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Après les résultats du CEP 2018 : Le CRP 29 Francis Aimé Barnor justifie les 64,44 % du taux de réussite

Le taux de réussite au CEP session de juillet 2018 continue de faire des vagues.

En effet, après l’intervention de Hervé Kinha, Coordonnateur de la CBO-EPT via une interview publiée dans les colonnes du journal Educ’Action sur la sincérité desdits résultats, les inspecteurs des Enseignements Maternel et Primaire font, eux aussi, leurs analyses selon leur perception. C’est d’ailleurs le cas de Francis Aimé Barnor, Chef de la région pédagogique numéro 29.

«…En 2017, sur le plan national, nous avons obtenu 65,15% contre 64,44% en 2018. On constate qu’il y a une légère baisse. Au plan départemental en 2017, nous avons obtenu 76,82% pour le littoral et 92,23 % pour le même département en 2018 ». Ainsi s’est exprimé Francis Aimé Barnor, Chef de la région pédagogique numéro 29 pour comparer le pourcentage obtenu au CEP sur le plan national et départemental depuis deux années tout en soulignant la légère baisse observée au niveau des taux des deux consécutives dernières années. Pour donner les raisons de cette légère baisse, l’inspecteur en charge de la Circonscription Scolaire de Cotonou-Akpapka et celle de Cotonou-Lagune d’indexer la grève comme la principale cause de cette contre-performance si l’on peut l’appeler ainsi. « Si nous avons obtenu ce taux à l’examen malgré les grèves, cela veut dire que sans les grèves on aurait pu faire mieux, c’est-à-dire obtenir un taux de réussite élogieux », a fait savoir Aimé Barnor. Dans son analyse, l'homologue de Camille Tchiapkè, CRP 28 a aussi souligné que malgré les mouvements de grèves, et directeurs et enseignants ont sacrifié quand même leur temps à assister les apprenants. Ce qui d’ailleurs, selon lui, justifie ce taux obtenu cette année 2018, critiqué à tort ou à raison par tous, oubliant qu’il a fallu assez de sacrifices pour l’obtenir. « Il est vrai que les directeurs d’école et enseignants ont observé des grèves, mais en réalité la plupart des directeurs d’écoles et enseignants qui avaient en charge la classe de CM2 travaillaient malgré ces grèves. Ils montraient qu’ils étaient en grève, mais en réalité les élèves CM2 étaient régulièrement en situation de classe parce que craignant des sanctions administratives tel que le déchargement », a laissé entendre, Francis Aimé Barnor pour justifier les résultats à polémiques du CEP 2018. A l’en croire, les parents se sont aussi découragés au dernier moment à cause de ces grèves qui ont pris d’ascendance sur le temps. Aussi, soutient-il, c’est grâce à une annale que le ministère du tutelle a mise à la disposition des enseignants en charge de la classe de CM2 qui a permis d’obtenir ce taux de 64,44%. A la question de savoir l’impact que peut avoir un examen blanc organisé à moins d’une semaine de l’examen national sur les apprenants, le CRP de la zone numéro 29 répond : « en principe pour une année normale, nous avons deux examens blancs programmés par le ministère. Mais cette année par contre, nous avons pu dérouler un seul examen blanc à quelques jours des examens. Les enseignants qui sont conscients ont eu le temps de rattraper et de corriger les insuffisances constatées avec les enfants avant le jour de l’examen. Sans les examens blancs, l’annale est déjà suffisante pour combler les insuffisances au niveau des enfants. Je ne dis pas que c’est normal. Si après les examens, on avait une dizaine de jours pour corriger les imperfections relevées au niveau de chaque candidat, le taux de réussite serait beaucoup plus satisfaisant. Il est vrai que nous n’avons pu exécuter un seul examen blanc, mais en réalité, les enfants ont fait plusieurs examens blancs au cours de l’année ».

Enock GUIDJIME

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