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Parrainage d’enfants à SOS : 5.000 francs CFA pour raviver le sourire d’un enfant

Depuis leur création, les Villages d’Enfants SOS (VESOS) œuvrent pour l’épanouissement des enfants marginalisés et en situation difficile qu’ils accueillent.

Grâce aux dons obtenus ça et là, les VESOS développent divers programmes et activités pour le bien-être psycho-social des enfants de tous les horizons. Educ’Action, intéressé, vous offre à lire sur les enjeux du parrainage d’un enfant SOS, une activité cruciale pour l’édification de la personne humaine en chaque enfant.

«Un homme n’est jamais si grand que lorsqu’il est à genoux pour aider un enfant », a dit Pythagore, à la fois mathématicien, philosophe et astronome grec. C’est cet acte de service plein d’humilité et de générosité que Laurent Adjobo, chargé du parrainage et de la collecte de fonds au VESOS Abomey-Calavi, aimerait voir déborder du cœur de chaque Béninoise et Béninois envers les enfants SOS. Au VESOS, le parrainage consiste à mettre les enfants en contact avec des parrains ou marraines et à mettre le village en contact avec des donateurs, puisque le village aussi peut-être parrainé, selon Laurent Adjobo. Par cette décision, chaque parrain et marraine accompagne un enfant en mettant à sa disposition la somme de cinq mille (5000) francs CFA par mois en plus de quelques visites surprises. Somme modique certes, mais qui a toute son importance pour des êtres fragiles qui n’ont personne. « Nous constatons qu’au même moment où les ressources se raréfient, les besoins croissent. Nous avons besoin de l’aide de tout le monde pour régler ces petits et grands problèmes que nous gérons à la fois. Ils sont petits quand on a un grand cœur en termes d’élan de générosité. Mais les problèmes sont énormes quand on a un petit cœur et qu’on ne donne pas », a laissé échapper le Chargé de parrainage de VESOS Abomey-Calavi pour expliquer les défis à relever par son équipe au quotidien.


Etre parrain ou marraine, c’est construire l’homme et la femme de demain

« En famille, c’est une joie de voir nos enfants grandir et devenir des personnalités. Cela devrait être la même chose pour les enfants que nous parrainons.Nous devons être fiers de ce que ces enfants deviendront. Nous devons être fiers de savoir que nous comptons dans la vie de ces enfants ». Le regard de Laurent Adjobo est sincère et ses yeux assez révélateurs de l’importance de l’acte de devenir marraine ou parrain pour un enfant SOS lorsqu’il prononce ces mots. Au moment où des mamans en difficultés, bénéficiaires du programme famille d’origine de SOS, discutent à cœur joie avec leurs enfants à côté de son bureau, Laurent Adjobo raconte la joie qui envahit le cœur des uns et des autres lorsque certaines marraines et des parrains viennent échanger un sourire avec leur filleul les samedis et dimanches au village. « Les enfants sont toujours fiers d’accueillir leurs parrains et marraines, les samedis et dimanches. C’est un soutien qu’on ne peut pas quantifier », dit-il avant de lancer un appel à plus de candidatures et de générosité dans ce sens.

Un appel à la générosité et à de nouveaux engagements

La sagesse indienne enseigne qu’« un enfant, qu’il soit handicapé ou non, est le plus grand cadeau de Dieu ». A des milliers de kilomètres de l’Inde, les VESOS du Bénin apportent leur pierre à la croissance d’hommes et de femmes psychologiquement équilibrés, aptes à faire face à leur destin en atténuant leur handicap de ne pas avoir de famille. Ce vide est comblé par un parrain ou une marraine que Laurent Adjobo souhaite de tous ses vœux pour chaque enfant SOS du Bénin, et notamment pour la bourgade d’Abomey-Calavi. « Je voudrais dire aux marraines et aux parrains que l’esprit de générosité qui les anime en venant ici est un esprit qu’ils ne doivent pas abandonner. Qu’ils continuent de soutenir ces enfants qui ont besoin d’eux. En cette fin d’année, nous les invitons à passer voir leurs enfants. Il ne s’agit pas de venir nécessairement avec des cadeaux, mais ils peuvent venir donner un sourire à leur filleul pour que cela lui fasse du bien », a exprimé Laurent Adjobo. A l’endroit du peuple béninois, le chargé du parrainage appelle au développement de l’habitude du don en saluant les efforts déjà fournis. « Je suis fier d’être Béninois, mais je vais être davantage fier lorsque je vais constater que le Béninois a décidé d’aider son frère ou sa sœur en difficulté. Je ne voudrais plus que les populations attendent que les gens viennent vers elles pour leur demander de l’aide. Elles doivent franchir le pas d’elles-mêmes. En fin d’année comme actuellement, que celui qui veut faire du bien pense à SOS », a conclut Laurent Adjobo.

Adjéi KPONON

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