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Saison des pluies au Bénin : Risques d’inondation des écoles et centres d’examen

La situation est préoccupante ; elle est d’autant plus préoccupante surtout que nous sommes à l’encablure des examens de fin d’année au Bénin, en dépit de la rallonge du calendrier scolaire. Il est un secret de polichinelle que les mois de mai, juin et juillet n’ont jamais été cléments pour les lieux éducatifs, les apprenants et même les candidats.

Cette rengaine s’observe actuellement avec les premières fortes pluies qui s’abattent sur plusieurs communes et arrosent différents départements du pays, avec des fortunes diverses. Déjà, le mardi 08 mai 2018, Cotonou, la capitale économique, ainsi que des villes environnantes comme Abomey-Calavi, Porto-Novo, ont reçu une grosse quantité de pluie qui, hélas, a laissé des séquelles par endroits. De sources concordantes, l’école primaire publique de Sèmè-okoun, localité située dans la commune de Porto-Novo, a été touchée avec une classe construite en matériaux définitifs, qui s’est affaissée sous l’effet de la pluie. La même source renseigne qu’un écolier a été blessé sur la tête et conduit d’urgence à l’hôpital. Il faut rappeler, il y a quelques jours, un collège situé dans la Commune d’Abomey-Calavi avait également subi des dégâts à la suite de la pluie qui s’était abattue sur la ville de Cotonou et alentours. Et là, fort heureusement, aucune victime n’a été déplorée dans le rang des apprenants, ni dans celui des responsables et enseignants dudit collège, indiquent nos sources qui martèlent, par ailleurs, que des écoles construites dans les zones marécageuses baignent déjà dans l’eau. Dans un papier de terrain, Educ’Action fera le focus sur cet état de chose dans les prochaines parutions. Dans le rang des apprenants et candidats, c’est la grosse frayeur. « Les pluies incessantes de ces derniers jours m’ont fait peur. J’imagine ce qui va se passer les prochains mois, surtout en Juin. Beaucoup abandonnent les examens à cause des pluies qui sont aussi des facteurs de maladies, surtout le paludisme avec la prolifération des moustiques partout », a confessé à Educ’Action, Geneviève G., élève candidate au Bepc, session unique de juillet 2018. Pour Martin Attiogbon, candidat au baccalauréat, le gouvernement ferait mieux de déplacer les dates des examens et changer la période pour éviter aux candidats les difficultés liées aux intempéries.
Ces premières images de classes affectées, résultant de la pluie, ne sont visiblement donc pas de bons signes pour le secteur éducatif et laissent entrevoir une suite hypothétique pour les écoles, collègues, centres d’examens, enseignants et apprenants voire candidats, les prochains jours.

Serge David ZOUEME

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