant des statistiques, ils sont 700 candidats répartis dans 17 salles dans ce centre. Seulement, 680 candidats ont été présents dont 330 filles et 350 garçons. Au Complexe Scolaire Cococodji A-B-C, interdiction d’accéder au centre.

La presse, à peine admise…

Les candidats du centre 1 du Complexe Scolaire de Cocotomey ont également démarré les compositions sans anicroches. Seulement, la presse a été indésirable. L’équipe de Educ’Action était sur les lieux depuis 7 heures 30 minutes. « Monsieur le journaliste, attendez d’abord », lance Antonin Gnanvi, le chef centre qui visiblement dénombrait les absents dans le rang des surveillants. A 8heures 30 minutes, la sirène retentit pour donner ainsi le top des épreuves. Quelques minutes après, le chef centre indique la porte de sortie au reporter du journal. « J’ai reçu l’ordre de ne laisser personne dans l’établissement. Donc, je ne devrais pas vous laisser à l’intérieur », a-t-il informé. « Je voudrais que vous reveniez à 9 heures et demi, juste après la première épreuve », suggère-t-il en retour. Le centre de Cocotomey compte 423 candidats dont 225 filles et 198 garçons. Ces candidats sont répartis dans 12 salles de compositions à raison de 35 candidats par salle. Dans le lot des absents, il faut intégrer 7 garçons et 4 filles. De l’avis de l’autorité, les raisons restent inconnues. « Nous avons 28 surveillants au total dont deux absents. Il y a le représentant du délégué, les superviseurs, le corps médical et la sécurité qui ont tous répondu présents », a renseigné, in fine, Antonin Gnanvi. Après la matinée, des candidats ont exprimé leur satisfaction. « Les épreuves de ce matin se sont bien déroulées. J’ai travaillé et j’en suis fière », a déclaré Allokpéto Gilberta, une candidate approchée. Son amie Pelleta Makelly dit avoir vu une fois déjà, l’une des épreuves de la matinée. « Nous avons déjà traité cette épreuve d’Expression écrite en classe une fois. Donc, pas d’inquiétude à mon niveau », a-t-elle dit au reporter de Educ’Action, toute rassurante.

Constat CEP 2018 01

L’eau a dictée sa loi par endroits ...

Si tout semble bien se passer, l’eau a aussi dictée sa loi par endroit après la lourde pluie du weekend. « C’est démotivant cette situation, mais je ne peux rien. C’est le travail qui s’impose d’abord », a murmuré un surveillant au Complexe Scolaire Cocotomey A-B-C en grande partie inondé. Le cap est ensuite mis sur le centre 2 de Cocotomey ‘’La Miséricorde’’. « S’il vous plaît monsieur le journaliste, montrez-moi votre ordre de mission », a demandé la cheffe centre au reporter. « De quel ordre de mission parliez-vous, chef centre », a rétorqué en retour le journaliste. « Il nous a été interdit de ne pas faire entrer le public dans les centres d’examen. Il nous a été également interdit de ne pas parler aux journalistes sauf sur ordre de mission », a-t-elle expliqué.

A Comè, un candidat de 44 ans rivalise de compétences avec les tout petits...

Le CEP 2018 a démarré sur des chapeaux de roue, ce lundi matin, dans le département du Mono. Alors que les candidats les moins âgés oscillent autour de 9ans, le plus âgé tutoie 44 ans et compose assidument au centre de Comè 3. Avant l’entame des compositions, le préfet Komlan Zinsou a procédé, comme d’usage, au lancement des épreuves de l’examen pour le compte du Mono, à l’Ecole primaire publique de Ouèdèmè-Adja, commune de Lokossa. De l’avis du Directeur départemental des Enseignements maternel et primaire du Mono, Lambert Bossou, 11.939 candidats dont 5.558 filles composent effectivement dans ce département. Ils sont répartis dans 347 salles de compositions dans 52 centres sous la garde de 746 surveillants. Avec un effectif de 823 candidats, le centre de Comè 1 a le plus grand effectif dans le Mono et celui d’Agonnèkanmey dans Grand-Popo en a le plus petit, à en croire l’autorité départementale. Il dit, par ailleurs, avoir rencontré déjà le vendredi dernier, les chefs-centre à qui il a donné des instructions fermes pour un bon déroulement du CEP 2018 dans le Mono. « L’organisation de cet examen est un enjeu national et aucune faille ne sera tolérée », a-t-il ajouté. « J’ai vu des candidats très déterminés à qui j’ai également prodigué de sages conseils », a déclaré à la presse le préfet Komlan Zinsou après avoir sillonné plusieurs centres et salles de compositions. Quoique redoutant les impacts des grèves perlées de cette année sur les résultats de l’examen, le préfet du Mono souhaite vivement que son département améliore son score de l’année dernière. Les compositions vont durer trois jours.

La Rédaction

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