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64,44% de taux de réussite au CEP 2018 : L’expert Johnson Maoudi évoque les raisons des résultats mitigés

A partir de l’analyse des résultats du Certificat d’Etudes Primaires (CEP), qui affichent cette année un taux de réussite de 64 ,44%, tout laisse croire que les enfants ont mouillé le maillot à l’examen malgré les grèves de cette année. Ces résultats reflètent-ils réellement le niveau des apprenants ? Educ’Action a donné la parole à deux à l’espert et placificateur de l’éducation qui a opiné sur le sujet.

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Bénin/Supposés résultats du CEP 2018 sur les réseaux sociaux : Une fausse alerte

Fausse alerte, pourrait-on dire. A 24 heures de la date officielle annoncée (samedi 28 juillet) pour la proclamation effective des résultats du Certificat d’Etudes Primaires (CEP) 2018, la guerre des chiffres a commencé sur les réseaux sociaux. Chaque forum de discussions y va de ses chiffres et résultats par département, créant hélas la psychose dans le rang des candidats et parents d’élèves.

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64,44% d’admission au Cep 2018 : Le Littoral 1er avec 92,23%, la Donga ferme la marche avec 47,65%

Les dés sont jetés et les candidats délivrés. Et pour cause, les résultats du CEP 2018 au niveau départemental et à l’échelle nationale sont enfin connus. Le taux d’admis est de 64,44% contre 65,15% en 2017, soit moins de 1% de baisse.

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Certificat d’Etudes Primaires (CEP) 2018 : Passée l’étape de la correction des copies, les résultats pour ce samedi

Depuis hier lundi, la phase de contrôle des notes et intégration a démarré pour s’achever le jeudi 26 juillet 2018. Ainsi, la délibération et la proclamation des résultats du Certificat d’Etudes Primaires (CEP) 2018, seront respectivement pour le vendredi 27 et le samedi 28 juillet 2018.

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Benin/CEP 2018 : 64,44% de taux d’admis au plan national contre 65,15% en 2017

La délibération de l’examen du Certificat d’Etudes Primaires (CEP) 2018 vient d’être effective au Bénin. De sources bien renseignées, 64,44% de taux de réussite est enregistré au plan national contre 65,15% en 2017.

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Accompagnement scolaire des enfants précocement orphelins : Les tuteurs invités à constamment rechercher l’équilibre psycho-affectif

L’éducation de l’enfant nécessite normalement la présence de son père et de sa mère. Mais, compte tenu des vicissitudes et des infortunes de la vie, l’enfant se retrouve, bien souvent, privé de l’un de ses deux parents ou parfois même, des deux. Une situation qui engendre, dans bien des cas, des bouleversements dans la vie de ce dernier condamné à poursuivre son rêve scolaire dans des familles détermine son échec ou sa réussite académique dans la perspective de la réalisation de ses rêves. Le cursus scolaire des apprenants orphelins, Educ’Action s’en intéresse ...

Teint noir, le jeune homme svelte s’approche avec une démarche lente et un visage serein qui cache une personne affectée au plus profond de son être. « Les difficultés que je rencontre, c’est parfois la scolarisation qui n’est pas payée. Je n’arrive pas à me procurer tous les documents de cours. Je n’arrive pas aussi à aller aux différentes sorties pédagogiques. Parfois, je n’ai pas d’argent pour faire les photocopies qui me serviront de supports de cours », dit-il d’une voix masculine affectueuse. Ce sont là les difficultés que rencontre Moustapha (c’est ainsi qu’on le nommera ici), élève en classe de 5ieme âgé de 15 ans et orphelin de père et de mère. Depuis le départ de ses parents, Moustapha vit avec sa tante et son époux. Malgré les difficultés causées par ce vide affectif naturel, le jeune garçon essaie de tenir la dragée haute dans ses études.

Une scolarité sans anicroche malgré des débuts difficiles

Comme Moustapha, ils sont nombreux ces orphelins à briller à l’école en s’appuyant sur le soutien moral et affectif de leurs tuteurs. « Dès les débuts, j’ai constaté qu’il refusait de travailler. Ce qui a joué négativement sur ses notes de classe. Mais après, avec le soutien qu’on essaie de lui apporter, il a pris conscience qu’il devait réussir à l’école », témoigne Pacôme, le tuteur d’un autre enfant orphelin de père et de mère comme Moustapha. Educatrice spécialisée au Village d’enfant Sos d’Abomey-Calavi, Almira SIMICLAH explique les raisons de la chute du rendement scolaire observé chez les enfants orphelins. « La perte d’un des parents aura nécessairement des conséquences négatives sur le développement de l’enfant, et, par la suite, sur ses apprentissages », avance-t-elle. Si certains maudissent le sort de leur avoir collé une mauvaise étoile à cause de la perte de leurs parents pour justifier leurs mauvais rendements scolaires, le jeune homme, lui, tire son épingle du jeu. En effet, Moustapha soutient que le décès de ses parents n’a eu aucun impact négatif sur son rendement scolaire. Il arrive à obtenir de bons résultats scolaires. Il le fait d’ailleurs savoir en des termes assez rassurants et évocateurs de ses performances : « je ne pense pas que leur décès pourrait constituer pour moi un blocage pour mes études. La preuve, j’ai de très bons résultats scolaires ». Tuteur, Pacôme soutient le point de vue de l’orphelin, parlant des résultats de son filleul. « Les résultats du petit se sont améliorés. Il travaille et continue de ramener de bonnes notes à la maison », a-t-il fait savoir. C’est dire que Pacôme et son épouse jouent convenablement leur rôle de parents de substitution dont la mission est, selon l’éducatrice spécialisée, « de garder l’enfant, d’assumer la prise en charge de cet enfant pour réduire au maximum les conséquences négatives du départ de ses parents ». Au regard des différents témoignages, l’on peut conclure sans risque de se tromper que le lien affectif a indubitablement sa place dans les relations entre l’enfant orphelin et son milieu extérieur.

Le poids de la relation affective …

« Si sur le plan affectif, l’enfant n’est pas valablement accompagné en même temps sur le plan cognitif, il y aura des conséquences qui seront constatées », avertit Almira SIMICLAH. A propos de son fils adoptif, le tuteur fait observer que « dans les débuts de son arrivée chez moi, il se comportait de manière un peu isolée, mais, avec le temps, il a su s’adapter à l’environnement et à l’éducation que je lui donne ». A cela, il ajoute qu’un enfant qui perd un parent a toujours des difficultés à s’en remettre. Il lui faut l’aide des personnes présentes avec lui pour l’aider à passer cette phase, qui, pour lui, est assez éprouvante. Sur ce point, Moustapha pense que la présence de ses parents aurait pu lui éviter bien d’autres situations affligeantes qui lui rappellent le vide que leur départ crée autour de lui, témoignant ainsi la relation étroite qui aurait pu exister entre lui et ses géniteurs. Pour expliquer cette relation affective utile au bien-être de l’enfant orphelin, l’éducatrice fait remarquer que « si l’enfant ne se retrouve pas dans une ambiance chaleureuse avec des liens d’affection nécessaire, il ne peut pas réussir ses apprentissages scolaires ». Poursuivant dans ses explications, elle renseigne qu’ « il appartient aux parents adoptifs d’entourer davantage leurs filleuls d’affection pour qu’ils ne soient pas obligés de se rappeler à chaque occasion, leurs parents défunts. Il y va de la garantie de l’équilibre psychologique et affectif de ces enfants orphelins. Toute chose qui améliore leurs performances scolaires ».

Quel accompagnement scolaire pour les enfants orphelins ?

Parlant des méthodes qu’il utilise pour accompagner son fils dans ses études, le tuteur dévoile ses stratégies dont l’expérimentation a produit de satisfaisants résultats : « Je l’accompagne dans ses études. D’abord, financièrement, je mets tout à sa disposition pour qu’il puisse aller au cours sans problème, sans aucune difficulté. Je m’assure de payer la scolarité, les fascicules, les matériels de travail et tout. Je vérifie ses notes et m’assure que les choses à l’école se passent bien et qu’il n’a aucun problème avec les professeurs ou toute autre personne. Je lui donne aussi des conseils ». Quant à elle, Almira Simiclah a voulu attirer l’attention des parents sur leur rôle respectif dans l’équilibre psycho-affectif des enfants orphelins. Selon la conseillère spécialisée, « la maman doit exercer certaines fonctions du père afin de maintenir l’image du père présente dans l’esprit des enfants. Mais, elle doit forcément aussi chercher des appuis pour elle-même et pour ses enfants. Une personne de sexe masculin proche de l’enfant est souhaitée ». Du côté de l’absence de la mère, l’éducatrice déclare que « si c’est le père qui reste seul avec les enfants, il serait obligé de faire pareil. Il devra obligé de consentir certains sacrifices et beaucoup de travail à l’interne parce que la souplesse d’une femme, la tendresse d’une femme, la douceur, la patience d’une femme ne sont pas celles d’un homme ». Il faudra donc beaucoup travailler, faire pression sur soi-même pour fouetter et arroser ces qualités psycho-affectives bénéfiques pour cette catégorie d’enfants qui ont besoin à la fois de la chaleur d’amour et d’accompagnement, principale sève pour leur croissa nce scolaire et leur réussite socioprofessionnelle ».

Ornella BADA (Stg) & Adjéi KPONON

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