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Polémiques autour de la suspension des grèves : Les protagonistes justifient leurs positions

Déclenchée depuis trois mois dans l’enseignement au Bénin, la grève est en train de connaître progressivement son bout de tunnel. Trois centrales syndicales ont jeté le tablier le lundi 9 avril 2018, mais la grande majorité des confédérations syndicales restent campées sur leur position.

Sur l’emission 90 minutes pour convaincre de la radio nationale du dimanche 15 avril 2018, la parole a été donnée aux parties prenantes dans cette crise pour comprendre pourquoi certains syndicats ont répondu à l’appel du gouvernement pour la reprise des cours pendant que d’autres maintiennent toujours leur position de débrayage. Première personne à planter le décor de l’emission portant sur la problématique « Crise sociale au Bénin : entre compréhension et fermeté des syndicats », Virgile Mahoutin Bassa, trésorier de la Fédération des syndicats de l’éducation de la Centrale des Syndicats Autonomes du Bénin (CSA-Bénin). L’homme a expliqué les raisons qui ont conduit à la suspension de la motion de grève par certains syndicats. « Nous avons rencontré le médiateur qui a pris l’engagement de faire fléchir le gouvernement sur un certain nombre de points. Mais en contrepartie, il a demandé aux centrales de suspendre la grève. C’est dans ce sens que les centrales ont suspendu », a renseigné le syndicaliste qui fait remarquer également que du moment où le dialogue social est engagé, il parait important de donner place au dialogue. Ceci est loin d’être l’avis de Alexandre Adjinan, qui, contrairement à son camarade d’en face, estime que des différentes revendications inscrites dans la motion de grève, aucune n’a été satisfaite. « Il y a eu du surplace. Les différentes rencontres n’ont pas permis d’avoir une issue favorable », observe Alexandre Adjinan, président de la commission des jeunes de la Confédération des Organisations Syndicales Indépendantes du Bénin (COSI-Bénin) qui poursuit la grève. Avec son manteau de médiateur, Guillaume Attigbé, président du Conseil National du Dialogue Social (CNDS) reste convaincu que le dialogue social a porté ses fruits et cela ne veut pas dire que ceux qui n’ont pas encore rejoint les rangs, ceux qui n’ont pas repris les classes adoptent une position sur laquelle ils ne vont jamais céder. Martelant que la COSI-Bénin ne veut pas d’une année blanche au Bénin, Alexandre Adjinan invite le gouvernement à rouvrir les négociations pour que les solutions appropriées soient trouvées aux problèmes posés par les travailleurs pour que cette crise soit conjuguée au passé. Même son de cloche pour son camarade Virgile Mahoutin Bassa qui interpelle le gouvernement à prendre à nouveau langue avec les grévistes, mais en attendant, l’homme demande aux autres centrales de rentrer aussi dans cette logique de suspension de la motion pour le bonheur des apprenants et du pays.

Edouard KATCHIKPE

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