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Vulgarisation des acquis du processus d’élaboration du PSE Post 2015 : Une table ronde pour exposer la nouvelle armature de l’Ecole béninoise

(Des engagements de part et d’autre pour l’opérationnalisation du document)

Les acteurs du système éducatif béninois ont eu droit, dans la matinée du mardi 02 octobre 2018 dans la salle polyvalente de Bluezone, à une table ronde sur la vulgarisation des acquis du processus d’élaboration du PSE Post 2015.

C’était une séance de présentation et d’explication du document suivies des questions-réponses pour éclairer la lanterne des différents représentants des couches de la chaîne éducative. La question de la rupture dès la base avec le mythe du diplôme « Akowé » au profit des compétences, la valorisation des qualifications techniques et professionnelles adaptées à l’évolution des métiers, l’articulation au mieux de « emploi » et « formation » par une orientation transversale et l’implication du secteur privé à la gestion de l’éducation, la communication autour du financement du PSE Post 2015 et de la Lettre de Politique Educative (LPE). Ce sont-là les sujets phares abordés à l’occasion de la table ronde animée par Ulrich Vital Ahotondji, consultant en communication sur le Plan Sectoriel de l’Education. Les participants à ce plateau-débat sont le professeur Abdel Rahamane Baba-Moussa, Secrétaire Technique Permanent du Plan Décennal de Développement du Secteur de l’Education (STP-PDDSE), Epiphane Azon, président de la Fédération Nationale des Associations des Parents d’Elèves et Etudiants du Bénin (FENAPEEB) et Franck Adjobo, représentant de la CSA-Bénin. L’objectif général visé par cette table ronde est de faire connaître les grandes réformes contenues dans le Plan Sectoriel de l’Education Post 2015 aux différents acteurs de l’éducation que sont les cadres, les médias, les ONGs, les associations, les techniciens, les planificateurs, les pédagogues, les parents d’élèves et mêmes les apprenants. A l’ouverture de la cérémonie, Dr. Christian Adékou, assistant du STP, a exprimé sa joie de voir la forte mobilisation des acteurs et sachants du système éducatif autour de l’activité. Il a aussi sollicité leur franche participation aux débats pour enrichir les échanges de la table ronde. « En 2014, on a lancé le processus avec l’espoir d’avoir un plan sectoriel pour fin 2015, mais les réalités politiques nationales, les réalités stratégiques, les contingences du moment ont fait que nous avons tenu en février 2016 le premier atelier du lancement avec l’appui de l’UNESCO. Dès lors, tout est parti jusqu’aux élections présidentielles », a expliqué le professeur Abdel Rahamane Baba-Moussa, STP-PDDSE, pour revenir sur le contexte historique de ce plan. Dans ses envolées explicatives, le STP a fait le bilan des différentes étapes d’élaboration, les tournées effectuées dans le cadre de la vulgarisation de la nouvelle boussole éducative, insistant sur la rencontre avec les Ministres en charge de l’éducation et le ministre du Plan et du Développement, le 11 novembre 2017. « Nous avons eu l’appui des PTFs, des Ongs, du pôle de Dakar avec l’UNESCO, des consultants nationaux et un certain nombre de personnes ressources qui ont accompagné le processus », a-t-il indiqué. Pour le STP-PDDSE, la nouvelle charpente veut rompre avec le mythe de « Akowé » tout en invitant les parents à prendre sérieusement en compte les qualifications techniques et professionnelles pour souligner que l’école classique et générale n’accueille pas tous les enfants. « Lorsqu’on regarde globalement le système éducatif qui est censé former la population active, on se rend compte que 3% seulement de celle-ci ont un diplôme universitaire et plus de 60% n’ont aucun diplôme scolaire. Cela ne veut pas dire qu’ils n’ont pas de qualifications. Ils en ont et l’obtiennent dans d’autres structures que le système éducatif », dira Abdel Rahamane Baba-Moussa pour attirer l’attention des participants sur la valorisation des qualifications techniques et professionnelles adaptées à l’évolution des métiers. Ulrich Vital Ahotondji, le consultant en communication, a aussi relancé le Président de la FENAPEEB et le représentant de la CSA-Bénin par rapport à leur contribution et engagement dans l’élaboration de la nouvelle charpente de l’éducation. Des questions auxquelles ils ont tenté d’apporter des réponses.

table ronde 2 PSE

Vue partielle des participants

Du bilan du processus d’élaboration du Plan à la quintessence des interventions du Président de la FENAPEEB et du représentant de la CSA-Bénin…

« Une cinquantaine d’ateliers, une quinzaine de missions sur le terrain pour rencontrer les acteurs de l’éducation, près de mille personnes impliquées durant les travaux, l’édition du PSE Post 2015 en deux tomes, quatre études réalisées pour accompagner le processus, les actes du séminaire sur la question enseignante édités, les cadres de 12 ministères impliqués, deux tournées de vulgarisation dans les départements, des tournées de vulgarisation dans les institutions comme le Conseil Economique et Social (CES) et autres, deux séminaires gouvernementaux avec le Conseil des Ministres, plusieurs sessions du GLE, du CCSE et CPSE ». Ainsi s’affichent, au décompte final, les statistiques du processus d’élaboration du PSE post 2015 qui a été participatif. Pour ce qui est de la participation des parents d’élèves dans ces grandes réformes contenues dans le PSE, Epiphane Azon, président de la FENAPEEB, répond en ces termes : « Les parents ont été intimement associés à tout ce qui a été fait jusque-là, tant au niveau national qu’au niveau des structures décentralisées de la FENAPEEB, les parents ont été vivement associés ». Pour Franck Adjobo, représentant de la CSA-Bénin « la nouvelle architecture du Plan sectoriel est une bonne chose ». Effleurant la question de la grève, il souligne que ce n’est pas l’apanage des syndicalistes seuls mais aussi du gouvernement qui ne respecte pas les engagements. Néanmoins, il a témoigné qu’il a foi en cette boussole éducative qui est mise en place tout en incitant les politiques à suivre ce qui est contenu dans ce Plan. Par ailleurs, le public a aussi posé des questions aux participants animant la table ronde. Ces derniers ont essayé d’apporter des réponses et solutions aux interrogations formulées.
Pour information, la vision de ce nouveau Plan qui se veut rectangulaire et non pyramidal, est de faire en sorte qu’à l’horizon 2030, le système éducatif du Bénin assure à tous les apprenants, sans distinction aucune, l’accès aux compétences, à l’esprit d’entreprenariat et d’innovations qui feront d’eux, des citoyens épanouis, compétents et compétitifs, capables d’assurer la croissance économique, le développement durable et la cohésion nationale.

Enock GUIDJIME

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