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Pour une bonne croissance physique et intellectuelle des apprenants : Les fruits et légumes recommandés

Dans le cadre de sa politique de retention scolaire, le gouvernement a lancé depuis cette rentrée académique, les cantines scolaires gouvernementales dans les zones enclavées ou difficile d’accès du pays. Pour un bon rendement scolaire, les apprenants sont appelés à avoir une alimentation saine et équilibrée.

Quels sont les plats à eux servis pour un meilleur rendement en classe ? Que doivent consommer normalement les apprenants pour une bonne croissance physique et intellectuelle et une concentration en classe. C’est pour trouver des réponses à cette série de questions que Educ’Action a fait une incursion dans deux écoles bénéficiaires de cantines scolaires gouvernementales. Voici le résultat !

Une colire de lEpp Toyoyom tableIl est 12 heures à l’EPP Toyoyomè, une école bâtie sur pilotis et située dans le 6ième arrondissement de Cotonou, dans la zone de l’Eglise Catholique de Ste-Cécile. La pluie du mercredi 9 mai 2018 n’a pas empêché les bonnes dames engagées pour la préparation des mets dans les cantines scolaires gouvernementales de cette école publique de vaquer à leurs occupations. Alignés en file indienne, les écoliers s’apprêtent déjà pour se faire servir. A tour de rôle, et sous le regard de leurs maîtres, les apprenants se dirigent vers les lavabos confectionnés pour la circonstance afin de se laver les mains. Le sourire se dessine déjà sur le visage à première vue du plat des tout petits pressés pour se nourrir. Le mets de l’heure, c’est du riz au gras sans poisson ni viande. A partir du regard des enfants, l’on remarque que le met du jour est relativement pimenté. Pour toucher du doigt la réalité, l’équipe de reportage a pris part au festin. Le constat est effectif ; la nourriture est pimentée avec un excès d’oignon. Sous la paillote abritant les bonnes dames en pleine activité de préparation, se trouve Juste Agbaglanon, instituteur de la classe de CM2 et secrétaire du comité de gestion de la cantine à l’EPP Toyoyomè. « Je dirai que c’est un bon plat sinon je ne serai pas en train de le déguster pour appréciation », a-t-il fait savoir à l’équipe du journal Educ’Action, pour témoigner de la qualité du riz au gras servi aux enfants. Cependant, il n’a pas manqué d’inviter le gouvernement à faire diligence pour la formation des enseignants des établissements à cantines scolaires sur le comportement à adopter pour éviter la perturbation au niveau des activités pédagogiques. A la question de savoir pourquoi le plat est sans poisson et sans viande, Epiphanie Otchlan, l’une des bonnes dames, se veut sincère et franche. « Les enfants ne sont pas nombreux à payer l’argent qu’on leur demande pour préparer. Avant, nous leur proposons un plat avec du poisson, mais aujourd’hui, peu se manifestent », a-t-elle répondu, sans ambages. Néanmoins, elle ajoute que les apprenants ont pris dans la matinée de ce jeudi de la bouillie avec du beignet. Cap est ensuite mis sur l’Ecole Maternelle Publique Towéta, toujours dans le même arrondissement. Zoubératou Bachabi, secrétaire du comité de gestion des cantines scolaires dans l’établissement nous brandit la liste des repas servis au cours du mois d’avril et de mars. L’on peut dénombrer parmi ces repas de l’Akassa accompagné du ‘‘moyo’’ et du poisson, le pois jaune, ‘‘Atassi’’ avec friture, le riz blanc, le riz créole, la pâte rouge avec du jus. Dans le souci de rencontrer un (e) nutritionniste de l’institution qui assure la mise en œuvre des écoles à cantines scolaires (Programme Alimentaire Mondial) pour une meilleure appropriation du dispositif mis en place, Educ’Action a adressé un courrier le 13 avril 2018 au Représentant résident du PAM dont l’accusé de réception est reçu le même jour sous le numéro 570. Ce courrier est resté sans suite au moment où nous mettons sous presse. Dans notre démarche, les reporter d’Educ’Action se sont rabattus sur une autre nutritionniste qui nous a éclairés.

Que retenir de l’intervention de la nutritionniste ?

Reconnaissant le mérite du gouvernement dans la rétention des écoliers à travers les cantines scolaires, Lucrèce Ifè Kohossi, nutritionniste diététiste, a égrené le chapelet des besoins spécifiques de l’enfant non seulement pour sa croissance, mais aussi pour sa concentration à l’école. « Il faut les aliments de force riches en glucide que sont le maïs, le riz, le spaghetti, la patate et le manioc », a détaillé la nutritionniste diététiste. Abordant les aliments de croissance qui sont sources de protéines, l’experte a cité le haricot, le soja, la viande, le poisson, les crabes, les œufs, le lait, le fromage. Sans occulter les aliments protecteurs, Lucrèce Ifè Kohossi a témoigné que les fruits et les légumes riches en fibres et en antioxydants sont importants dans la prévention des maladies. « Le menu de cette cantine a le mérite de diversifier les repas sur tous les jours de la semaine. Chaque jour, nous avons un nouveau mets. Néanmoins, les sources de protéines ne sont pas suffisantes pour l’équilibre alimentaire de nos jeunes enfants. Nous remarquons aussi une absence des fruits et des légumes pourtant très bénéfiques pour la santé », a déploré la nutritionniste à la vue du menu de l’Ecole Maternelle Publique Towéta avant de remercier le gouvernement pour ce projet. Aussi, a-t-elle profité pour suggérer au gouvernement de recruter des nutritionnistes par commune pour l’appui à la gestion des cantines scolaires et d’intégrer dans les repas la consommation de légumes et fruits.

Enock GUIDJIME

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