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Nouveau règlement intérieur : Instituteurs et auteurs de châtiments corporels et d’abus sexuels dans le viseur

Le ministre des Enseignements Maternel et Primaire, Salimane Karimou, n’a pas attendu la rentrée scolaire 2018-2019 pour marquer et réaffirmer, une fois de plus, son engagement à lutter, sans complaisance, contre les instituteurs et auteurs de châtiments corporels et d’abus sexuels dans les écoles maternelles et primaires publiques et privées du Bénin.

Ainsi, plusieurs mois plus tôt, il a fait procéder à la révision du Règlement intérieur des Ecoles maternelles et primaires publiques et privées. Ce document d’une grande importance pour le système éducatif béninois en matière de protection des apprenants dans le sous-secteur de la maternelle et du primaire, a été consacré par l’Arrêté Année 2018, n°034/MEMP/DC/SGM/CTJ/DEP/SP/SA/025SGG18 portant modification du Règlement intérieur des écoles maternelles et primaires publiques et privées en République du Bénin. Sa signature est intervenue le 26 mars 2018 à Porto-Novo, par l’autorité ministérielle. Dans plusieurs de ses dispositions qui s’imposent à tous les usagers des écoles maternelles et primaires, le règlement met en exergue, entre autres, le rôle dévolu aux apprenants et aux enseignants, ainsi que la protection des écoliers. En effet, les articles 12, 13 et 14 de ce règlement intérieur précisent que le directeur et les instituteurs prennent des mesures pour protéger les enfants, en particulier les filles contre les atteintes sexuelles. Tout instituteur ou toute personne, auteur de ces agissements doit être dénoncé simultanément aux autorités administratives et judiciaires. Par la même occasion, il est institué dans chaque école des mécanismes pour apprendre aux écoliers et écolières à détecter et à dénoncer les atteintes sexuelles. A cet effet, les directeurs d’école, de concert avec l’Association des parents d’élèves mettent en place des dispositifs, y compris anonymes, de dénonciation et de protection des filles d’abus sexuels. L’article 15 vient comme une couverture, indiquant qu’aucune sanction ne peut être prononcée contre l’écolier, l’enseignant ou toute autre personne, dénonciateur desdits abus. Quant aux châtiments corporels et traitements inhumains ou dégradants, l’article 23 du nouveau règlement intérieur des écoles maternelles et primaires publiques et privées, martèle qu’il est formellement interdit de soumettre les apprenants aux traitements inhumains et dégradants. L’article 24 vient renseigner sur les formes de punitions autorisées dans les écoles maternelles et primaires publiques et privées.

Des formes de punitions autorisées...

S’agissant des punitions admises dans les écoles maternelles et primaires et auxquelles pourraient faire recours les enseignants, il s’agit de : la mise en garde ; les échanges avec l’écolier ; le changement de place pour l’écolier, la présentation d’excuse par le coupable ; la privation partielle de la récréation ; le recours aux parents de l’apprenant ; la restitution de l’objet volé ou de la vérité ; la retenue d’au plus d’une demi-heure après la classe sous la surveillance de l’instituteur ; le nettoyage de la salle de classe ; la copie en plusieurs exemplaires de l’exercice mal fait ; la suspension temporaire prononcée par le directeur et le bureau de l’association des parents d’élèves après avis conforme du directeur départemental en charge des Enseignements Maternel et Primaire. Cette suspension ne peut dépasser trois jours ; avis en est donné aux parents de l’écolier et suivi d’explication à tous les écoliers lors du cérémonial des couleurs afin de discipliner ses pairs.
Pour finir, l’article 59 précise que l’école doit assurer la promotion et l’utilisation de nos langues nationales, de la langue des signes, de l’écriture braille.

Serge David ZOUEME

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